Basta ! ça suffit !

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Alors que sur l’Archipel un programme alléchant sur le « bien être » organisé par la Caisse de Prévoyance Sociale (CPS) réunit à compter d’aujourd’hui (pour deux jours) une flopée d’éminents visiteurs canadiens et français (dont des Ministres provinciaux canadiens et tout particulièrement celui de la Santé du Nouveau Brunswick), on apprend via les réseaux sociaux et le témoignage écrit d’une fille d’une patiente que deux malades originaires de l’Archipel  sont confrontés à des « dysfonctionnements administratifs » entre notre CPS et l’hôpital de Moncton !!

Et l’on parle ici de cas graves !! Voire vitaux !!

Alors de grâce, que les « parlottes » cessent, que l’on mette au placard les « petits fours » et les « belles photos de famille » !!

On parle ici de la santé de nos concitoyens mise à mal par  des « dysfonctionnements » inexcusables !!

Mettons un terme aux beaux discours ! Les gens attendent du concret ! Et vite !

Communiqué du CESE

Communiqué du Conseiller Economique Social et Environnemental, Yannick Cambray

 

CESE

Réaction au Journal de Bord de la Collectivité Territoriale

Les contenus de l’«édito» et de la «tribune politique» du dernier Journal de Bord édité par la Collectivité Territoriale ne peuvent pas laisser indifférent le lecteur citoyen.

Dans son éditorial, le président du Conseil Territorial s’inquiète : « Que deviendra l’archipel sans l’apport de l’Europe ? ». Selon M. Artano, l’évolution de son statut privera Saint-Pierre et Miquelon des crédits du Fonds européen de développement. Pour rappel, le FED est destiné à soutenir les projets économiques dans les pays et territoires d’outre-mer (PTOM) de l’Union européenne (UE). Notre archipel fait partie des PTOM de l’UE, et il n’est pas question que cela change. En effet, le passage à la collectivité unique ne remet pas en cause le statut européen de Saint-Pierre et Miquelon. Affirmer que l’archipel serait privé de l’apport financier de l’Europe est donc un mensonge. Que des élus utilisent à ce point la désinformation dans le cadre de leur stratégie politique est indigne. Les citoyens de Saint-Pierre et Miquelon ne méritent pas un tel mépris de la part de leurs gouvernants.

La tribune politique signée par le mouvement Archipel Demain ne laisse pas insensible non plus. Selon le groupe politique, le changement de statut entraînera le naufrage économique de l’archipel. Pour justifier la gravité d’un tel propos, on pourrait s’attendre à ce que des arguments soient employés. En fait, il n’y en a aucun. À la place, il y a la peur et la haine.

Pour vous faire peur, Archipel Demain annonce la vente des ferries, la disparition des bourses allouées aux étudiants ainsi que l’abandon du projet de câble numérique. Votre mobilité, vos moyens de communication, l’avenir de vos enfants sont en jeu… Le message est clair et sonne comme un avertissement : citoyens de Saint-Pierre et Miquelon, si vous votez « oui » lors de la consultation sur le changement de statut, vous provoquerez votre propre ruine. Voilà pour la peur.

Pour attiser la haine et entretenir le doute dans les esprits, Archipel Demain exploite la théorie du complot. La modification du statut actuel serait le fruit d’une conspiration conçue depuis Paris par les « technocrates de salons feutrés » appartenant à « la gauche caviar ». Bien entendu, Annick Girardin – en tant que ministre – serait la complice de cette vaste supercherie : « l’une des nôtres tient le poignard du décès de l’archipel ». Le texte est d’ailleurs truffé de références mortuaires : « décès », « fossoyeurs », « mort »… Des mots qui donnent froid dans le dos. Comment peut-on écrire de telles énormités et accuser Annick Girardin de vouloir la mort de Saint-Pierre et Miquelon ? Est-ce bien sérieux ?

Archipel Demain adopte donc un raisonnement construit autour de la peur et de la haine. Depuis la fin du XIXe siècle, l’extrême-droite utilise ces mêmes ingrédients pour alimenter son discours politique. Ce discours déployé à l’échelle de notre petite communauté ne peut pas laisser indifférent. Car il va à l’encontre des valeurs que nous défendons. Comment peut-on éduquer les valeurs de la République aux futurs citoyens dans le cadre d’un « Conseil territorial des jeunes » tout en développant un discours dont les seules bases sont le mensonge, la peur et la haine ?

