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Conseil municipal de Saint-Pierre : retour sur la séance du 17 décembre 2014

CM.171214

Le 17 décembre dernier, le Conseil municipal de Saint-Pierre tenait sa dernière séance de l’année pour son Débat d’Orientation Budgétaire.

Voici l’allocution prononcée à cette occasion par Yannick Cambray, le chef de fil de l’opposition Cap sur l’avenir :

Madame le Sénateur-Maire,
Mesdames et messieurs,
Chers collègues,

Le débat d’orientation budgétaire est un exercice incontournable (et obligatoire) dans la vie d’une collectivité.

Elle permet à la majorité de dresser un bilan des finances de la collectivité (en l’occurrence, ici, celui de la commune  de Saint-Pierre) et surtout devrais-je dire, de présenter devant le conseil municipal les investissements programmés pour l’année à venir.

De son côté, l’opposition doit jouer son rôle en apportant sa contribution au débat par des critiques sur la politique mise en place, des critiques qui peuvent être négatives, voire positives (car dans mon esprit tout n’est pas tout noir d’un côté et tout n’est pas tout blanc de l’autre), en rappelant sa vision du développement et de l’aménagement de notre ville tout en se faisant l’écho auprès du conseil municipal des avis et des aspirations de nos concitoyens qui sont nombreux à nous interpeller.

Notre mandat a débuté voilà près de 10 mois. A l’issue des quelques réunions du Conseil Municipal qui ont ponctué cette année 2014, nous avons régulièrement souligné sur SPM 1ère, le manque d’ambition, le peu de nouveautés et de projets mis en place depuis votre réélection. Certes, en 2014, des chantiers importants ont vu le jour tels que celui des aqueducs et le début des travaux d’une déchetterie à Galantry.

Il est toutefois essentiel de préciser que ces deux chantiers étaient programmés, actés et financés grâce aux Fonds du FEI (Fonds Exceptionnel d’Investissement) et cela bien avant l’élection de mars dernier. Et de ce fait, quelque soit l’équipe élue en mars dernier, ces chantiers auraient de toute façon vu le jour.

Force est de constater qu’en 2014, mis à part ces chantiers déjà programmés et financés par l’Etat, rien de bien nouveau n’a vu le jour sur notre commune si ce n’est l’esplanade, la terrasse près de la bibliothèque municipale qui a permis à une trentaine d’amateurs de bénéficier gratuitement de la diffusion en plein air de 2 opéras avec une touche de « bruits et d’odeurs » venant des alentours qui détonnait dans le décor !

Pour revenir à un sujet plus sérieux, nous constatons tout simplement que la politique suivie par votre majorité n’est en fait qu’une continuité dans l’immobilisme avec un manque cruel de dynamisme.

Il serait cependant incorrect de ma part de passer sous silence les petites avancées dans le domaine du traitement de nos déchets. « Enfin, ça bouge » devrais-je dire. Car cette problématique, n’oublions pas que nous la soulevons au sein du Conseil Municipal de Saint-Pierre, depuis 2001 !

Soit près de 14 ans ! Mais comme le dit un proverbe : « mieux vaut tard que jamais ».

Il faut toutefois relativiser tout l’emballement médiatique que suscite chaque petit pas dans ce domaine. Car, concrètement, mis à part la récupération et le recyclage du verre, pas grand chose n’a véritablement évolué en 2014 !

La décharge est toujours envahie par des monticules de déchets (industriels comme ménagers) et ces derniers sont toujours brûlés à l’air libre !

Pour notre part, ce qui nous inquiète, c’est le traitement global de nos déchets, sans quoi rien n’avancera. Un traitement global qui doit concerner aussi bien les déchets ménagers que ceux issus des secteurs industriels et commerciaux.

A ce sujet, que devient le SYGED, sans quoi le traitement de nos déchets de manière globale et durable serait vain ?

Autre inquiétude : depuis plus de 3 mois, nous constatons que sur le site de la décharge, rien ne bouge. L’entreprise « NLL Recycling » semble avoir quitté les lieux en laissant des « ardoises » à droite et à gauche. Il semblerait qu’après avoir traité et expédié  ce qui était le plus « juteux » financièrement, le reste, soit tout ce qui est le plus polluant et le moins rentable, vous soit resté sur les bras !

