Archive pour la Catégorie 'Européennes'

Annick Girardin, invitée de SPM 1ère

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Jeudi 2 mai, la rédaction de SPM 1ère recevait en studio radio la Ministre des Outre-mer.

L’occasion pour Annick Girardin d’évoquer les grands dossiers qui concernent les outremers, les dossiers SPM et les enjeux pour nos territoires des prochaines élections Européennes.

Quelques rappels « historiques » pour une information objective !

Suite aux résultats des élections européennes du samedi 6 juin sur l’Archipel, le représentant local de l’UMP a déclaré sur le site internet de son mouvement, que c’était une « victoire historique » de l’UMP et qu’avec 329 voix, les électeurs de l’Archipel avaient permis à l’UMP de « réaliser le score le plus élevé jamais atteint par une formation politique » lors d’un tel scrutin…

Une analyse enthousiaste, mais cependant erronée :

Lors des élections européennes du 17 juin 1984 (avec un peu plus de votants, soit 1200 à l’époque pour 1027 en 2009 ) la listed’union de la Droite était arrivée largement en tête avec 56% des suffrages exprimés, soit 604 voix ! (604 voix en 1984 contre 329 en 2009).

Pour une victoire que vous qualifiez « d’historique » en 2009 et la réalisation du « score le plus élevé jamais atteint par une formation politique », c’est « un tantinet » exagéré et surtout « un brin » faux Monsieur Zimmermann… intoxe ou ignorance ?

Dans ce même commentaire, le représentant de l’UMP sur l’Archipel dénonce une « campagne de dénigrement », « d’attaques personnelles » et de « coups bas » ! Rien de moins !
Si c’est à « l’affaire Bernard BRIAND » qu’il fait allusion, il serait bien avisé de ne pas remettre de l’huile sur le feu, car cette « affaire » en est réellement une.
Il a été largement démontré sur ce blog que M. BRIAND a voulu se faire « appuyer » par son parti politique l’UMP pour obtenir un poste au Service Jeunesse et Sports.
Pour conclure sur cette « affaire », c’est maintenant aux syndicats locaux de se manifester concernant ces méthodes bien peu « démocratiques » de recrutement de personnel dans la Fonction Publique d’Etat sur l’Archipel.
Nous avons dénoncé des manœuvres que nous jugeons inacceptables, charge maintenant aux organismes syndicaux ou personnes vivant sur l’Archipel qui elles aussi auraient pu prétendre à ce poste (si elles avaient été au courant) de réagir… ou pas.

Mais finalement – pour en revenir aux Européennes – le plus révoltant dans l’analyse de ce scrutin pour la circonscription Outre-Mer, c’est l’instauration par le Gouvernement d’un scrutin inique et antidémocratique.

Explications…

D’après les chiffres du Ministère de l’intérieur, les résultats de la section Atlantique (Guyane, Martinique, Guadeloupe, St-Martin, St-Barthélémy et St-Pierre et Mqiuelon ) sont les suivants :

-     Les Verts : 26 064 voix
-     UMP : 20 759 voix
-     PCR : 17 212 voix
-     PS : 13 284

Mais c’est tout de même le candidat socialiste qui a été élu !
Quand bien même ce résultat devrait nous satisfaire, ce système est complètement aberrant car, comme on peut le constater, il prive le candidat écologiste du poste de Député européen, alors que celui-ci arrive en tête, en termes de voix, dans la section Atlantique.
Nous invitons donc tous les mouvements politiques à s’insurger contre ce mode de scrutin, afin de demander une réforme d’ici aux prochaines élections européennes de 2014.
Le bon sens voudrait que chaque section puisse élire son député, indépendamment des autres sections de la circonscription Outre-Mer :

  • 1 député pour l’océan indien,
  • 1 autre pour le Pacifique
  • 1 dernier pour l’Atlantique.

Et surtout que le député élu soit bel et bien celui arrivé en tête dans chaque section.
Voilà un vrai combat démocratique dans lequel nous voudrions nous engager. Si d’autres formations politiques partagent ce point de vue, nous sommes prêts à entreprendre ce combat ensemble. L’appel est lancé !

