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Le « Transport en commun » ne serait-il pas la solution à nos problèmes de stationnement comme le propose « Cap Sur l’Avenir » ?

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Au début du mois, SPM Première a diffusé un reportage sur le stationnement anarchique au centre-ville de Saint-Pierre qui devient un véritable fléau et surtout un réel problème de sécurité publique, tout particulièrement lors de la sortie des écoles.

Le 1er novembre, la Gendarmerie n’a pas hésité à verbaliser nos concitoyens qui étaient mal garés.

Si effectivement il faut lutter contre le stationnement gênant, pour notre part, nous aurions favorisé une plus large campagne de prévention et d’éducation avant de passer à la phase brutale de la sanction. Certes, à plusieurs reprises, la Commune a publié des articles sur ce sujet dans le journal municipal « l’Echo des Caps », mais une longue campagne d’information télévisée (comme sur le terrain d’ailleurs avec l’annonce d’une date butoir avant de sévir) aurait certainement été préférable, le but premier étant de faire prendre conscience à nos concitoyens des désagréments et du danger que ce type d’incivisme occasionne.

C’est ce point de vue qu’a défendu au nom de « Cap Sur l’Avenir », Pierre SALOMON, conseiller municipal de la Ville de Saint-Pierre lors de la séance du Conseil Municipal du 3 novembre dernier.

Le constat est simple : la Ville manque de places de stationnement et l’exaspération de certains de nos concitoyens lorsqu’ils cherchent, en vain, à se garer, est compréhensible.

L’accroissement du nombre de véhicules et les « lourds » travaux effectués sur la chaussée depuis le début de l’été ont provoqué et provoquent un engorgement des rues du centre-ville.

Il faut donc se pencher sérieusement sur ce sujet afin d’y trouver une ou des solutions, et certainement pas, comme entendu sur les ondes de SPM Première, s’enfermer dans un trop simple fatalisme.

Une de ces solutions – et c’est celle qu’a présentée le conseiller municipal de « Cap Sur L’Avenir », Pierre SALOMON – ne serait-elle pas la mise en place sur Saint-Pierre d’un service de « transport en commun » (proposition que notre Mouvement avait intégrée dans son programme dès les élections municipales de mars 2001) ?

En réponse à Pierre SALOMON, Mme le Sénateur-Maire, Karine CLAIREAUX, a proposé qu’une étude de faisabilité sur cette idée de « transport en commun » pourrait être réalisée par la Commune. Alors chiche !

Rappelons que dans un « sondage » de novembre 2009 réalisé sur le portail de cheznoo.net, 84% des internautes (soit 840 personnes sur 1000 ) avaient répondu qu’ils étaient favorables à « la mise en place d’un service de transport en commun sur la commune de Saint-Pierre qui effectuerait une boucle régulière toute la journée ».

Lire l’article que nous avions publié à la suite de ce sondage.

Séance du Conseil territorial du 29 mars 2010 : budget primitif 2011

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Mardi 29 mars, s’est tenue la séance officielle du Conseil territorial pour le budget primitif 2011. Voici le compte-rendu des votes et interventions des conseillers de Cap sur l’avenir.

  • Aides économiques et agricoles : vote pour de CSA

Nous avons voté pour cette délibération en faveur notamment des secteurs agricole et aquacole. Nous estimons en effet que c’est l’un des volets importants de notre économie, qui est encore sous exploité et loin de couvrir les besoins du marché local.

Il faut aider les initiatives allant dans le sens d’un accroissement de ce secteur, repenser notre fiscalité douanière, mais il faut également et avant tout inciter les jeunes à se former aux métiers agricoles. Ceci pour mieux répondre aux exigences de ce secteur (hygiène, sécurité, techniques d’élevage et de culture, transformation et commercialisation). Les jeunes volontaires devraient, à notre sens, obtenir un accompagnement particulier, allant de leurs études à leur installation sur le territoire, nous pensons bien entendu particulièrement à Miquelon.

  • Opération du contrat de développement 2007/2013 : vote contre de CSA

L’opération Gare Maritime reste pour nous une structure qui, si elle veut répondre aux besoins d’avenir, doit être étudiée en fonction des futurs outils dont disposera l’Archipel, notamment le ferry que le Président du Conseil territorial s’apprête à acheter ou à faire construire.