L’amoncellement de pneus et de batteries qui devait être expédié en même temps que la ferraille est toujours sur site.

Pouvez-vous, Madame le Sénateur-Maire, nous en dire plus sur ce sujet et nous rassurer, comme la population d’ailleurs, sur le devenir de ce chantier ?

Je peux comprendre que certains s’étonneront de notre frilosité sur ce sujet. Il est en effet exact que l’immobilisme des années 2000 dans le traitement de nos déchets a laissé place depuis 2013 à une prise de conscience car il était devenu urgent d’agir surtout après le dépôt de plaintes par certains de nos concitoyens. Vous avez su saisir (et c’est à votre honneur) les contacts que notre mouvement a initié avec l’éco-organisme « Eco-Emballages».

Tout cela va dans la bonne direction, et nous vous en donnons quitus.

Vous avez su également mettre en place une excellente campagne de communication (relayée par SPM 1ère) sur le thème du traitement de nos déchets.
Cette campagne a tellement bien fonctionné que beaucoup d’habitants de l’archipel, comme ceux de l’extérieur, qui suivent l’évolution de cette problématique par le prisme du petit écran, sont persuadés que tout est réglé !

Des habitants de Saint-Pierre me demandent  même parfois : Pourquoi de la fumée s’échappe encore de la décharge !

Malheureusement pour ces personnes, et comme je le rappelais à l’instant, la réalité est moins belle que celle que l’on voit à la télé.

Nos déchets continuent à brûler et continueront à brûler encore longtemps car ce dossier est loin d’être réglé.

Aucune perspective, en effet, n’est encore tracée pour la grande masse de nos déchets, je veux parler de nos déchets industriels et commerciaux. Rappelons que ceux-ci représentent 70% du total de nos déchets.

Je souhaite ouvrir une large parenthèse, dans ce débat d’orientation budgétaire, pour traiter d’un sujet qui nous concerne de plein droit, en tant que conseillers municipaux, je veux parler d’une éventuelle évolution de notre statut.

Depuis quelques mois, plusieurs responsables locaux se sont exprimés à ce sujet, sans qu’il n’y ait de vrais débats au sein des assemblées locales sur ce thème, ce que nous ne pouvons que regretter.

Toucher à notre statut n’est en effet pas quelque chose d’anodin et cela nécessite une concertation la plus large possible et une transparence totale. Il est aussi bon de rappeler qu’avant toute évolution statutaire c’est la population qui aura le dernier mot et qui tranchera par le biais d’un referendum local.

Ceci dit, et avant d’ouvrir ce débat à la population, il faut se poser les bonnes questions à savoir : pourquoi changer de statut et surtout de quel statut parle-t-on ?

Si l’on parle de notre statut européen, la réflexion devra porter sur le fait de savoir si l’archipel doit rester ou pas un PTOM (c’est à dire un Pays et Territoire d’Outre Mer associé à l’Union Européenne) ou devenir une RUP (une Région Ultrapériphérique).

En tant que PTOM, nous bénéficions d’aides financières importantes de l’Europe par le biais de fonds appelés FED (Fonds Européens de Développement). Pour le XIème FED qui va courir jusqu’en 2020, l’archipel pourra compter sur une somme rondelette de 26 Millions d’Euros.

En devenant RUP, nous perdrions le FED mais nous pourrions bénéficier de l’intégralité des Fonds structurels et programmes d’aides de l’Europe avec de nombreuses aides spécifiques aux RUP.
Reste désormais à déterminer le montant de ces aides pour pouvoir comparer aux aides que l’on perçoit en tant que PTOM.

Se posent aussi d’autres questions :

  • Que deviendront les recettes douanières qui alimentent actuellement les caisses du Conseil Territorial et celles des Mairies ?
  • Garderons-nous notre présence au sein d’organismes comme l’OPANO et l’ICAT ?

D’où l’importance de se poser les bonnes questions et d’obtenir des réponses précises face aux bouleversements qu’entraînerait un changement de notre statut européen.

Une analyse de fond est indispensable pour mesurer et comparer les avantages et les inconvénients de chacun de ces deux statuts avant que l’on puisse trancher.

Si l’on parle de notre statut national, cette fois, c’est le statut de Collectivité Territoriale dont on parle.

