Archive mensuelle de juin 2009

Le Conseil territorial apportera-t-il son obole à la mesure du RSTA ?

Le lundi 18 mai dernier, Annick Girardin et Yannick Cambray ont invité les acteurs socio-économiques à la CACIMA, afin de présenter la mesure du RSTA (Revenu Supplémentaire Temporaire d’Activité), qui consiste en une aide du Gouvernement de 100 euros aux plus bas salaires (salarié à temps complet touchant jusqu’à 1,4 fois le SMIC, soit 1842 euros) durant 36 mois, à partir de ce mois de Juillet.

Dans les autres DOM, l’aide gouvernementale de 100 euros est complétée par deux volets, à savoir : une part de 50 euros prise en charge par les conseils généraux et régionaux et une part de 50 à 100 euros versée par les entreprises, suite à des accords salariaux.

Les dirigeants du monde socio-économique présents à cette réunion ayant exprimé un a priori favorable pour une participation à cette nouvelle mesure, Yannick Cambray a saisi ce jour par courrier le Président du Conseil territorial, afin de savoir si la Collectivité, comme dans les autres DOM, était d’accord pour compléter l’aide du Gouvernement.

Pour mémoire, Cap sur l’avenir avait proposé au cours de la séance du Conseil territorial du 15 mai dernier, que la Collectivité complète le RSTA, comme ailleurs en outre-mer. Stéphane Artano, invité du JT de RFO le soir même de la séance officielle, avait déclaré qu’il était prêt à étudier la question si Yannick Cambray était capable de réunir les acteurs économiques et obtenait un avis favorable de leur part… c’est maintenant chose faite.

Si le Conseil territorial, au même titre que les acteurs économiques jouent le jeu, les bas salaires répondant aux critères cités ci-dessus, pourraient se voir attribuer dès ce mois de juillet, un complément de revenu de 200 euros par mois durant 36 mois.

A noter que le RSTA étant rétroactif au 1er mai 2009, ce ne serait pas moins de 600 euros qui leurs seraient versés pour le mois de juillet. De quoi redonner un réel coup de pouce au pouvoir d’achat de ceux qui en ont le plus besoin.

Le Conseil territorial apportera-t-il son obole à la mesure du RSTA ? dans Pouvoir d'achat pdf pctrsta110609.pdf

Desserte Maritime : Rappel de la position de Cap Sur l’Avenir

Voilà près d’un an que la population attend avec une certaine impatience que les pouvoirs publics trouvent enfin une solution adaptée à nos besoins pour la desserte maritime de l’Archipel.

L’impatience de nos concitoyens est légitime et à quelques jours (semaines ?) du verdict final quant au nouveau schéma arrêté pour la desserte maritime, le Mouvement Cap Sur l’Avenir tient à rappeler sa position sur ce dossier, position exprimée à plusieurs reprises tant sur les ondes de RFO que sur ce site internet.

Lors de la Commission des Services  Publics Locaux qui s’est tenue le 21 janvier dernier, les élus de Cap Sur l’Avenir présents à cette réunion (à savoir Annick GIRARDIN, Pierre SALOMON et Yannick CAMBRAY) ont regretté :

  • La non-prise en compte par l’Etat de l’hypothèse d’un véritable « Service Public » dans les scénarios envisageables pour notre desserte (l’Etat ne parlant que de Délégation de Service Public – DSP);
  • L’absence de réflexion sur la problématique de la desserte maritime de notre Archipel dans sa globalité, c’est à dire incluant le fret, les passagers, tant au niveau de l’inter-îles que de l’international.

Dans l’hypothèse où l’Etat retiendrait la solution « DSP », les élus de Cap Sur l’Avenir ont formulé, toujours au cours de cette Commission du 21 janvier, plusieurs préalables, dont :

  • La reprise du personnel à terre du précédent délégataire Alliance SA et l’embarquement de marins locaux sur le prochain navire qui assurera le transport entre le continent canadien et St-Pierre;
  • La prise en compte de la desserte sur Terre-Neuve dans le périmètre de cette éventuelle DSP;
  • Le refus de dissocier l’empotage et le dépotage des containers du transport des marchandises. Nous sommes contre la solution dite du « palan/sous-palan ».

Nous estimons que depuis près d’un an, l’Etat et la Collectivité territoriale avaient l’occasion d’opérer une réelle remise à plat du transport maritime dans toutes ses facettes et de réfléchir, une bonne fois pour toute, à la mise en place d’un système optimisé et qui réponde aux besoins des St-Pierrais et des Miquelonnais.
De plus, nous devons garder à l’esprit que tout développement économique est conditionné par la mise en place d’une desserte maritime efficace et de qualité, qu’elle soit en marchandise ou en passagers.
On peut disserter tant qu’on veut sur un schéma de développement économique sur 10, 20 ou 30 ans, mais tant que l’Archipel ne disposera pas d’une desserte maritime digne ce ce nom, tant en fret qu’en passagers, tant en inter-îles que vers l’international, tous ces beaux schémas ne resteront qu’à l’état de « beau discours ».

