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CT : NON à la suppression de l’aide aux productions locales !

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Lors de la séance officielle du Conseil territorial de ce 18 décembre 2018, la majorité Archipel Demain a entériné la suppression pure et simple, sans dispositif de remplacement, de l’aide à l’investissement et aux productions locales, qui permettait depuis près de 4 ans de soutenir les entreprises de Saint-Pierre et de Miquelon dans leurs investissements productifs et leurs importations de matières premières pour transformation et création d’activité dans l’Archipel.

Comble du comble, le Président Lenormand n’a eu de cesse de vanter les mérites et l’effet bénéfique pour l’économie locale de l’aide qu’il était en train de supprimer !

« On réfléchira plus tard à un éventuel nouveau dispositif », s’est-on contenté de répondre à la colère des conseillers territoriaux de Cap Sur L’Avenir.

La majorité Archipel Demain n’a même pas accepté la proposition de compromis des conseillers de Cap Sur L’Avenir, à savoir le maintien du dispositif actuel en l’attente de la définition et de l’adoption d’un nouveau dispositif, si tel était réellement le souhait.

Main tendue sèchement refusée…

Les entreprises de l’Archipel, et notamment les nouveaux porteurs de projet, n’ont plus le droit à cette aide légitime et nécessaire. C’est une nouvelle attaque en règle de la CT contre l’économie de l’Archipel, qui vient porter au pire moment un nouveau coup aux entrepreneurs, qui peinent déjà tellement dans un contexte bancaire néfaste pour l’activité et doivent supporter des coûts de fonctionnement qui flambent, notamment en matière de location.

Nos entreprises apprécieront !

Le CT va financer le port de Fortune, mais pas celui de Miquelon ? Cherchez l’erreur…

 

ferriesL’opération séduction de la Collectivité territoriale avec les 2 journées « ferries portes ouvertes » à Miquelon, puis à Saint-Pierre, ne doivent pas faire oublier la gestion calamiteuse de ce dossier par l’équipe Archipel Demain.

Si les 2 navires ont bien été livrés par Damen, et finalement acceptés par la Collectivité après une période d’atermoiement aux motivations toujours assez troubles pour nous, il n’en reste pas moins que le fiasco est autant financier que logistique… voilà une belle « patate chaude » laissée par Stéphane Artano – parti au bon moment se faire oublier et se reconstruire une « virginité politique » auprès de nos jeunes – à son successeur, Stéphane Lenormand, qui doit bien se demander chaque jour, qu’est-il venu faire dans cette galère ?

Evidemment, nous avons écouté avec attention les commentaires « rassurants » d’´Olivier Detcheverry – le 3ème Vice-président de la CT chargé du transport – sur le quai de Miquelon lors d’un voyage d’essai du « Suroît » :

Sa « conviction » nous a ému…

Nous avons aussi écouté les explications du PCT sur une évolution possible des horaires des rotations sur Miquelon pour s’adapter aux réalités de la « grande île », suite à ses discussions avec les représentants de l’association « Agir Ensemble pour Miquelon-Langlade »…

Et c’est censé convaincre tout le monde… Il faut se réveiller là, les ferries sont commandés depuis 2 ans !
Depuis que le choix du type de navire a été arrêté et la décision d’acquérir 2 bateaux prise, la Collectivité connaît le temps de traversée etc… et c’est aujourd’hui que l’on parle calendrier de rotations et qu’on entame les discussions avec les usagers… A part nous, ça n’interpelle personne ?!

Et la « cerise sur le gâteau » : après une réception des bateaux chaotique, un fonctionnement annoncé au coût exorbitant (5 millions d’euros de déficit par an !), un calendrier des rotations qui semble totalement improvisé, complètement à côté des besoins notamment des Miquelonnais en termes de consultations médicales au CHFD, de déplacement des scolaires à la piscine de Saint-Pierre ou de retour des étudiants Miquelonnais le week-end, et des dizaines de millions d’euros supplémentaires dépensés pour un simple quai provisoire sur Saint-Pierre… voilà que la Collectivité devrait débourser encore plus pour faire cadeau à Fortune de quais élargis, mais pas sur Miquelon !

Pourtant, le port de Fortune bénéficiera, si l’on en croit les responsables de la Collectivité, d’une augmentation significative de passagers avec la mise en service des ferries, donc de nouvelles rentrées… selon vous, qui sont les dindons de la farce ?