Compte tenu des vagues réponses que nous avons obtenues, nous  estimons que la réflexion n’a pas été suffisante sur ce projet. N’apprenons-nous rien du passé ? Allons nous renouveler le fiasco de la Maison de Retraite de Miquelon, cette structure qui est toujours vide à ce jour ?!

En effet, si comme le dit le Président du Conseil territorial, l’Archipel aura très vite un ferry, un certain nombre de questions mérite réflexion. Se pose par exemple la problématique du débarquement des voitures, de la mise en place d’une zone douanière pour les véhicules et le petit fret en provenance du Canada. Faudra-t-il pour cela bétonner les pelouses de la promenade de bord de mer ? Non, nous répond le Président, les voitures seront débarquées au Quai du Commerce. Cela représente un mouvement portuaire supplémentaire, donc des coûts et du temps de débarquement supplémentaires, pour un navire qui est censé (?) effectuer une triangulaire entre Saint-Pierre / Miquelon / Fortune dans une journée. C’est aussi un déplacement d’un quai à un à un autre pour les passagers pour récupérer leur véhicule. Tout cela reste peu cohérent.

Nous sommes d’accord sur le fait que le bâtiment actuel qui accueille les touristes a besoin de travaux. Nous comprenons que le Conseil territorial souhaite un nouveau local pour héberger le C.R.T ou encore la boutique des artisans. Nous voulons bien entendre que la Collectivité soit dans l’obligation d’utiliser en urgence les crédits prévus pour cette opération, car les crédits du 9ème FED doivent être rapidement dépensés (ils sont tout de même programmés depuis 2007). Mais  il n’en reste pas moins que ce projet nous semble bien précipité.

Pour le Ferry, là aussi il est nécessaire de mener une réflexion localement sur les besoins qui justifient cet investissement et les conséquences de la mise en service de ce type de navire. Nous n’avons pas, à Cap sur l’avenir, d’avis arrêté sur ce sujet, mais cela nous dérange que le Président du Conseil territorial décrète seul de la construction et de la mise en service d’un ferry,  alors que cela engage tout l’Archipel et l’ensemble de l’organisation du transport maritime.

Après avoir posé quelques questions, nous en savons maintenant un peu plus, par exemple sur le type de motorisation du navire. Celui-ci devrait donc abandonner la propulsion « hydrojet » et être équipé de moteurs à propulsion « classique » (à hélice). La durée de traversée Saint-Pierre/ Miquelon ou Saint-Pierre/Fortune serait alors de 1 heure 1/2. Ce genre de question intéresse au premier chef les usagers.

On peut effectivement se poser la question si, un temps de traversée rallongé d’1/2 heure, cumulé à la nécessité de toucher 2 quais différents pour débarquer les passagers, puis les voitures et le fret, permettra au navire d’effectuer les rotations qui permettaient jusqu’alors à une personne de Miquelon de venir pour la journée faire une visite médicale ou tout autre rendez-vous personnel ?

L’influence d’un tel outil sera certainement aussi importante pour le secteur touristique. On peut imaginer que la mise en service d’un ferry attirera plus de touristes dans l’Archipel (et nous nous en félicitons), ceux-ci n’ayant plus à laisser leur véhicule dans un parking à Fortune. Mais suite aux réponses évasives du « patron » de la Collectivité, nous doutons que l’impact de l’arrivée de touristes avec leur voiture, caravane ou camping-car ait été bien mesuré. Quid des places de parking en ville ou encore de l’aménagement de terrains de camping-caravaning à Saint-Pierre comme à Miquelon ou Langlade ? Quelles conséquences pour les taxis, les tours guidés en bus ou les hébergements ? Il est nécessaire d’étudier tous les éléments pour mieux appréhender les problématiques et solutionner ce qui doit l’être en amont.

Il nous importait aussi de connaître quel type de fret allait transporter le ferry ? Est-ce que cela ne déséquilibrera pas encore plus les lignes de transport de fret entre Miquelon ou Fortune ? La définition de « petit fret » que l’on nous a donnée nous semble bien floue et on pourrait facilement déduire des réponses du Président et de l’intervention d’un conseiller de la majorité, que la mise en service du ferry ferait finalement disparaitre l’actuelle ligne fret.

