Résultat pour la recherche 'billet euro'

Page 2 sur 2

Conseil territorial du 1er juin 2011 : combien ça coûte ?

csact010611.jpg

Après la séance « houleuse » du 5 mai 2011 au cours de laquelle les 2 conseillers territoriaux de Cap Sur l’Avenir ont souhaité revenir sur la situation de la filière pêche (et notamment sur les dossiers SEAFOOD, Nouvelles Pêcheries, EDC, Interfreeze et SEM Pêche avec « l’affaire des fausses factures »), une nouvelle séance du Conseil Territorial était programmée ce mercredi 1er juin.

L’ ordre du jour de cette séance officielle était essentiellement consacré à des délibérations à caractère budgétaire.

Annick GIRARDIN et Yannick CAMBRAY ont voté contre les comptes de gestion et les comptes administratifs 2010 du Budget Principal et celui du Service Public de desserte maritime en passagers.

Ils se sont également opposés aux budgets supplémentaires 2011 du Budget Principal et Budget du Service Public de desserte maritime en passagers.

Plutôt qu’une longue énumération de chiffres, voilà ce que nous retenons des différents documents et tableaux chiffrés qui ont été présentés lors de cette séance :

  • Entre 2006 et 2010, le coût de la desserte maritime en fret de Miquelon a augmenté de 50 %, passant de 361 000 euros à 543 000 euros !!!
  • En 2010, la dette de la Collectivité est revenue au même niveau qu’en… 2006, soit 18,26 Millions d’euros ! Il faut se rappeler qu’au lendemain de son arrivée à la tête de la Collectivité en 2006, le Président ARTANO déclarait que l’équipe sortante laissait une situation financière catastrophique avec une dette abyssale…! Que dire alors de la situation qu’il laissera en 2012 ?
  • Entre 2006 et 2010 le montant des recettes fiscales est passé de 16,372 millions d’euros à… 21,08 millions d’euros (soit, et nous cessons de le répéter depuis 1 an, une augmentation de près de 30%) !

Concernant le navire de la Collectivité « Le Cabestan », on constate que l’achat de ce bateau (comme nous l’avons toujours dit !) avoisine les 4 Millions d’euros, ce qui, en passant, est bien supérieur à l’emprunt initial de 3 Millions d’euros destiné à l’achat, au transport et à la remise en état de ce navire.

tableaucabestan.jpg

A ces 3 679 643 euros (officiels), il faut ajouter le coût des deux cales-sèches du navire La Cabestan (en janvier 2011 à Marystown et en avril 2011 à St-John’s) qui se chiffre à plus de 250 000 euros !

L’exploitation en Régie par la Collectivité de la desserte maritime en passagers de Miquelon et de Langlade nécessite un budget de 3,6 Millions d’euros par an.
Si on déduit les recettes escomptées de la billeterie, ce service coûtera en année pleine à la Collectivité Territoriale, donc à nous, la bagatelle de 2,8 Millions d’euros !
Rappelons que lorsque ces services étaient assurés par des « privés », la desserte coûtait à la Collectivité autour de 900 000 euros par an.
Avec « l’opération Régie », et si aucune nouvelle panne ne vient immobiliser le navire, c’est donc bien « un trou à boucher » d’environ 2 Millions d’euros par an auquel la Collectivité Territoriale devra faire face.

  • L’interview d’Annick Girardin sur SPM1ère

http://www.dailymotion.com/video/xj6mlh

Va-t-on vers une disparition de « l’aide au billet d’avion » ?

Voilà plus de 6 ans que les St-Pierrais et Miquelonnais peuvent bénéficier une fois par an pour un déplacement vers la Métropole, de l’aide à la continuité territoriale (plus communément appelée ici « aide au billet d’avion »). Pour mémoire, cette aide consistait au versement d’une « prime » pour un billet aller-retour vers la Métropole de l’ordre de 260 euros pour un adulte et de 200 euros pour un enfant (respectivement : 290 euros et 220 euros pour les habitants de Miquelon), et cela sans aucune condition de ressource.

La ministre de l’Outre-Mer, Marie-Luce PENCHARD, a annoncé la semaine passée lors d’un déplacement sur l’Ile de La Réunion, les nouveaux critères qui régissent désormais cette aide.

Dans l’Archipel, le montant de cette « prime » passerait – quelle que soit la commune de résidence – à 290 euros, voire à 480 euros pour les personnes aux revenus très modestes.

Si de prime abord cette annonce peut paraître intéressante, force est de constater qu’à la lecture des nouveaux critères établis par le Gouvernement pour pouvoir bénéficier de cette aide, on doit vite déchanter.

Pendant 6 ans, des centaines (voire des milliers) d’habitants de l’Archipel ont pu profiter de cette mesure. Avec ces nouveaux critères, ceux qui pourront y prétendre se compteront désormais sur les doigts d’une main ! Et l’on exagère à peine !