La lecture du compte-rendu du Ministre terre-neuvien du tourisme, M. Mitchelmore, suite au déplacement du Président de la Collectivité chez nos voisins nous apporte la réponse….

Alors que la majorité du Conseil territorial se fait bien discrète depuis des mois sur la question de qui va payer les travaux nécessaires sur Fortune pour que les ferries puissent entrer pleinement en service, les choses sont très claires pour le Ministre terre-neuvien après le déplacement du Président Lenormand :

« J’ai rencontré les responsables de Saint-Pierre-et-Miquelon vendredi, et j’ai bon espoir qu’ils (le Port de Fortune) vont trouver un accord avec Saint-Pierre-et-Miquelon qui leur fournira les moyens de financer les travaux d’élargissement. »
(source : Globalnews.ca)

Comment l’accepter, alors qu’en parallèle, la majorité actuelle au Conseil territorial, Archipel Demain, refuse d’investir sur le port de Miquelon, malgré – ou peut-être à cause – des investissements colossaux sur Saint-Pierre pour construire de simples quais provisoires et maintenant les aménagements à Fortune ?!

Pour quelle raison les responsables de la Collectivité trouvent-ils légitime de financer les infrastructures à Saint-Pierre et même à Fortune… mais pas à Miquelon ?

Pourtant, rappelez-vous… tout était tellement mûrement réfléchi, tellement prêt, il y a un an déjà…

« A Archipel Demain, nous ne sommes pas des vendeurs de rêve » qu’il disait…

Débat d’orientation budgétaire de la CT : la dette par ménage explose

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Ce vendredi 8 décembre, le Conseil territorial organisait son débat d’orientation budgétaire (DOB).

A cette occasion, Matthew Reardon, le conseiller d’opposition de Cap sur l’Avenir, a prononcé une allocution très alarmiste concernant les choix d’investissements colossaux et incertains effectués par la majorité Archipel Demain et les graves répercussions sur l’endettement des ménages de l’Archipel.

L’allocution de Matthew Reardon :

Monsieur le Président du Conseil territorial,
Mesdames et messieurs les Vice-Présidents,
Mes chers collègues conseillers territoriaux,

Au moment de ce débat d’orientation budgétaire pour 2018, moment fort de la vie démocratique de notre Archipel, je commencerai par un chiffre : 17 000 euros.

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre, imposable ou non-imposable, du fait des choix de l’équipe actuelle au Conseil territorial.

Je commence par un chiffre, mes chers collègues, car les chiffres sont têtus – tout comme nous à Cap sur l’Avenir.

Et ceux-ci sont incontestables, car il s’agit de vos propres chiffres concernant la dette de la Collectivité après la première phase d’emprunts et de dépenses pour les ferries, enfin communiqués il y a quelques jours seulement, ainsi que du chiffrage de l’IEDOM concernant le nombre de ménages de l’Archipel.

17 000 euros, Monsieur le Président, c’est ce que devra payer chaque ménage de l’Archipel – en plus des impôts habituels, et même pour ceux qui ne sont pas imposables – pour régler la facture des décisions que vous avez prises dans cette assemblée.

C’est colossal, c’est sans précédent dans l’histoire de l’Archipel – et c’est loin d’être terminé !

En effet, 17 000 euros de dette par ménage, c’est juste en intégrant le début des coûts des ferries. Ça n’inclut toujours pas le coût réel des installations, et notamment des vrais quais permanents, pour qu’ils puissent fonctionner.
Vous reconnaissez vous-même que ces quais sont toujours à l’étude, et que le montant de 16 millions d’euros prévu dans les éléments budgétaires remis pour notre débat d’aujourd’hui relèvent donc, en l’état, de la pure fiction. La note réelle risque, comme d’habitude, d’être bien plus salée.

Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité…

17 000 euros, ce n’est pas fini, car il n’y a rien, dans cette dette colossale et sans précédent, concernant les conséquences des frais de fonctionnement de ces deux ferries. Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité, et vous avez mis SPM Express sur le carreau en leur refusant une rallonge de 150 000 euros, ce qui aurait amené le coût de la desserte pour la Collectivité à un peu plus d’1 million d’euros.

Avec le Cabestan – c’est-à-dire avec un seul traversier ! – le Président Lenormand nous a confirmé sur les médias une subvention d’équilibre de 3,2 millions d’euros par an !