Yannick CAMBRAY

PS : à ceux qui douteraient encore que la Gauche est majoritaire à SPM et de la tendance politique des « Verts », je les invite à consulter la présentation de cette formation politique sur WIKIPEDIA :

« Les Verts (de son nom complet : Les Verts, Confédération écologiste – Parti écologiste) est un parti politique écologiste français de gauche, membre du parti Vert européen. »

CQFD

Les leçons des élections européennes du samedi 6 juin à Saint-Pierre et Miquelon

Une abstention massive !
Malgré une progression du taux de participation – puisque la barre symbolique des 20% de votants a été pour la première fois atteinte lors d’un scrutin européen – l’édition 2009 des élections européennes n’a pas déplacé les foules. Il est vrai que pour beaucoup l’Europe est un concept flou et qu’il n’y a pas eu réellement de campagne pour en expliquer les enjeux.
Par ailleurs, le mode de scrutin adopté à la dernière minute et complètement abscons, ainsi que le débat télévisé particulièrement médiocre de jeudi dernier, ont certainement contribué à un désintérêt manifeste.

L’UMP en tête
Comme partout en Métropole et dans la circonscription Outre-Mer, il n’y a pas à discuter là-dessus. On notera tout de même que dans l’Archipel, la victoire de l’UMP s’est faite d’une « courte tête » sur le PS.

Un Parti Socialiste qui double quasiment son score en voix
A l’inverse du reste de la France, le PS double ici ses voix par rapport aux élections européennes de 2004 et talonne l’UMP.
Le choix de l’union aura été ici le bon, puisque la liste PS était soutenue par les fédérations locales du PS, du PRG et des mouvements politiques locaux Cap sur l’avenir et Ensemble pour construire.
Il est important de souligner que la section Atlantique de la circonscription Outre-Mer – dont St Pierre et Miquelon fait évidemment partie – sera représentée au Parlement Européen par un député socialiste originaire de Guadeloupe : Patrice Tirolien.

Un vote écologiste remarqué
Un score certes important, mais qui subit tout de même une nette érosion entre 2004 et 2009, passant de 31% à 21% des voix.
Rappelons qu’à ces dernières élections européennes de 2004, la liste des Verts était soutenue localement par les élus du mouvement Cap sur l’avenir. Tatiana Urtizbéréa en était le mandataire pour mener la campagne à Saint-Pierre et Miquelon.

Un vote qui reste majoritairement à Gauche sur l’Archipel
Confirmant le résultat des présidentielles, l’expression majoritaire s’est faite à Gauche, les listes des Socialistes et des Verts totalisant à elles deux plus de 50% des voix !

Merci à tous les électeurs de Gauche qui ont su se mobiliser.

Marie-Luce Penchard lâchée par l’UMP en Guadeloupe !

mlpenchard.jpgLa présidente de la section locale de l’UMP Guadeloupe Gabrielle Louis-Carabin, a confirmé qu’elle votera pour la liste Europe Ecologie aux Européennes. Une vraie claque pour Marie-Luce Penchard, tête de la liste UMP Outre-mer aux Européennes, désavouée par son propre parti dans son propre pays !

Madame Louis-Carabin précise qu’elle s’oppose ainsi à la décision anti-démocratique prise à Paris de nommer Marie-Luce Penchard comme tête de liste de l’Outre-mer aux européennes. Cette nomination qui aurait pour but (inavoué) de « tester » Marie-Luce Penchard (fille de la sénatrice guadeloupéenne Lucette Michaux-Chevry), en vue des élections régionales de 2010. En effet, l’UMP a pour objectif de ravir la Région Guadeloupe au socialiste Victorin Lurel.

Dans tout cet imbroglio de manoeuvres politiques, de quel secours pourrait être Marie-Luce Penchard pour Saint-Pierre et Miquelon ?
Si tant est qu’elle puisse être élue, tant elle ne fait pas l’unanimité dans son propre parti et dans son propre département.

