EDC : le point sur le projet

Le jeudi 17 Avril dernier à 17h30, tous les conseillers Territoriaux étaient invités à assister à une réunion d’information sur le dossier EDC dans la salle de délibération du Conseil Territorial.
Cette réunion avait pour objectif de permettre aux promoteurs du projet d’élevage de coquilles Saint-Jacques de présenter aux Elus de la collectivité les évolutions récentes intervenues dans leur activité, de tracer les perspectives d’avenir mais aussi de se prêter au « jeu des questions réponses », et cela sans aucun tabou.

La délégation d’EDC comprenait quatre personnes : son Directeur, Monsieur Tony HELENE, Monsieur Benoît GERME, ainsi que le comptable de l’entreprise et le technicien IFREMER qui accompagne depuis plusieurs mois l’activité de cette entreprise aquacole.

Après avoir rappelé en préambule que la reprise des activités aquacoles par les actuels actionnaires d’EDC datait de 2001, le Président Directeur Général, Monsieur HELENE a indiqué aux Elus présents qu’en 6 ans les actionnaires avaient investi prés de 6 Millions d’€uros dans ce projet.
Au cours des derniers mois, la situation financière de l’entreprise a été remise à plat et en grande partie assainie grâce à un effort conséquent des actionnaires et à une renégociation et à un rachat des dettes contractées auprès des institutions bancaires.

Face à ces efforts de gestion et à l’implication financière importante des actionnaires, l’Etat a consenti en janvier 2008 un financement complémentaire à l’entreprise à hauteur de 300 000 €uros sur les 3 prochaines années, en supplément des crédits programmés au contrat de projet.

Pour assurer la viabilité d’EDC à moyen terme (et plus particulièrement pour passer le cap des années 2010 – 2012) les dirigeants de l’entreprise ont fait la demande suivante à la Collectivité : que celle-ci cède les zones ensemencées par ses soins à hauteur, rappelons-le, de 450 000 €uros par an. Précisons que Monsieur HELENE et ses collaborateurs ne demandent pas de nouvelles aides financières de la part du Conseil Territorial, mais, en quelque sorte, un « transfert de propriété » de ses zones ensemencées, une condition, semble t-il pour que la société trouve son équilibre financier et une rentabilité assurée dans les années à venir.

Reste désormais au Conseil Territorial à statuer sur cette demande.

Les échanges qui ont ponctué cette réunion ont été riches en informations.
Il faut savoir par exemple qu’EDC génère par an sur Miquelon une masse salariale d’un Million d’€uros. Pour 2008, ce sont 35 ouvriers qui sont/seront embauchés directement par l ‘entreprise et la vente des noix de Saint-Jacques devrait entraîner un chiffre d’affaires de près de 600 000 €uros cette année, avec à la clé, deux mois de travail pour 20 nouvelles personnes.

Le suivi scientifique d’IFREMER, qui se fait dans le cadre d’un programme financé par l’ODEADOM, est prévu sur 3 ans. EDC est l’un des projets les plus ambitieux dans ce domaine au niveau national. Sa réussite et sa pérennité reposent sur la fiabilité, la bonne connaissance et l’amélioration des différents paramètres techniques qui conditionnent le développement d’un tel projet.

Il faut savoir que la coquille Saint-Jacques « produite » par EDC provient de deux « sources » :

  • La production de coquilles grâce au système de filières. Aujourd’hui le taux de survie par cette méthode est de 48 % alors que le seuil d’équilibre serait de 66 %, taux qui tend à s’améliorer au cours des deux dernières années.
  • La production de coquilles grâce à l’ensemencement. Le taux de capture avec cette seconde méthode est de 20 % à 25 %. Il faut savoir que des expériences menées au Japon font apparaître un taux de capture de près de 40 %.

Pour ces deux méthodes des marges de progression existent donc.

A noter que le système de filières entraîne un cycle d’élevage sur 4 ans, tandis que l’ensemencement est plus long, de 1 à 2 années.

Il faut reconnaître en conclusion que des sommes importantes (tant au niveau de l’Etat que du Conseil territorial, mais aussi des actionnaires de l’entreprise) ont été investies au cours de la décennie passée. La viabilité de ce projet requiert encore des efforts financiers, humains, techniques et scientifiques pour les 4 -5 prochaines années.

Nous sommes donc à mi-parcours. Au dire des techniciens et des « consultants » financiers qui suivent ce dossier, ce projet ambitieux et innovant est à la fois prometteur et réaliste.
Dans la situation économique et sociale dans laquelle se trouve notre Archipel et face aux sommes investies, à l’espoir suscité par cette activité aquacole et aux perspectives raisonnables auxquelles on peut s’attendre, il me semble nécessaire de mener à son terme ce projet et de lui donner toutes les chances d’aboutir. C’est également un avis que partagent les parlementaires de l’Archipel, Député et Sénateur, qui ont appuyé les demandes de la société au SEOM et au Ministère de la Pêche et de l’Agriculture.

Un regret : seuls 7 conseillers territoriaux (dont moi-même) sur 19 étaient présents pour cette réunion d’information avec les responsables d’EDC. Les 4 élus de Miquelon étaient absents (mais excusés).

Un souhait : on ne peut que souhaiter l’organisation de telles réunions d’information entre élus promoteurs de projets et responsables divers. C’est d’ailleurs ce que nous demandons depuis notre élection au Conseil Général en 2000.
Yannick CAMBRAY
Conseiller Territorial

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