Yannick CAMBRAY

Quelques rappels « historiques » pour une information objective !

Suite aux résultats des élections européennes du samedi 6 juin sur l’Archipel, le représentant local de l’UMP a déclaré sur le site internet de son mouvement, que c’était une « victoire historique » de l’UMP et qu’avec 329 voix, les électeurs de l’Archipel avaient permis à l’UMP de « réaliser le score le plus élevé jamais atteint par une formation politique » lors d’un tel scrutin…

Une analyse enthousiaste, mais cependant erronée :

Lors des élections européennes du 17 juin 1984 (avec un peu plus de votants, soit 1200 à l’époque pour 1027 en 2009 ) la listed’union de la Droite était arrivée largement en tête avec 56% des suffrages exprimés, soit 604 voix ! (604 voix en 1984 contre 329 en 2009).

Pour une victoire que vous qualifiez « d’historique » en 2009 et la réalisation du « score le plus élevé jamais atteint par une formation politique », c’est « un tantinet » exagéré et surtout « un brin » faux Monsieur Zimmermann… intoxe ou ignorance ?

Dans ce même commentaire, le représentant de l’UMP sur l’Archipel dénonce une « campagne de dénigrement », « d’attaques personnelles » et de « coups bas » ! Rien de moins !
Si c’est à « l’affaire Bernard BRIAND » qu’il fait allusion, il serait bien avisé de ne pas remettre de l’huile sur le feu, car cette « affaire » en est réellement une.
Il a été largement démontré sur ce blog que M. BRIAND a voulu se faire « appuyer » par son parti politique l’UMP pour obtenir un poste au Service Jeunesse et Sports.
Pour conclure sur cette « affaire », c’est maintenant aux syndicats locaux de se manifester concernant ces méthodes bien peu « démocratiques » de recrutement de personnel dans la Fonction Publique d’Etat sur l’Archipel.
Nous avons dénoncé des manœuvres que nous jugeons inacceptables, charge maintenant aux organismes syndicaux ou personnes vivant sur l’Archipel qui elles aussi auraient pu prétendre à ce poste (si elles avaient été au courant) de réagir… ou pas.

Mais finalement – pour en revenir aux Européennes – le plus révoltant dans l’analyse de ce scrutin pour la circonscription Outre-Mer, c’est l’instauration par le Gouvernement d’un scrutin inique et antidémocratique.

Explications…

D’après les chiffres du Ministère de l’intérieur, les résultats de la section Atlantique (Guyane, Martinique, Guadeloupe, St-Martin, St-Barthélémy et St-Pierre et Mqiuelon ) sont les suivants :

-     Les Verts : 26 064 voix
-     UMP : 20 759 voix
-     PCR : 17 212 voix
-     PS : 13 284

Mais c’est tout de même le candidat socialiste qui a été élu !
Quand bien même ce résultat devrait nous satisfaire, ce système est complètement aberrant car, comme on peut le constater, il prive le candidat écologiste du poste de Député européen, alors que celui-ci arrive en tête, en termes de voix, dans la section Atlantique.
Nous invitons donc tous les mouvements politiques à s’insurger contre ce mode de scrutin, afin de demander une réforme d’ici aux prochaines élections européennes de 2014.
Le bon sens voudrait que chaque section puisse élire son député, indépendamment des autres sections de la circonscription Outre-Mer :

  • 1 député pour l’océan indien,
  • 1 autre pour le Pacifique
  • 1 dernier pour l’Atlantique.

Et surtout que le député élu soit bel et bien celui arrivé en tête dans chaque section.
Voilà un vrai combat démocratique dans lequel nous voudrions nous engager. Si d’autres formations politiques partagent ce point de vue, nous sommes prêts à entreprendre ce combat ensemble. L’appel est lancé !

Yannick CAMBRAY

PS : à ceux qui douteraient encore que la Gauche est majoritaire à SPM et de la tendance politique des « Verts », je les invite à consulter la présentation de cette formation politique sur WIKIPEDIA :

« Les Verts (de son nom complet : Les Verts, Confédération écologiste – Parti écologiste) est un parti politique écologiste français de gauche, membre du parti Vert européen. »

CQFD

La mise en place de l’APA : une régression pour certains ?

Nous avons été informés que plusieurs personnes âgées (une centaines nous dit-on?) qui bénéficiaient auparavant de prestations à domicile, n’auraient plus les moyens de payer ces prestations depuis la mise en application de l’APA.