  • Doit-on rester Collectivité ?
  • Doit-on redevenir département ?
  •  OU Doit-on aménager notre statut de Collectivité ?

Pour ma part, et les réflexions suivantes n’engagent que moi, je reste favorable, à l’instar de ce qu’ont déclaré sur les ondes de SPM 1ère deux Députés Européennes Françaises du MODEM qui nous ont visité récemment, à notre statut de Collectivité Territoriale qui nous accorde une large autonomie et un statut sur mesure.

Nous devons garder la maîtrise de nos impôts, droits et taxes ainsi que notre propre régime douanier tout comme la maîtrise de notre urbanisme.

Après une expérience de 12 ans en tant que conseiller territorial et 2 ans en tant que conseiller municipal, je pense sincèrement que des améliorations importantes doivent être apportées à notre statut actuel :

Au niveau électoral, la prime majoritaire doit permettre une plus large représentation de l’opposition, le régime des incompatibilités et inéligibilités doit être revu et au niveau de la campagne électorale officielle dans les médias, la « prime au sortant » doit être annulée pour respecter tout simplement la démocratie et la pluralité des opinions.

C’est au niveau institutionnel qu’une vraie évolution pourrait avoir lieu. Je pense évidemment au principe d’une collectivité unique qui prendrait la place à la fois de la Collectivité Territoriale et des deux Mairies.

Cette évolution serait une vraie révolution localement.

Face aux conflits de compétences qui opposent les Mairies à la Collectivité Territoriale et qui polluent la vie locale, face au nombre pléthorique d’élus locaux (+ de 60 pour 6000 habitants), pour des économies d’échelle et une meilleure efficacité en évitant les « doublons », le principe d’une collectivité unique me semble une bonne solution.

Avec une collectivité unique, fini les conflits pour savoir qui fait quoi ! Traitement des déchets, transport inter-iles, urbanisme, financement de l’enseignement privé….peu importe le sujet, tout serait de la compétence d’une seule collectivité.

Je viens de citer bien des raisons qui plaident en faveur d’une évolution statutaire. Par contre, je tiens à réfuter l’idée d’associer le changement de statut au développement économique ! Ce n’est pas parce que l’on changerait de statut que la prospérité économique nous tomberait dessus par magie.

La crise économique qui nous frappe et mine notre société est bien plus grave qu’un simple bidouillage statutaire.

Si l’archipel est en panne, économiquement parlant, c’est tout simplement du fait que nous ne produisons plus rien, ou quasiment plus rien, depuis l’effondrement de la pêche.

L’archipel est à la recherche d’un nouveau souffle économique et cela émergera du secteur privé, et de lui seul. La puissance publique (Etat ou collectivités) ne peut mettre à disposition que des outils pour favoriser le développement économique. Mais ce n’est pas la puissance publique qui se substituera à l’initiative privée. Et d’initiative privée, nous en avons besoin en urgence localement.

Lorsque l’on constate que la population active de l’archipel est employée à plus de  55% dans le secteur public et para-public, il est plus que temps que des projets privés voient le jour.

L’extension de notre plateau continental et les retombées que l’on peut y espérer, le projet de « grand port » si les grosses compagnies maritimes y adhérent, le développement des services et du tourisme sont certainement les pistes de notre avenir.

C’est en tout cas sur cette touche positive, sur cet espoir que je terminerai mon intervention en vous souhaitant à toutes et à tous de Joyeuses Fêtes de fin d’année.

Merci de votre attention.

Yannick CAMBRAY

La décadence de l’économie du territoire: un constat évident pour l’opposition, une contre-vérité pour le Président du Conseil territorial

Préambule : Des absences nombreuses et difficilement explicables :

En préambule,  je voudrais revenir sur la difficulté qu’a la majorité du Conseil territorial depuis quelques réunions à aligner ses conseillers autour de la table.
A cette séance du 28 mars, les conseillers de la majorité n’étaient que 8 sur 15…  Sans les 4 conseillers d’opposition, à savoir : Annick GIRARDIN, Karine LE SOAVEC, David DODEMAN et Gildas MOREL, pas de quorum, pas de vote du budget avant le 30 mars, comme l’oblige la loi !!!
Une démobilisation certaine se ferait donc sentir au sein de la majorité, voire un désintérêt qui toucherait une bonne partie des collègues du Président ARTANO.