Encore une fois nous ne sommes pas contre un projet de ferry, mais nous estimons, qu’au-delà d’effets d’annonces préélectoraux, un projet précipité et mal pensé risque d’entrainer cette collectivité au-devant de difficultés supplémentaires, techniquement et économiquement.

Mardi dernier, le Président du Conseil territorial se gaussait de Cap sur l’avenir sur le plateau du JT en disant qu’il ne comprenait pas qu’on lui ait demandé, il y a quelque temps, de se mettre au travail et que lorsqu’il veut passer à l’action Cap sur l’avenir lui demande de réfléchir… Mais justement, Monsieur le Président, réfléchir c’est travailler !

  • Travaux sur les bâtiments et aides à l’habitat : vote pour de CSA

Globalement nous sommes pour les opérations d’entretien prévues sur l’ensemble des bâtiments et structures de la collectivité.

Toutefois, concernant l’opération SPEC, on nous a présenté un programme de réhabilitation de ce bâtiment pour 270 000 euros. Il en a besoin, c’est une évidence. Mais, comme l’a précisé le Président, cela ne permettra pas pour autant d’y recevoir du public… cela fait cher le cache-misère !

  • Travaux de voirie, équipements portuaires et aéroportuaires : vote pour de CSA

Un débat s’est instauré, sans pour autant que l’on obtienne le nombre de kilomètres d’enrobé que représente les 900 000 euros inscrits au budget pour Miquelon. Ce que l’on a appris par contre, c’est que ce programme n’est pas destiné à la route Miquelon-Langlade.

Par ailleurs, nous avons suggéré que, compte tenu du coût du déplacement des installations de bitumage sur Miquelon (100 000 euros minimum), d’autres travaux qui auraient pu être commandés par la mairie ou l’Etat se déroulent en même temps afin de mieux rentabiliser l’opération.

  • Electrification et Assainissement : vote pour de CSA

Nous avons souhaité savoir si la réflexion sur la création indispensable d’un gestionnaire unique du réseau d’eau et d’assainissement pour Saint-Pierre avait avancé.

Le Président nous a répondu que non.  Pourtant, c’est un prérequis de l’Etat qui attend que les deux collectivités avancent sur cette question avant d’engager une plus grande participation financière et enfin terminer rapidement les travaux sur l’ensemble du réseau.

  • Interventions sociales : vote pour de CSA

Nous en avons profité pour – à un an de la fin de l’actuel mandat – reposer la question des maisons de retraite de Saint-Pierre et de Miquelon.

Pour Saint-Pierre se pose en effet la question de la gestion de la maison Eglantine après le déménagement de l’hôpital dans ses nouveaux quartiers.

Et pour Miquelon, l’inutilisation de ce bâtiment qui résulte d’une estimation inadaptée des besoins des personnes âgées de Miquelon, qui attendent pourtant une maison médicalisée pour éviter de finir leurs jours hors de leur île et surtout loin de leurs proches.

  • Moyens des services : vote contre de CSA

Le chapitre sur les crédits réservés à l’assistance juridique et à la gestion des contentieux n’a pas reçu notre assentiment. Nous ne pouvons pas valider cette inflation permanente des dépenses en contentieux. Le Président Artano se plaint de la « judiciarisation » de la vie politique, alors qu’il est lui-même à l’initiative de nombreuses actions en justice.

L’opposition que nous représentons est bien placée pour le savoir, puisque M. Artano a porté plainte pour diffamation, après que Cap sur l’avenir ait publié sur son blog les propos qu’avaient tenus les conseillers territoriaux de CSA en séance, notamment sur l’affaire « Seafood ». Et pour cela, la Présidente de notre mouvement, Annick Girardin, sera mise en examen dans les prochains mois.

  • Budget Primitif 2011 : votre contre de CSA

Le Président Artano décrivait dans son allocution du Débat d’Orientation Budgétaire, une situation mirifique de l’Archipel. Une semaine après il se montre plus lucide sur une réalité beaucoup plus contrastée qui démontre bien une cassure économique et sociale. Il parle d’ailleurs lui-même de « période de crise ». Nous sommes heureux qu’il ait entendu nos arguments.

Par ailleurs, nous avions évoqué lors de la dernière séance officielle, les Sociétés Publiques Locales (SPL), puisque le Président de la Collectivité se proposait d’en créer deux, une pour réunir la Régie de transports maritimes, le Francoforum et le C.R.T, l’autre pour mettre en action le développement de la filière numérique locale (câble numérique marin) et contribuer à la mise en place du réseau de chaleur (centrale EDF).