Le problème est pourtant bien identifié : dans sa mise en place, le Conseil territorial n’a pas revalorisé de 40 % les montants des plafonds des plans d’aides.

Pourtant, lors du Débat d’Orientation Budgétaire du 9 mars dernier, Annick GIRARDIN était intervenue en séance pour tirer la sonnette d’alarme, et avertissait déjà le Président du Conseil territorial, qu’en l’état, l’application de l’APA pourrait même représenter un recul, voire une régression par rapport au système existant jusque là.

La solution du problème est donc purement locale et dépend totalement du bon vouloir du Conseil territorial.

Voici un extrait du compte-rendu de séance que nous avions publié sur ce blog le 25 mars dernier :

« La mise en place de l’APA ( Allocation Personnalisée d’Autonomie à domicile) :
La conseillère territoriale de Cap Sur l’Avenir, Annick GIRARDIN, s’est félicitée que l’APA soit enfin mise en place sur l’Archipel. Elle a rappelé que cette mesure est obligatoire depuis 2001 en métropole.
Toutefois, Annick GIRARDIN a regretté que ce nouveau système ne répondait pas, en l’état, aux besoins des personnes âgées, et pouvait même représenter un recul, voire une régression par rapport au système actuel !
Pourquoi ? Tout simplement par ce que le Conseil Territorial n’a pas revalorisé de 40 % les montants des plafonds des plans d’aides… volontairement ou par simple oubli ?
Comment expliquer alors que dans le cadre des prochaines discussions qui auront lieu sur la LODEOM à l’Assemblée Nationale en avril prochain le Député tentera de convaincre le Gouvernement de revaloriser de 40 % les plafonds régissant l’Allocation Logement afin de permettre à un plus grand nombre de bénéficier de cette nouvelle aide ?
Comment justifier qu’en 2007 et 2008 Annick GIRARDIN a dû batailler ferme auprès des ministères pour justifier et obtenir une revalorisation des plafonds de 40 % pour permettre toujours à un maximum de personnes de percevoir les nouvelles prestations versées par la CPS ?
N’est il pas incongru de constater – quand cette fois, la décision est du ressort du Conseil Territorial et dépend donc d’une volonté locale – que cette revalorisation de 40 % ne soit pas appliquée pour l’APA, pénalisant de la sorte les personnes âgées ?
C’est pour cette raison que les deux conseillers de Cap Sur l’Avenir se sont abstenus sur cette délibération.
« 

Les leçons des élections européennes du samedi 6 juin à Saint-Pierre et Miquelon

Une abstention massive !
Malgré une progression du taux de participation – puisque la barre symbolique des 20% de votants a été pour la première fois atteinte lors d’un scrutin européen – l’édition 2009 des élections européennes n’a pas déplacé les foules. Il est vrai que pour beaucoup l’Europe est un concept flou et qu’il n’y a pas eu réellement de campagne pour en expliquer les enjeux.
Par ailleurs, le mode de scrutin adopté à la dernière minute et complètement abscons, ainsi que le débat télévisé particulièrement médiocre de jeudi dernier, ont certainement contribué à un désintérêt manifeste.

L’UMP en tête
Comme partout en Métropole et dans la circonscription Outre-Mer, il n’y a pas à discuter là-dessus. On notera tout de même que dans l’Archipel, la victoire de l’UMP s’est faite d’une « courte tête » sur le PS.

Un Parti Socialiste qui double quasiment son score en voix
A l’inverse du reste de la France, le PS double ici ses voix par rapport aux élections européennes de 2004 et talonne l’UMP.
Le choix de l’union aura été ici le bon, puisque la liste PS était soutenue par les fédérations locales du PS, du PRG et des mouvements politiques locaux Cap sur l’avenir et Ensemble pour construire.
Il est important de souligner que la section Atlantique de la circonscription Outre-Mer – dont St Pierre et Miquelon fait évidemment partie – sera représentée au Parlement Européen par un député socialiste originaire de Guadeloupe : Patrice Tirolien.

Un vote écologiste remarqué
Un score certes important, mais qui subit tout de même une nette érosion entre 2004 et 2009, passant de 31% à 21% des voix.
Rappelons qu’à ces dernières élections européennes de 2004, la liste des Verts était soutenue localement par les élus du mouvement Cap sur l’avenir. Tatiana Urtizbéréa en était le mandataire pour mener la campagne à Saint-Pierre et Miquelon.

Un vote qui reste majoritairement à Gauche sur l’Archipel
Confirmant le résultat des présidentielles, l’expression majoritaire s’est faite à Gauche, les listes des Socialistes et des Verts totalisant à elles deux plus de 50% des voix !

Merci à tous les électeurs de Gauche qui ont su se mobiliser.

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