Alors que nous avions souligné ce point inquiétant dans nos interviews radio et télé à l’issue de la séance officielle, celui-ci ne semble pas avoir retenu l’attention des médias, alors que c’est un fait non négligeable. Car si l’on peut admettre des absences pour la majorité comme pour l’opposition, la majorité a elle le devoir de mobiliser suffisamment de ses conseillers pour garantir le quorum nécessaire et valider les décisions prises en séance officielle.
A cause du statut actuel de la Collectivité, malgré notre très bon résultat aux dernières territoriales (188 voix de différence), l’opposition que nous sommes n’a pu obtenir que 4 malheureux sièges… Heureusement pour le Président ARTANO…

Les sujets d’échanges et de débats entre la majorité et l’opposition ont été multiples:

Budget primitif 2014 :

Baisse des crédits d’investissement qui passent de 21,5 millions d’euros au primitif 2013, à tout juste 10 millions pour cette année, dont au moins 1,5 millions pour des études (par exemple, 450 000 euros pour l’étude sur le câble numérique).
Des investissements qui se résument pour la plupart à des travaux d’entretien de propriétés ou de nouveaux moyens pour le  Conseil Territorial.

Le budget a été l’objet d’un échange nourri entre la majorité et l’opposition sur l’état de santé du milieu économique de l’Archipel. Annick GIRARDIN relatant les différents échanges et rencontres qu’elle a eus dernièrement sur le terrain avec les entreprises locales, les commerçants, ou encore avec les demandeurs d’emploi en fin de droits et les familles en difficultés. Elle met en garde le Président sur l’inactivité de la collectivité pour endiguer cette baisse régulière du budget d’investissement depuis maintenant 5 ans.

Le Président estime pour sa part que tous les signaux sont au vert pour l’Archipel et qu’il n’y a pas de souci à se faire, ni pour les entreprises, ni pour les contribuables, c’est ce que lui inspirent les derniers chiffres de l’imposition et du dernier rapport de IEDOM.

Décidément, sur les questions économiques, tout nous oppose à la vision du Président, que ce soit sur l’état des lieux, le diagnostic ou les projets de développement possibles :

  • un budget d’investissement pour 2014 le plus faible qu’il soit depuis des années,
  • un tourisme en difficulté avec un navire à passagers qui multiplie les incidents,
  • un refus de mettre en place une liaison maritime sur l’Ile aux Marins,
  • l’absence d’inscription de moyens pour le fonctionnement du Conseil Economique Social et Culturel, partenaire indispensable à notre sens,
  • la liquidation des actifs de la SIFPA alors que l’urgent serait d’établir le cadre d’une politique de la filière pêche…

…autant de signaux qui eux indiquent bien la « non-volonté » du Président de la Collectivité d’investir dans l’avenir du territoire.

L’inscription d’un second crédit de 95 000 euros  pour le cabinet d’étude chargé de réfléchir au type de bateau que devra acquérir la Régie Transport Maritime dans le futur  fut l’occasion pour l’opposition de rappeler plusieurs éléments :

La pétition de 2009, dont le mouvement CSA était à l’initiative, signée par plus 1300 Saint-Pierrais et Miquelonnais, qui demandait déjà à l’époque à Monsieur ARTANO d’organiser une concertation avec l’Etat pour que le transport en fret maritime soit l’objet d’un seul marché.

Pour mémoire : article CSA du 30 novembre 2009

Contrairement aux annonces du Président sur SPM 1ère – qui manifestement s’éloigne de plus en plus de son projet ferry grande vitesse promis aux dernières élections – il ne sera pas facile de trouver un bateau « réponse à tout » : passagers, voitures, fret inter-îles et international… reliant Saint-Pierre à Miquelon, à Terre-Neuve et à Halifax.

Dans le cadre de ce travail, il est également important de porter attention à l’évolution régionale et internationale, au projet de grand port avec son « hub » ou encore à la signature des accords de libre-échange entre l’Europe et le Canada ou celui en cours de négociation avec les Etats-Unis… qui sont tous des paramètres à ne pas négliger pour éviter, sur la question du transport dans l’Archipel, et notamment en fret maritime, de nous positionner sans cohérence réelle avec le reste de la région.

