Archive pour la Catégorie 'Social'

Un dentiste à Miquelon… la question reste en suspend ?

Le Conseiller territorial Gildas MOREL revient, sur les ondes de SPM 1ère la radio, sur les raisons de son courrier adressé en début de mois à la Présidente de la CPS, lui demandant quelles solutions peuvent être envisagées pour régler le problème de l’absence de missions de dentiste sur la grande île, une situation très handicapante pour les habitants de Miquelon.

  • Le reportage de SPM 1ère :

Réunion du Conseil territorial : une séance houleuse, et pour cause…

L’ordre du jour initial de la séance officielle du Conseil territorial était relativement « léger » et n’augurait pas, au départ, d’un débat très animé.

  • Il s’agissait tout d’abord de se positionner sur le Schéma territorial d’organisation sociale et médico-sociale en faveur des personnes âgées : « Bien vieillir à Saint-Pierre-et-Miquelon » 2011 – 2015 : vote POUR de CSA avec, toutefois, quelques remarques.

L’intervention d’Annick Girardin :

  • Toujours dans le domaine social, le second dossier concernait la gestion et le fonctionnement d’une unité de vie pour personnes âgées à Miquelon : vote POUR de CSA

L’intervention d’Annick Girardin :

  • Troisième point de l’ordre du jour initial, une cession de parcelles au profit de la SARL CIA : vote POUR de CSA

Un ordre du jour complémentaire avait été envoyé aux conseillers territoriaux, il concernait :

  • Les tarifs de la Maison des Loisirs
  • La transformation de la régie pour l’encaissement des recettes de la Maison des loisirs en régie prolongée
  • La création d’une régie de recettes au CCS pour l’encaissement des produits de la cafétéria
  • L’autorisation d’occupation du chemin d’accès à l’Etang Thélot par EDF et accord de transfert de propriété ultérieur au bénéfice de la Collectivité
  • Un projet de délibération relatif à une aide pour le changement de chaudière, dans le cadre d’une convention entre EDF et la Collectivité

Vote POUR de CSA pour l’ensemble de ces points. Seul le projet de délibération concernant l’aide pour le changement de chaudière a suscité deux remarques des conseillers de CSA :

Dans un premier temps, Yannick Cambray est intervenu afin de demander au Président de bien vouloir rendre éligible à cette aide les associations « propriétaires » comme l’ASIA, l’ASSP, l’ASM ou le Butokuden Dojo (pour ne citer qu’elles) qui, à l’inverse d’autres associations, ne sont pas « logées » dans des structures de la collectivité comme le CCS, et peuvent par conséquent elles aussi avoir à faire face à ce type de dépense.

Dans un second temps, le Conseiller territorial de Cap sur l’avenir est revenu sur des propositions que CSA avait déjà faites lors du débat d’orientation budgétaire, concernant la possibilité d’une aide complémentaire pour les foyers les plus défavorisés.

L’intervention de Yannick Cambray :

En début de séance, le Président a déposé « sur table » un dossier concernant la reprise en régie par la Collectivité de la liaison maritime sur l’Ile aux Marins et la fixation des tarifs passagers pour cette desserte : vote POUR de CSA

Toutes ces délibérations ont été sujettes à divers commentaires des conseillers territoriaux de Cap sur l’avenir, que vous pouvez retrouver dans l’enregistrement des débats sur le site de Radio Atlantique, dans la section « podcasts ».