Entre ses ambitions pour le Conseil Régional de Guadeloupe et ses problèmes internes à l’UMP, Madame Penchard risque d’avoir d’autres chats à fouetter que les problèmes de l’Archipel dans les prochains mois…

Spécial « Elections européennes » : Rôle et Pouvoirs des députés européens

Le 7 juin, vers 18H00 heure locale, les derniers bureaux de vote fermeront leurs portes dans l’Union Européenne (Rappel important : à St-Pierre et Miquelon, nous voterons le samedi 6 juin de 8H00 à 18H00). Se dessinera alors progressivement le visage du nouveau Parlement européen. 736 députés auront été élus, dont 72 en France (et plus spécifiquement 3 pour la circonscription Outre-Mer). Ils détermineront en grande partie l’orientation politique de la construction européenne pour les cinq ans à venir.

Aux côtés du Conseil de l’Union européenne, où siègent les Etats membres, et qui représente l’intérêt général, le Parlement est l’une des pièces maîtresses de l’échiquier institutionnel et politique européen. Le Parlement européen n’a pas d’équivalent au monde; il est le premier parlement transnational élu au suffrage universel direct. Le Parlement européen, qui siège à Strasbourg, dispose en effet de l’ensemble des pouvoirs propres à une assemblée représentative : pouvoir législatif, budgétaire et de contrôle.

En matière législative, les députés ont vu leurs pouvoirs considérablement renforcés depuis l’introduction du principe de « codécision » prévu par le traité de Maastricht adopté en 1992 : il donne au Parlement et au Conseil le même poids dans les domaines tels que le transport, l’environnement ou la protection des consommateurs, grâce à son droit d’amender les projets de textes européens. Aujourd ‘hui, deux tiers des lois européennes sont adoptées conjointement par le Parlement et le Conseil. A noter que le traité de Lisbonne, en cours de ratification par les Etats membres, prévoit la généralisation de la procédure de codécision qui s’appliquerait ainsi à la quasi-totalité des domaines de compétences communautaires.

Les députés européens votent les dépenses dites « non obligatoires » du budget de l’Union européenne, qui s’élèvent au total à 134 milliards d’euros en 2009. Ces dépenses non obligatoires portent sur des secteurs fondamentaux pour la construction communautaire, comme le réseau de transports européen, l’énergie, l’environnement, l’éducation ou encore le soutien à l’emploi et aux régions défavorisées, tandis que les dépenses « obligatoires » concernent la politique agricole commune ( PAC ) et les dépenses liées aux accords internationaux. Si le traité de Lisbonne est ratifié, c’est sur l’ensemble du budget que le Parlement européen sera appelé à se prononcer.

Le pouvoir de contrôle des députés se traduit notamment par la possibilité de nommer des commissions d’enquête, comme ce fut le cas récemment à propos des vols secrets de la CIA à destination de bases militaires américaines en Europe ou lors de la crise de la vache folle.

S’il revient au Parlement d’approuver la nomination du président de la Commission, proposée par le Conseil, ainsi que la composition de l’ensemble du collège des commissaires, il a aussi le pouvoir de renverser cette même commission en votant une motion de censure. En 1999, la commission Santer, craignant une telle procédure, a démissionné. A l’avenir, l’élection du président de la Commission européenne par les députés, prévue dans le traité de Lisbonne, donnera un rôle décisif au Parlement et ouvrira la voie à une politisation encore plus nette de son action.

parlement2009.jpg

Dans la mandature qui se termine vous constaterez que le Groupe socialiste au Parlement européen était le second en nombre avec 217 députés. Ce samedi 6 juin, c’est l’occasion de donner une nouvelle orientation politique au Parlement européen, une orientation plus sociale. Il n’en dépend que de vous.

A l’occasion de ces élections européennes, nous vous rappelons que les deux mouvements politiques locaux, « Cap Sur l’Avenir » et « Ensemble pour Construire », ainsi que les fédérations locales du Parti Socialiste (PS) et du Parti Radical de Gauche (PRG) ont décidé de s’unir derrière la liste du Parti Socialiste conduite par Ericka BAREIGTS. Cette union locale en faveur de la liste PS s’est concrétisée par la publication d’une circulaire spécifique à notre Archipel.

Sources infos : « L’Europe en France » de mai 2009.

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