Sur ce dossier, nous avons l’impression que la majorité est totalement en cale sèche et qu’elle demande à l’Etat de venir l’aider à pousser pour se remettre à l’eau.
Le monde évolue autour de nous,  allons-nous toujours naviguer à contre-courant ?!

Annick GIRARDIN, Karine LE SOAVEC, David DODEMAN et Gildas MOREL sont également intervenus sur :

  • la Maison de la Nature qui a de gros frais de fonctionnement et 3 salariés, alors qu’elle n’est pas encore debout ;
  • l’opération de bitumage de Miquelon qui devra, dès le printemps, couvrir la fin de la programmation 2013 + celle de 2014 (1million d’euros en tout sur deux années) ;
  • le dossier eau et assainissement qui attend une entente indispensable entre la Mairie de Saint-Pierre et le Conseil territorial pour que soit nommé au plus vite un seul gestionnaire ;
  • les travaux urgents de la patinoire de Saint-Pierre qui est dans un piteux état sans parler de la surfaceuse qui rend l’âme ;
  • la décision de passer par un appel d’offres pour l’entretien des espaces verts de la Collectivité, alors que jusqu’à présent il s’agissait d’une convention avec la Mairie) ;
  • l’unité de vie à Miquelon et son fonctionnement qui tarde à se mettre en place et dont les prévisions de travaux nous semblent sousdimensionnées ;
  • l’absence de moyens prévus au budget pour le fonctionnement du Conseil Economique Social et Culturel, pourtant obligatoire (Code Général des Collectivités Territoriales L.O 6433-2) et la position méprisante du chef de l’exécutif local envers cette instance qui, de notre point de vue est une chance pour un Conseil territorial qui souhaiterait tant soit peu travailler de concert avec le monde économique et ne pas simplement le considérer comme un intrus potentiel ;
  • le refus d’assurer la desserte de l’Ile aux Marins, alors que cet engagement figure clairement dans le dernier programme d’Archipel Demain ;
  • la baisse énorme des subventions aux associations : moins 400 000 euros !
  • le renouvellement de la convention avec la SODEPAR qui aurait mérité que l’on évite le copier-coller des actions des cinq années précédentes… Ce qui confirme, si besoin était, le peu d’intérêt du Président pour ses conseillers, sans quoi une attention plus particulière aurait été portée aux documents présentés concernant l’attribution d’une subvention annuelle à la SODEPAR pour la bagatelle de 850 000 euros !!! Toujours à propos de la SODEPAR, nous sommes toujours en attente des bilans que devait nous fournir l’équipe d’Archipel Demain depuis 2007… Peut-être l’an prochain ?

Pour finir, la mise à disposition temporaire d’un fonctionnaire de la Collectivité territoriale auprès de la SEM SIFPA et la vente annoncée des actifs  de cette SEM, ont conduit Annick GIRARDIN à faire une déclaration rappelant l’historique de cette SEM et du triste épisode SEAFOOD :

  • le conflit sur le rachat des parts de la SEM SIFPA à la société canadienne SEAFOOD, par le Conseil territorial, pour 1,8 million d’euros ;
  • la disparition de machines Baader financées par subvention du Conseil territorial et de l’Etat, celle achetée – toujours grâce à des financements d’Etat – et mise à disposition de la SNPM… De quels actifs parle-t-on ? Vendus à qui et comment ? Au plus offrant comme pour la Miquelonnaise ?… Encore un mauvais souvenir…

Franchement, la priorité ne serait-elle pas à la reconstruction d’un cadre légal et d’aide pour la filière pêche et aquacole ?
Que de temps, d’énergie et d’argent perdus !!!

Coïncidence ou pas, la Chambre Régionale des Comptes est venue dans l’Archipel pour auditionner ladite SIFPA et la SODEM.
Espérons que son travail fera la lumière sur un certain nombre de « points sombres ».

Quelques réflexions sur les dernières réunions du Conseil Municipal de Saint-Pierre, par Pierre SALOMON

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2008-2014 : voilà 6 ans qu’avec 3 autres de mes collègues (Maïté LEGASSE, Véronique PERRIN et André ARTANO), nous siégeons au nom du mouvement Cap sur l’Avenir au Conseil Municipal de Saint-Pierre.

Il y’a aujourd’hui une semaine, le mardi 14 janvier, s’est donc tenue la dernière réunion de cette mandature, avec un ordre du jour assez copieux.