Dans le cadre des questions diverses, Annick Girardin et Yannick Cambray ont souhaité interpeller le Président du Conseil territorial sur différents points d’actualité concernant la filière pêche :

  • Intervention de Yannick Cambray sur la décision du Président de la Collectivité de racheter les « Nouvelles pêcheries » :
    Réunion du Conseil territorial : une séance houleuse, et pour cause... dans Collectivités pdf nllepecheries050511.pdf
  • Intervention de Yannick Cambray sur le problème de l’interruption des services de congélation d’Interfreeze aux commerçants et pêcheurs dans le cadre de la cessation des activités de « Seafood » :
    pdf dans Conseil territorial interfreeze050511.pdf
    Deux solutions sont envisagées par les conseillers de Cap sur l’avenir : 

    • Solution 1 : la gestion autonome d’Interfreeze, qui pourrait être confiée par exemple à la CACIMA contre une subvention d’équilibre du Conseil territorial.
    • Solution 2 : dans l’urgence, et en solution de dépannage, pourquoi ne pas utiliser les « Nouvelles Pêcheries » et faire fonctionner au minima les chambres froides de cette structure.
  • Dernier point, et non des moindres, les conseillers territoriaux de Cap sur l »avenir ont souhaité revenir sur le dossier « Seafood ». Voici le texte qui a servi de trame de fond à l’intervention d’Annick Girardin :
    pdf dans Développement durable seafood050511.pdf

Ces trois point ont donné lieu à des discussions animées et à un très vif débat, que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site internet de Radio Atlantique, dans la section « podcasts ».

Une charte de prix à Saint-Pierre-et-Miquelon

Si nous pouvons nous féliciter de toutes les initiatives qui conduiraient à une baisse du coût de la vie dans l’Archipel, il faut aussi bien savoir de quoi l’on parle et connaître les effets véritables de la mesure au final sur le panier de la ménagère.

Rappelez-vous, les manifestations aux Antilles, à la Réunion, en Calédonie… en février dernier, de quoi s’agissait-il ? D’un conflit social sur la question des bas revenus et de leur impossibilité à faire face au coût de la vie Outre-mer.

Le Gouvernement y a repondu par deux mesures principales :

  • La mise en place du  RSTA (complément de revenu pour les bas salaires) ;
  • Le vote d’une mesure de contrôle des prix (L’article 1er de la LODEOM donne la possibilité de fixer par décret une liste de produits de première nécessité dont on contrôle strictement les prix. L’Etat a fait le choix de ne pas le mettre en œuvre, jugeant que, notamment dans les DOM, le coût de la vie n’était pas suffisamment grave pour le justifier).

Il a également été décidé de mettre en place un observatoire des prix et des revenus dans toutes les collectivités Outre-mer, pour mieux connaître et analyser les prix et leur formation, mais aussi afin de repérer les disparités salariales et sortir un salaire moyen dans le public et dans le privé. Mais dans ce domaine comme dans bien d’autres, lorsqu’on veut faire taire des revendications sans apporter de véritables réponses, on crée un observatoire !

A Saint-Pierre et Miquelon le contrôle des prix s’exerce depuis très longtemps sur le pain, l’essence et le fioul.

L’initiative de la charte prise par le Préfet de l’Archipel avait pour but de sélectionner 18 produits de première nécessité et d’entreprendre une négociation avec les commerçants pour que le prix de ces produits reste à leur plus bas niveau en leur demandant d’appliquer la plus basse marge possible. Une charte donc qui démontrerait la « bonne volonté » des commerçants qui se sont engagés à modérer les futures augmentations à venir sur ces 18 produits ou de faire, comme ils le font déjà, des promotions sur ces même produits.

Mais de quoi parle-t-on exactement ? De quelques centimes d’euros sur un sac de pommes de terre ?

Si nous voulons avoir une véritable incidence sur le coût du panier de la ménagère il faut « la jouer » plus collectif et voir plus loin. Sélectionner les produits en question, faire que les coûts de transport sur ces produits soient gratuits, les exonérer aussi de droits de douane (s’ils ne le sont pas déjà), puis fixer une marge pour les commerçants.  Et là nous pourrions espérer un résultat significatif et l’effort aura été collectif et partagé (Etat, collectivités, commerçants). D’autres voix se sont déjà élevées en ce sens.

Prenons deux exemples concrets que nous avons étudiés avec l’aide d’un importateur local : celui d’un sac de 3 livres de pommes rouges Macintosh et celui d’un sac de 5 livres de pommes de terre, tous deux en provenance du Canada.