3,2 millions par an, juste avec le Cabestan ! Qu’est-ce que ce sera avec les deux ferries ? Et bien, 1,8 million de plus, toujours selon le Président de la Collectivité, soit 5 millions par an !

Aviez-vous véritablement pris la mesure des conséquences de vos choix avant de vous lancer dans une pareille aventure avec l’argent des contribuables?

Je suis navré de vous dire aujourd’hui que j’en doute fortement, Monsieur le Président, puisque l’opposition réclame systématiquement, à chaque séance officielle du Conseil et en Conseil Exécutif, la communication de tous les éléments du dossier ferries.

Vous nous les avez promis, vous avez reconnu que c’est un droit pour tous les conseillers territoriaux, mais en résultat des courses, les ferries sont là aujourd’hui et on n’a toujours pas ces éléments qu’on attend depuis le mois de mars dernier !

Que cherchez-vous à cacher, Monsieur le Président ? Ces éléments promis sur le cahier des charges, sur les projections financières de fonctionnement, sur les conditions des emprunts souscrits, y compris avec la banque néerlandaise Rabobank, sur les fréquences de rotation et sur le tarif des billets notamment, est-ce qu’ils sont si mauvais que vous n’osez finalement pas tenir parole et nous les transmettre ?

Ou alors, c’est l’autre alternative que j’entrevois, est-ce tout simplement que vous nous avez tous endetté sur un projet aussi colossal sans même anticiper combien ça allait coûter au total et comment on allait utiliser ces ferries ?

Il y a encore quelques mois, l’ancien Président Artano se moquait des capacités de calcul du Député qui se disait effrayé par cette opération ferries qui devrait avoisiner au final les 50 millions d’euros…

Or, aujourd’hui, non seulement vous confirmez ce chiffre sur les ondes de SPM Première, mais en plus vous revendiquez les 50 millions que coûtera de cette opération… où est la logique ? Honnêtement, je n’arrive plus à vous suivre…

Nous sommes inquiets, tout comme la population, Monsieur le Président, et nous sommes en droit de nous poser des questions!

Surtout quand on voit la désorganisation totale entourant l’arrivée des ferries, avec un quai provisoire construit à la hâte à Saint-Pierre et toujours pas terminé, des problèmes majeurs à régler sur Miquelon et qui ne doivent en aucun cas donner lieu à un passage en force au préjudice de tous les autres usagers du port, et puis le réveil soudain concernant l’absence à la date d’aujourd’hui de port en face, sur Terre-Neuve, pour accueillir les bateaux.

On dit que l’histoire se répète, mais j’ai vraiment l’impression d’être de retour au moment de la construction de la gare maritime, ou de l’achat du Cabestan. Car un grand nombre des questions qui se posent aujourd’hui, Cap sur l’Avenir vous les avait déjà posées à l’époque !

Annick Girardin et Yannick Cambray avaient questionné la majorité actuelle sur la pertinence du choix de l’emplacement de la gare maritime, compte tenu du projet ferry qui état déjà annoncé – et c’était juste un seul ferry à l’époque.

Les conseillers de Cap sur l’Avenir vous avaient aussi prévenu, avant l’achat, des problèmes de moteur que connaissait déjà le Cabestan, qui s’appelait alors Loc Maria…

Annick Girardin et Yannick Cambray vous avaient averti concernant le gouffre financier que représentait ce navire, y compris avec les frais d’adaptation et la création d’une régie en fonctionnement…

Et résultat des courses, les contribuables locaux ont perdu 5 millions et demi d’euros sur la vente de ce navire, bradé à Damen dans le cadre du projet ferries.

5 millions et demi de perte, juste sur le matériel, sans même prendre en compte la subvention d’équilibre annuelle de 3,8 millions d’euros pour le fonctionnement !

Aujourd’hui, depuis notre élection et tout au long de la campagne des territoriales en mars – j’ai en mémoire des échanges très vifs à ce sujet lors du débat télévisé, Monsieur le Sénateur-conseiller – Tatiana Vigneau-Urtizberea et moi-même vous avons alerté concernant les lacunes évidentes du projet ferries, avec l’absence de possibilité d’accueil sur Fortune, l’absence de solution acceptable pour tous les usagers sur le port de Miquelon, et l’absence de quais d’accueil sur Saint-Pierre, où, comme sur Miquelon, l’accueil des ferries ne peut pas justifier un passage en force au préjudice de tous les autres utilisateurs.

Sur tous ces points, un seul mot me vient à l’esprit : AMATEURISME !