Le Budget Primitif 2014 y a été voté à l’unanimité des trois groupes politiques présents au sein de cette Assemblée, à savoir : Ensemble Pour Construire (majorité), Archipel Demain et Cap sur l’Avenir.

Même si, étonnamment (?), les reportages sur les séances du Conseil municipal ne le laissent pas obligatoirement entendre, le mouvement Cap sur l’Avenir siège bien activement au Conseil Municipal de Saint-Pierre depuis six ans, puisque nous y intervenons pratiquement à chaque séance officielle pour y présenter et défendre nos idées, nos projets et apporter nos commentaires sur la vie municipale, comme nos critiques d’ailleurs.

Les élus de Cap sur l’Avenir ont ainsi siégé depuis 2008 au sein du Conseil Municipal de Saint-Pierre, non pas pour faire de l’opposition systématique (c’est peut-être pour cela que nous ne sommes pas médiatiquement « intéressants » ?), mais bien en tant que force de proposition, et avec comme seul souci : l’intérêt général.

Pour rappel, lors de la séance du 18 décembre dernier, dans le cadre du Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), je suis intervenu au nom de notre mouvement pour y dresser un rapide bilan de notre mandat depuis 2008 et y exprimer également certains regrets, notamment le fait qu’aucune des idées ou projets que nous avons présentés – avec pourtant la plupart du temps une oreille très attentive – n’a été réalisé.

Une intervention que vous pouvez retrouver en lien ci-dessous :
http://capsurlavenir975.unblog.fr/2013/12/20/mairie-de-saint-pierre-debat-dorientation-budgetaire-2014/

A noter que cette intervention a été totalement ignorée par les médias dans leur compte-rendu de séance…

Quant au Conseil Municipal du mardi 14 janvier, les journalistes de SPM 1ère n’auront retenu de cette séance que les discussions « agitées » qui ont eu lieu entre le représentant d’Archipel Demain et Mme le Sénateur-Maire, notamment au sujet du traitement des déchets.

Dans les faits, voilà pourtant 14 ans que nous tirons la sonnette d’alarme sur le dossier du traitement des déchets dans notre Archipel. 14 ans que nous militons lors de chaque campagne électorale et que nous intervenons lors de séances officielles, tant au Conseil territorial qu’au Conseil Municipal d’ailleurs, pour que le traitement des déchets devienne une priorité pour les collectivités.

Force est de constater que depuis 14 ans rien n’a quasiment bougé sur ce dossier. C’est aussi le constat que l’on peut retenir des récentes déclarations des différentes associations environnementales qui, tout en appréciant les quelques avancées de ces derniers mois en la matière (c’est toujours bon à prendre), les trouve un peu tardives…

J’estime que  le traitement de nos déchets mérite mieux, il en va de notre environnement, mais surtout de notre santé, ne l’oublions pas !

Je garderai cependant un bon souvenir de cette expérience au sein du Conseil Municipal de Saint-Pierre. Ce fut un mandat instructif, dont les débats, même s’ils ont parfois été « agités », sont toujours restés mesurés et respectueux.

Je remercie les électeurs qui nous ont permis en mars 2008, avec mes colistiers, de siéger dans cette assemblée afin d’y exprimer le point de vue de Cap sur l’Avenir sur les affaires municipales et les projets que nous avions portés lors de la dernière campagne électorale.

Merci à tous !

Pierre Salomon
Conseiller municipal Cap sur l’Avenir

Dernière ligne droite pour les législatives

Dernière ligne droite pour les législatives dans Politique Affiche_AG01

C’est cette semaine la dernière ligne droite avant le premier tour des législatives 2012.

Les membres des mouvements « Cap sur l’avenir », « Ensemble pour construire », des fédérations locales du PS et du PRG se sont réunis ce lundi afin d’échanger sur la campagne en cours.

Tous ont souligné le véritable atout pour Saint-Pierre-et-Miquelon que représente la candidature d’Annick GIRARDIN pour ces législatives.

Annick GIRARDIN a prouvé ces 5 dernières années sa motivation et sa capacité de travail au service de l’Archipel et de l’intérêt général.

Femme de dialogue, elle a su démontrer sa disponibilité envers ses concitoyens et aussi sa volonté de travailler avec tout le monde, à Saint-Pierre comme à Paris, dans le respect des convictions de chacun.