Pommes rouges macintosh en sac de 3 livres
Le prix de gros, arrivé St-Pierre, d’un tel produit est de 2,72 euros (au détail de 3,40 euros).

  • Avec la charte initiée par le Préfet et qui préconise un effort consenti par chaque commerçant de 5 % (soit 5 % de baisse par le grossiste et 5 % de baisse par le détaillant) : le prix de gros du sac de pommes rouges macintosh descendrait à 2,60 euros et celui au détail à 3,12 euros (soit donc au final pour le consommateur une économie de 28 centimes d’euro par sac de pommes rouges de 3 livres et une baisse du prix d’environ 8 %)
  • Avec l’effort collectif et partagé que nous préconisons (commerçants + Etat + collectivités) : la suppression ou la prise en charge totale du fret et des droits de douane en complément de l’effort de 5 % de chaque commerçant  donnerait un prix de gros de 1,99 euros, et au détail de 2,39 euros (soit donc au final pour le consommateur une économie de 1,11 euro par sac de pommes rouges de 3 livres et une baisse du prix du sac de 32 %).

Pommes de terre en sac de 5 livres
Le prix de gros, arrivé St-Pierre, d’un tel produit est de 1,78 euros (au détail de 2,23 euros)

  • Avec la charte initiée par le Préfet (ou seuls les grossistes et détaillants appliqueraient une baisse chacun de 5 %) : le prix de gros descendrait à 1,70 euros et celui au détail à 2,04 euros  soit au final une économie de 19 centimes d’euro par sac pour le consommateur et une baisse du prix du sac d’environ 8 %).
  • Avec un effort collectif (commerçants + Etat + Collectivités) : le prix de gros descendrait à 1,59 euros et celui au détail à 1,91 euros (soit au final une économie de 32 centimes d’euro par sac pour le consommateur et une baisse du prix du sac de 14 %). A noter que dans ce cas, la baisse est moindre par rapport aux pommes rouges puisque les pommes de terre sont d’ores et déjà exonérées de droits de douane.

Mais il faut aussi que ces efforts ne soient pas réduits ou anéantis dans leurs effets par de nouvelles augmentations, tarifications ou autres mesures. Par exemple, pendant que les commerçants s’engageaient sur le prix de certains produits de première nécessité, la Banque de Saint-Pierre-et-Miquelon décide de facturer les carnets de chèques au-delà de trois carnets de 50 chèques par année. Cette incitation au paiement par carte bancaire provoquera une augmentation des commissions sur les transactions par carte bancaire pour les commerçants qui devront inévitablement la répercuter sur leurs prix !!!
De plus, l’utilisation de la carte de crédit, surtout avec débit différé, reste dans l’Archipel comme ailleurs, un vrai risque d’endettement, notamment pour les plus faibles revenus.

Cela montre la fragilité du système et que l’équilibre est compliqué. Sans stratégie globale territoriale, sans efforts concertés, déployés en même temps par tous, nous avancerons d’un pas un jour, pour mieux reculer le lendemain. Et au final, la situation des plus bas revenus, qui motivait au départ la recherche de solutions, ne sera en rien améliorée.

Les lycéens de Saint-Pierre manifestent contre la réforme des retraites

dscn2544.jpgLes lycéens de Saint-Pierre se sont mobilisés aujourd’hui contre le projet de réforme des retraites du Gouvernement.

Depuis 8h00 ce matin les lycéens du Lycée Emile Letournel manifestent devant le portail d’entrée de l’établissement leur inquiétude pour leur avenir qui, même s’il pourrait leur paraître encore lointain, les préoccupe sérieusement.

Manifestation lycéens 12/10/10
Album : Manifestation lycéens 12/10/10
Les lycéens du Lycée Emile Letournel de Saint-Pierre manifestent contre la réforme des retraites.
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A l’instar des manifestations en Métropole, les jeunes du lycée de Saint-Pierre font également entendre leur voix en scandant des slogans en musique et en brandissant des banderoles revendiquant leur droit à un avenir et à la retraite.