En 2005, lors de son installation au Conseil Territorial, c’est avec fierté que le tout jeune nouveau président de la collectivité citait le président démocrate John F. Kennedy. Il proclamait alors haut et fort : « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». Un peu plus de 10 ans plus tard, force est de constater que les nobles idéaux ont cédé la place à des réflexes réactionnaires. La chasse aux sorcières est ouverte. C’est avec impatience que nous attendons le prochain numéro du Journal de Bord. On nous annoncera sans doute que le bûcher est prêt, place de l’église, et que les sorcières et autres croque-morts n’ont qu’à bien se tenir.

 

Règlement de la déchèterie : réunions participatives et constructives

dechetterie

C’est après avoir rencontré une vingtaine de commerçants et artisans de St Pierre que les conseillers municipaux de Cap Sur l’Avenir ont réclamé en séance du Conseil Municipal  des réunions de concertation au sujet de l’ouverture prochaine de la déchèterie qui était loin de faire l’unanimité, en l’état, auprès des usagers de l’actuelle décharge.

 

C’est donc avec satisfaction que les élus de CSA ont eu connaissance  de la tenue de réunions d’information à la CACIMA animées par la municipalité, une avec les artisans du BTP et une autre avec les commerçants.


De notre point de vue, celles-ci auraient du se tenir en amont du vote de la délibération, et non après !


Mais mieux vaut tard que jamais, comme on dit communément !


Ces réunions d’information ont de ce fait permis d’intégrer les professionnels au projet et de moduler les ouvertures de la déchèterie en fonction de leurs besoins et des possibilités du service municipal qui sera mis en place. Reste à finaliser la question du coût qui fait toujours débat.


Nous nous félicitons de cette avancée participative et constructive.
Informer et écouter nos concitoyens sont deux notions qu’il faut privilégier lorsque l’on souhaite faire évoluer les « mauvaises » habitudes !

Saint-Pierre et Miquelon au centre des débats du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) !

CESE

Lors de son dernier déplacement à Paris (du 8 au 15 mai), le Conseiller Economique, Social et Environnemental de St Pierre et Miquelon a participé à différents rendez-vous et rencontres de travail mettant à l’honneur l’Outre-Mer et plus particulièrement notre Archipel. Sans bruit ni tapage médiatique, Yannick CAMBRAY poursuit son mandat avec l’objectif de faire entendre notre « voix » au sein de cette Institution.

* Le mardi 10 mai, dans le cadre des travaux de la Délégation Outre-Mer du CESE dont il est membre, le Conseiller de SPM a eu le plaisir d’accueillir le Président de la Collectivité Territoriale, M. Stéphane ARTANO. La Délégation doit rendre d’ici à la fin de cette année un rapport ayant pour thème « le Tourisme Durable en Outre-Mer ». Etant donné que le « fil conducteur » du 11ème FED (Fonds Européen pour le Développement) octroyé à l’Archipel est justement le tourisme durable, Yannick CAMBRAY  avait sollicité le Président ARTANO pour être auditionné par la Délégation Outre-Mer afin qu’il apporte son témoignage dans le cadre de cette auto-saisine. Cette audition de plus d’une heure a permis au Président du CT de mettre en avant la problématique et les enjeux du tourisme durable pour St Pierre et Miquelon.

* Le mercredi 11 mai, l’ensemble des Conseillers Economiques, Sociaux et Environnementaux d’Outre-Mer ont reçu pour un déjeuner de travail Frédéric POTIER, le Conseiller Outre-Mer du Premier Ministre, Manuel VALLS. Une occasion pour Yannick CAMBRAY d’évoquer la prochaine visite du Premier Ministre et d’insister pour que celle-ci se déroule sur deux jours, soit les 18 et 19 juin.

* Le mercredi 11 mai, Yannick CAMBRAY est intervenu en séance plénière du Conseil pour présenter la position du Groupe Outre-Mer sur le rapport intitulé « les circuits courts de distribution alimentaire ».

Vous trouverez ci-après l’intégralité de sa déclaration dans laquelle il a souligné deux sujets bien spécifiques à l’Archipel, à savoir :

-  La possibilité de profiter des vols militaires qui sont amenés à faire escale dans l’Archipel pour l’acheminement de produits frais (une demande faite par certains grossistes locaux lors de la venue du Président de la République en décembre 2014);

- La réalisation d’une étude sur la faisabilité d’une ligne aérienne directe entre notre Archipel et l’Hexagone.