Car c’est aujourd’hui seulement, après l’arrivée des ferries, que la Collectivité se réveille pour remettre à l’Etat un projet d’utilisation partagée des quais d’Interpêche, alors qu’il s’agit d’un projet élaboré et proposé à la Collectivité il y a plus d’1 an par les autorités du Port – et que la Collectivité avait alors refusé !

C’est décidément un bien mauvais prétexte pour tenter de justifier l’inaction, la légèreté et l’amateurisme blâmable de la majorité actuelle de ce Conseil.

Aujourd’hui, les questions sont nombreuses et légitimes, mes chers collègues.

Monsieur le Président, avant de réceptionner localement ces deux ferries construits à prix fort à l’étranger – et notamment en Turquie – avez-vous bien vérifié qu’ils disposent de l’ensemble des certifications et des autorisations pour naviguer dans l’Archipel ?

Ce serait un comble d’incompétence, alors que les navires sont payés et que les échéances d’emprunt commenceront à tomber sous peu, si ces navires n’étaient finalement pas utilisables, ou devaient subir de nouveaux retards techniques avant qu’ils puissent entrer en service et qu’on puisse commencer à en tirer un quelconque bénéfice!

Je vous remercie par avance de vos précisions là-dessus, mais j’ai une autre question tout aussi urgente, Monsieur le Président.

Outre le coût réel des quais sur Saint-Pierre et la préservation nécessaire du port de Miquelon pour les autres usagers, où en êtes-vous concernant la recherche d’un port d’accueil sur Terre-Neuve?

Sur Fortune, c’est une petite fortune, justement, qui manque pour que les ferries puissent y accoster.

Or, aller jusqu’à Grand Bank, même s’ils étaient prêts à nous recevoir, ce n’est pas la même chose que Fortune, notamment pour des ferries beaucoup plus lents que le traversier actuel.

Est-ce que vous pouvez au moins nous confirmer, Monsieur le Président, que ce ne sont tout de même pas les gens de l’Archipel qui vont finir par devoir financer les travaux sur les quais de Fortune ?

Il serait inacceptable que ce soit l’Archipel qui doive payer une fois de plus le prix de la mauvaise gestion et de l’absence de prévision des questions basiques par ce Conseil, que ce soit en payant ces travaux de notre poche – ou alors en les faisant payer pour nous par l’Etat, soit autant d’argent qui serait alors perdu pour l’Archipel.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour vos réponses sur ces questions fondamentales.

En l’attente, mes chers collègues, je me dois de rappeler une dernière fois que 17 000 euros de dette pour chaque ménage de l’Archipel, ce n’est malheureusement qu’un début, puisque ces chiffres communiqués aujourd’hui n’incluent rien concernant les autres chantiers annoncés et en cours, dont tout particulièrement les millions, voire les dizaines de millions, du nouveau Palais Territorial.

Monsieur le Sénateur-conseiller lui-même a été obligé de reconnaître, sur les ondes de SPM 1ère et pour la première fois en plus de onze années aux manettes du Conseil, que la Collectivité ne pourra pas continuer à faire de telles dépenses du fait de sa dette colossale.

On comprend mieux, du coup, les choix de désengagement financier de la Collectivité ces dernières années, que ce soit sur le financement des écoles privées, le transport scolaire, la desserte de l’Île aux Marins, la formation professionnelle, ou encore le déneigement pour les personnes âgées et dépendantes, pour ne citer que quelques exemples.

Et tout cela, pour des montants dérisoires en comparaison avec les coûts annoncés – et ceux qu’on nous cache encore – pour les ferries, ou encore pour le nouveau Palais Territorial.

Dans ce Débat d’Orientation Budgétaire, mes chers collègues, l’orientation est terriblement claire : la pente est plus que descendante, et la Collectivité fonce aujourd’hui droit dans le mur qui nous attend tout en bas.

Monsieur le Président du Conseil territorial, mes chers collègues, il est encore temps de se ressaisir ! L’opposition est présente pour vous y aider, à notre niveau, mais pour cela il faudrait au moins commencer par répondre à nos questions légitimes et à nous donner les informations de base qui nous reviennent de droit et que vous nous avez promis depuis le début de l’année !

Merci de votre attention.

  • L’interview de Matthew Reardon à la sortie de la séance officielle :

Vente de maisons ou de terrains… le CT fait main basse sur tout le territoire !