A Saint-Pierre-et-Miquelon aussi les jeunes se sentent concernés par l’actualité et les problèmes de société et ils le montrent.

http://www.dailymotion.com/video/xf67pz

« Passage de témoin » à la tête de l’UI-CFDT de Saint-Pierre et Miquelon

cfdt.jpgAprès 28 ans de militantisme, dont 20 ans au poste de Secrétaire Général du syndicat CFDT, Philippe GUILLAUME a passé le témoin, lors du 4ème congrès de son organisation syndicale ce mercredi 6 octobre, à Véronique PERRIN pour un mandat de 4 ans.

Je tiens à souligner ici et à rendre hommage à l’engagement de Philippe GUILLAUME au bénéfice de nos concitoyens, même si sa « fougue » et sa passion dans la défense des intérêts des salariés ont pu parfois heurter le monde patronal.

Pour avoir travaillé en tandem (gestion paritaire oblige) et appris à connaître Philippe à la fin des années 90 en tant que Président puis Vice-Président de l’ASSEDIC, il est, et restera pour moi, un homme de parole, un homme de conviction avec lequel j’ai pris beaucoup de plaisir à gérer un organisme social.

Le « témoin » à la tête de l’UI-CFDT de St-Pierre et Miquelon a donc été passé à Véronique PERRIN, une jeune femme dynamique, motivée et résolue, dont la volonté de s’impliquer dans la vie publique locale n’est aujurd’hui plus à démontrer.

A Cap Sur l’Avenir, nous connaissons très bien Véronique. Elle s’implique depuis de longues années dans la vie de notre mouvement, siègeant même en tant que conseillère municipale de St-Pierre au nom de Cap Sur l’Avenir.

Etre à la tête du plus important syndicat de l’Archipel (avec près de 400 adhérents tout de même !) est-il compatible avec cet engagement politique ?

Qui mieux que Véronique peut réponde à cette question ? C’est ce qu’elle a fait dès le début de son discours de clôture du 4ème congrès de la l’UI-CFDT hier après-midi au Centre Culturel et Sportif (extrait) :

« … J’ai un fort attachement personnel, citoyen, à des convictions, des idéologies sociales, mais attention, je ne parle pas d’idéologie politique, qu’elles soient nationales ou locales.

Vous l’aurez compris que je veux parler de mon, de notre indépendance syndicale.

C’est un positionnement difficile en ce qui me concerne, parce que vous connaissez mon appartenance politique, et une appartenance politique amène à suspecter du parti pris.

On a supposé, on m’a suggéré, souvent à demi-mot, de faire un choix ! Pourquoi? Le syndicaliste deviendrait-il par son appartenance syndicale un citoyen amputé, muselé? Cela voudrait-il dire que mes discours seraient automatiquement politisés ? Je laisse ces arguments à ceux qui n’en ont pas d’autres.

Cela voudrait-il dire aussi que nous, militants, soyons apolitiques et que la citoyenneté (et donc le vote) ne peuvent plus nous concerner ?

D’ailleurs, qui dit autonomie politique ne dit pas «absence» de relations entre les syndicats et les politiques, quels qu’ils soient. Ce qui serait de toute façon contradictoire avec la recherche de l’intérêt général. II va de soi, qu’on ne peut pas être un syndicaliste performant en se désintéressant des débats sociaux. Au contraire, je suis convaincue que notre archipel a besoin de politiques et de syndicalistes forts, performants et solidaires, c’est une garantie de richesse des débats et d’avancées sociales.

Je pense quel l’autonomie ne s’exprime que par l’objectivité et la réflexion partagée, et cette réflexion (constructive et démocratique), ne peut se faire que par le dialogue et l’exposé par chacun de ses convictions, de ses souhaits et ambitions pour l’archipel, dans le respect en ce qui nous concerne de la charte syndicale. »

Bon vent Véronique ! Nous te souhaitons bonne chance dans ton nouveau mandat.

Yannick CAMBRAY

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