Femme politique d’expérience et candidate de la majorité présidentielle, elle aura l’oreille du gouvernement et de François HOLLANDE qu’elle a côtoyé, à l’instar de Jean-Marc AYRAULT et la plupart de ses ministres, sur les bancs de l’Assemblée Nationale.

Aussi, envoyons un message fort au Président de la République et au Gouvernement en nous mobilisant massivement ce samedi 9 juin derrière la candidature d’Annick GIRARDIN.

Ne laissez personne d’autre décider pour vous en votant dès le premier tour !

Si vous deviez être absent de votre commune ce samedi, pensez à faire une procuration, même si vous vous déplacez simplement dans l’Archipel, à Langlade, Miquelon ou Saint-Pierre, vous pouvez faire une procuration au Palais de Justice jusque vendredi matin.

 

Report des élections du Conseil territorial: qui craint aujourd’hui le choix des électeurs ?

Report des élections du Conseil territorial: qui craint aujourd'hui le choix des électeurs ? dans Conseil territorial assembleenationale

En réaction à l’article paru sur le blog du Député le lundi 6 février pour informer la population du dépôt d’une proposition de loi à l’Assemblée Nationale visant à reporter les élections du Conseil territorial en octobre prochain, Stéphane ARTANO, un peu gêné aux entournures, a publié le lendemain un article sur son blog pour nier son implication, publiant également un courrier soi-disant envoyé ce même lundi 6 février aux parlementaires afin de les alerter.

A cette occasion, M. ARTANO estime « nécessaire de rappeler » qu’il serait un grand adepte du débat démocratique, avec à l’appui des propos assez incohérents, et en tout état de cause hors sujet concernant la retransmission radio des séances publiques ou encore des soirées-débat organisées par RFO…

M. ARTANO semble avoir oublié, entre autres :

  • la séance tous feux éteints et à huis clos au « Palais royal » avec gendarmes à la porte,
  • le refus persistant de publier le moindre procès-verbal des séances officielles du Conseil (alors que la loi l’y oblige),
  • le refus d’organiser un référendum sur le transport maritime, alors qu’une pétition le demandant avait recueilli plus de 1200 signatures et donc atteint le seuil des 25% des électeurs inscrits, comme le prévoient les textes du statut de l’Archipel,
  • l’exclusion de journalistes des lieux publics sur un « coup de tête »,
  • sans parler de l’utilisation de l’argent des contribuables pour payer un grand cabinet d’avocats parisien dans le cadre d’une action en justice pour diffamation, afin notamment de tenter d’intimider les conseillers territoriaux de Cap sur l’Avenir et de museler l’opposition…

Vive le « démocratique » Président ARTANO !

En tout état de cause, renseignements pris auprès de collègues de Droite du Député à l’Assemblée Nationale, c’est bien M. Thierry ABRAHAM, Saint-Pierrais expatrié en Métropole, qui a été l’organisateur de cette demande de report des élections dans l’Archipel, déposée au nom de son patron, le député de Maine-et-Loire Gilles BOURDOULEIX.

M. ARTANO nie aujourd’hui tout rôle dans ce dossier. Essaye-t-il de nous faire croire que M. ABRAHAM a pris tout seul dans son coin l’initiative de demander que M. ARTANO puisse siéger 6 mois de plus ? Cherche-t-il aujourd’hui à dénoncer et à rejeter la faute sur le « fusible » ABRAHAM ?

Pourtant selon les information récoltées auprès des collègues de M. BOURDOULEIX, il s’avèrerait que cette demande émanerait à l’origine d’un mouvement politique local de leur tendance…

Un mouvement politique local de Droite, proche de l’UMP… hum… la piste semble claire et il y a peu de chance de se tromper de « coupable » !

Après les engueulades et les défections parmi les conseillers territoriaux de la majorité actuelle, voici donc la nouvelle étape franchie dans le doute et la pagaille qui semble régner chez Archipel Demain à l’approche des élections territoriales.

Certes, le bilan de l’équipe sortante est désastreux -nous aurons d’ailleurs amplement l’occasion d’en souligner les conséquences pour l’Archipel et rappeler les mauvais choix à répétition de l’équipe sortante – mais nous attendions mieux d’Archipel Demain comme premier acte de campagne.

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