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l’équipe Archipel Demain s’accorde un contrôle sur l’ensemble des ventes de maisons et de terrains, partout sur l’Archipel

Lors de la séance du Conseil Territorial du 6 octobre dernier, l’équipe Archipel Demain s’est accordée un contrôle sur l’ensemble des ventes de maisons et de terrains, partout sur l’Archipel.

Désormais, si vous souhaitez vendre votre maison ou votre terrain – même à un membre de votre famille – vous devez obtenir la levée du droit de préemption que s’est arrogé le Conseil Territorial. Une démarche qui peut prendre 2 mois.

Concrètement, si le Conseil territorial estime que le bien que vous vendez l’intéresse, vous serez obligé de le lui vendre… et pas obligatoirement au prix que vous en attendiez !

Ce droit permet à la Collectivité d’acquérir un bien par priorité à toute autre personne, dès lors qu’un propriétaire manifeste sa volonté de le vendre. Concrètement, si le Conseil territorial estime que le bien que vous vendez l’intéresse, vous serez obligé de le lui vendre… et pas obligatoirement au prix que vous en attendiez !

Une telle atteinte au droit de propriété des Saint-Pierrais et Miquelonais, généralisée à l’ensemble du territoire, est complètement disproportionnée aux motifs d’intérêt général qui pourraient être poursuivis. Ceux-ci seraient d’ailleurs tout aussi, voire mieux, défendus par des zones d’intervention stratégiques et ciblées, plutôt qu’une machine à gaz étendue sur tout l’Archipel, en zone urbaine comme en zone rurale.

Cela n’existe nulle part ailleurs – aucun Département ou aucune Région de Métropole n’oserait s’accorder un tel droit de préemption sur tout leur territoire.

Cela n’existe nulle part ailleurs – aucun Département ou aucune Région de Métropole n’oserait s’accorder un tel droit de préemption sur tout leur territoire. Il n’y a qu’à Saint-Pierre-et-Miquelon que cela se passe!

Les conseillers territoriaux de Cap sur l’Avenir ont vivement protesté contre ce dispositif démesuré au moment du vote, mais la majorité des Présidents Artano et Lenormand n’ont rien voulu entendre, nous demandant de leur faire confiance… que tout irait bien…

Pas convaincus !

Territoriales 2017

 

csa.ct2017Ce dimanche 19 mars, au terme d’une campagne courte, mais intense au cours de laquelle deux projets et deux façons de diriger le territoire ont été débattus, les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon se sont exprimés clairement en faveur de la liste Archipel Demain.

Nous respectons évidemment ce choix exprimé démocratiquement par la population.

Nous tenons ici à remercier chaleureusement tous les électeurs qui ont fait le choix du projet porté par notre liste Cap sur l’avenir et nous regrettons évidemment de ne pas avoir pu leur offrir la belle victoire qu’ils espéraient.

Nous remercions également toutes les personnes qui ont contribué à la co-construction de notre projet, et elles ont été nombreuses et actives.

Le score sans appel réalisé par la liste Archipel Demain oblige maintenant plus que jamais le nouvel exécutif.

A cet égard, nous serons particulièrement vigilants au respect des engagements pris devant les Saint-Pierrais et les Miquelonnais et au respect du dialogue démocratique avec l’opposition.

Le verdict des urnes n’aura par contre accordé à la liste Cap sur l’avenir que 2 postes de conseillers territoriaux pour Saint-Pierre et aucun siège pour Miquelon !

C’est le résultat de la modification statutaire de 2007 effectuée par le Président Artano et le Député Grignon à l’époque, qui attribue à la liste sortant en tête de l’élection territoriale une prime exorbitante pour l’attribution des sièges.

Ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui cruellement d’actualité : l’expression démocratique est-elle véritablement respectée alors qu’un tiers de la population de Miquelon ne sera pas représentée au Conseil territorial pour les 5 prochaines années ?

Quoi qu’il en soit, nos deux conseillers territoriaux de Saint-Pierre porteront la voix de Cap sur l’avenir, fidèles aux valeurs que nous défendons pour Saint-Pierre-et-Miquelon, avec comme seule boussole l’intérêt général de notre territoire et de sa population.

Nous remercions aussi toutes les personnes qui nous ont adressé des messages de soutien depuis hier.

Nous reprendrons pour conclure les mots de Franklin Delano Roosevelt :

Il est dur d’échouer ; mais il est pire de n’avoir jamais tenté de réussir.

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