Pour reprendre les termes du communiqué publié par le Ministère de l’Outre-Mer,
« sont éligibles à cette aide les personnes rattachées à un foyer fiscal dont le niveau de ressources, défini comme étant le rapport entre le revenu annuel et le nombre de parts, ne dépasse pas le montant supérieur de la deuxième tranche d’imposition (soit les familles non-imposables et celles concernées par la première tranche imposable). Un niveau d’aide majorée est prévu pour les personnes les plus modestes, soit celles présentant un niveau de ressources annuelles (rapport entre le revenu annuel et le nombre de parts) ne dépassant pas 6000 euros. »

Le public visé est donc désormais très restrictif puisque soumis à des plafonds de ressources particulièrement bas et en tout cas, pas du tout adaptés au contexte local!
Encore une fois, le Gouvernement est resté sourd aux remarques provenant de l’Outre-Mer, et tout particulièrement à celles exprimées par le Député de l’Archipel qui justement, dans un courrier daté du 5 mai 2010, exprimait auprès de Marie-Luce Penchard ses inquiétudes, et lui demandait de prendre en compte les réalités de chaque territoire ultramarin, afin de s’assurer que ces plafonds ne conduisent pas à limiter le nombre de personnes pouvant bénéficier de ces mesures essentielles pour des îles aussi isolées que les nôtres..

Avec le mise en place de ce nouveau dispositif, assiste-t-on notamment à la disparition de cette « aide au billet d’avion » sans que le Gouvernement le dise ouvertement ? On peut légitimement le craindre !

A notre avis, la majeure partie des gens qui bénéficiaient de cette aide ne pourra plus y prétendre. Quant à ceux qui répondront aux critères d’attribution, le montant de l’aide accordée ne sera vraissemblablement pas suffisante pour leur permettre d’entreprendre un voyage et un séjour en Métropole.

L’inquiétude est également grande concernant l’aide au passeport-mobilité études ou encore le passeport-mobilité formation professionnelle. Là aussi il y a fort à parier que la plus grande partie de nos étudiants et lycéens ne pourra plus bénéficier de la prise en charge à 100% par l’Etat de leur billet d’avion sur la Métropole ! Voilà une charge non négligeable qui incombera de nouveau directement au Conseil territorial.

Yannick Cambray

Cour des comptes : des gestions défaillantes…

Nous venons d’apprendre aujourd’hui la nomination de Didier MIGAUD (Député SRC de l’Isère, Président de la Commission des finances de l’Assemblée Nationale, à laquelle siège notamment le Député Annick GIRARDIN) à la tête de la Cour des Comptes. Didier MIGAUD prend la suite de Philippe SEGUIN, décédé en janvier dernier.

C’est l’occasion de revenir sur le rapport annuel de la Cour des Comptes qui a été présenté le mardi 9 février dernier. Ce document est toujours très attendu puisqu’il relève les principales anomalies et gestions défaillantes de notre « système », tant au niveau des Administrations qu’au niveau des entreprises publiques.

En voici quelques exemples :

  • Amendes : Près d’un quart des amendes infligées aux automobilistes n’ont pas été payées en 2007, et sur ce nombre, plus de 500 000 ont été annulées de manière irrégulière à Paris !
  • Assurance-chômage : la lutte contre les fraudes à l’assurance-chômage bute sur des « difficultés persistantes » et reste « inaboutie ». La Cour des Comptes évalue approximativement le préjudice à « près de 2 milliards d’euros par an » !
  • Billets gratuits à la SNCF : Les magistrats remettent en cause ce système dit des « facilités de circulation » dont bénéficient 840 000 (!!!) cheminots, retraités et membres de leur famille. « Sans remettre en cause cet avantage, on peut se demander s’il est justifié qu’il soit distribué aussi largement et de manière aussi libérale ».
  • Défiscalisation : Les dispositifs de défiscalisation de la loi Girardin (Brigitte Girardin, ancienne Ministre de l’Outre-Mer) pour attirer les capitaux privés outre-mer, tel qu’appliqués en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, sont épinglés. Une aide de l’Etat, « consentie directement sous forme de subventions, aurait été nettement moins onéreuse », selon la Cour, qui souligne que le rendement des investissements de personnes physiques à Wallis-et-Futuna, îles isolées du Pacifique sud, peut atteindre 61,4 % net d’impôt.

Quels seraient les résultats si la Cour publiait un rapport sur l’utilisation des deniers publics dans notre Archipel ?

12



DORDOGNE |
GENERATION ECOLOGIE VITROLLES |
Déclarations -A-tamourthiw |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Françafrique a du coeur
| les illusions perdues
| "Un homme qui crie n'est pa...