* Toujours le mercredi 11 mai, mais en soirée cette fois, les Conseillers d’Outre-Mer ont été reçus  par la Ministre Annick GIRARDIN au Ministère de la Fonction Publique pour un dîner de travail. Une occasion d’échanger de façon très conviviale sur les problématiques des Fonctions Publiques en Outre-Mer ainsi que sur la future loi de programmation dite « égalité réelle dans les outre-mer » qui est en cours de préparation.

Yannick CAMBRAY a terminé son séjour par une réunion de travail le jeudi 12 mai avec la Ministre Annick GIRARDIN et le Député Stéphane CLAIREAUX sur des sujets spécifiques à l’Archipel.

 

L’intervention de Yannick CAMBRAY :

« Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Chers Collègues,

Nous, membres du Groupe de l’Outre-Mer, nous avons la singularité au sein de cette Assemblée d’être les seuls Conseillers à être « rattachés » ou « identifiés » à un Territoire.

De fait, lors de nos interventions, notre « regard » est souvent tourné vers ces territoires dont nous sommes les représentants. Oui, je sais que ça peut parfois « agacer », mais souligner nos « spécificités » lors des travaux du CESE permet de rappeler, autant que nécessaire, que ce qui va de soi pour l’hexagone, est souvent difficilement transposable en l’état dans les outre-mer.

Aussi, au nom du Groupe de l’Outre-Mer, je tiens à remercier le rapporteur et la section pour leur écoute quant aux enjeux ultramarins.

Les contraintes structurelles de nos territoires (selon le cas, l’éloignement, le climat, le manque de foncier, l’étroitesse des marchés, la très forte concurrence des pays tiers voisins …) font que certaines solutions proposées depuis Paris se heurtent souvent aux réalités de nos territoires, et apparaissent parfois déconnectées des contraintes de nos acteurs locaux. Ainsi que le rappelle le projet d’avis, la mise en place des Plans Régionaux d’Agriculture Durable pourraient permettre une adaptation souhaitable à nos enjeux spécifiques. En outre, ces plans devraient faciliter les échanges avec les pays tiers voisins.

Par ailleurs, certaines préconisations que nous avons pu proposer comme l’acheminement de produits frais en profitant des vols militaires qui sont amenés à faire escale dans les collectivités les plus petites et les plus isolées comme celles de Saint-Pierre et Miquelon, de Wallis et Futuna ou des archipels polynésiens, peuvent paraître baroques pour un regard métropolitain, mais pour les consommateurs de ces territoires, il s’agit de solutions concrètes qui tendent à répondre à certaines contraintes structurelles très marquées et spécifiques : l’isolement important, l’absence de desserte régulière en fret, l’impossibilité de produire localement par manque de terres agricoles disponibles, l’environnement régional qui ne permet pas de garantir un approvisionnement en produits frais aux normes sanitaires européennes.

Je profite de l’occasion qui m’est donnée ici pour rappeler l’importance de la desserte aérienne pour nos territoires. A Saint-Pierre et Miquelon, je souhaite que le Gouvernement engage une étude sur la faisabilité d’une ligne aérienne directe entre notre Archipel et l’Hexagone.

Plus généralement, en matière de distribution alimentaire, les outre-mer se caractérisent encore par un manque de concurrence à différents niveaux. Dans certaines collectivités ultramarines, les contrats d’exclusivité de long terme conclus entre les grandes marques nationales avec un importateur-grossiste local unique aboutissent à des rentes, à des abus sur les marges, et à une impossibilité pour les distributeurs de choisir leurs fournisseurs. Cela impacte négativement les prix et la qualité des produits. Le projet d’avis met en évidence avec pertinence ces problématiques, et souligne à raison la nécessité de pérenniser les outils spécifiques créés par la loi en 2012 tels que les boucliers qualité prix et d’attribuer aux Observatoires des Prix et des Marges et des Revenus, les moyens financiers adaptés à leur mission.

Enfin, alors que nos territoires sont marqués par des problématiques de santé particulières (diabète et obésité), nous tenons à rappeler au Gouvernement la nécessité que soit enfin pris l’arrêté interministériel visant à interdire des niveaux de sucres supérieurs à ceux pratiqués dans l’hexagone pour certains produits fabriqués localement (soda, produits laitiers, biscuits).

Les préconisations de ce projet d’avis sont de grande qualité, ainsi, le Groupe de l’Outre-Mer le votera.

Yannick CAMBRAY »

 

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