Si les SPL sont intéressantes, elles ne doivent pas à notre sens être mises « à toutes les sauces ».

Par exemple pour le transport maritime en fret et en passagers, nous avons toujours parlé de GIP (Groupement d’Intérêt Public), solution que le Président de la Collectivité juge trop lourde.

Mais avant d’acter la création de 2 SPL, il nous semble nécessaire qu’une analyse juridique soit  menée de manière plus approfondie par les services de la Collectivité, car voilà, ci-après, ce que nous avons pu trouver avec nos modestes moyens :

L’article L. 1531-1 du code général des collectivités territoriales (qui est bien applicable chez nous du fait de l’article L. 6413-6 du même CGCT, c’est-à-dire du statut) précise que :

« Les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent créer, dans le cadre des compétences qui leur sont attribuées par la loi, des sociétés publiques locales dont ils détiennent la totalité du capital. 

« Ces sociétés sont compétentes pour réaliser des opérations d’aménagement au sens de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme, des opérations de construction ou pour exploiter des services publics à caractère industriel ou commercial ou toutes autres activités d’intérêt général. 

« Ces sociétés exercent leurs activités exclusivement pour le compte de leurs actionnaires et sur le territoire des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales qui en sont membres. 

« Ces sociétés revêtent la forme de société anonyme régie par le livre II du code de commerce et sont composées, par dérogation à l’article L. 225-1 du même code, d’au moins deux actionnaires. 

« Sous réserve des dispositions du présent article, elles sont soumises au titre II du présent livre. »

Il est donc nécessaire d’avoir au moins deux collectivités actionnaires. Etant donné que la création est expressément limitée aux « collectivités territoriales et leurs groupements », l’Etat ne peut donc pas être actionnaire. La Collectivité territoriale sera donc obligée d’associer soit la Mairie de Miquelon, soit la Mairie de Saint-Pierre dans son projet de création de SPL (la SODEPAR n’étant pas juridiquement une structure strictement publique ne peut jouer ce rôle).

Le Président Artano nous a dit avoir évoqué la question avec le Maire de Miquelon-Langlade qui, à ce jour, ne lui avait donné aucune réponse.

Par ailleurs, les SPL ne peuvent exercer « que sur le territoire de leurs actionnaires » :

La SPL ne serait donc pas une structure adaptée, par exemple, pour mettre en place un câble sous-marin ou faire du transport international, puisqu’elle ne pourrait intervenir que sur le seul territoire de SPM, toute action à l’international, hors du territoire de la collectivité, étant strictement interdite par la loi, que ce soit directement ou indirectement (en sous-traitance par exemple).

Attention aussi aux  SPL d’aménagement, régies par le code de l’urbanisme, qui ne sont pas applicables localement en l’état notamment pour les nouvelles « SPL » à compétence générale depuis la loi du 29 mai 2010

En l’état, et face à toutes ces incertitudes, nous trouvons prématuré d’inscrire 400 000 euros pour ces créations. Aussi, nous avons proposé de reporter cette délibération à la prochaine Décision Modificative, en attendant des précisions juridiques.

Nous avons, dans ce même chapitre, évoqué les annuités de la dette en capital du Conseil territorial, car nous trouvons « fort de café » que le Président se permette dans une même phrase de nous dire que celle-ci est en baisse de 16% et en même temps de nous expliquer qu’il a reporté la dette en capital de l’emprunt de 3 millions d’euros pour « Seafood » à 2016. Ce n’est qu’un habillage financier qui permet de faire une belle annonce, tout en léguant ses responsabilités à la prochaine équipe qui arrivera aux manettes de la Collectivité après mars 2012.

  • Budget du service public de desserte en passagers : vote contre de CSA

Les choix de la majorité auront conduit ce poste de dépense à subir une augmentation de près de 1 000 000 euros par an ! Or nous ne partageons pas ces choix et nous l’avons largement clamé haut et fort à l’occasion de l’achat du « Locmaria » (Cabestan) et de sa mise en service sous forme de régie. De plus ces dépenses supplémentaires peuvent encore s’alourdir selon la réalité des recettes de la Collectivité, celle-ci ne peut se permettre aucun accident de parcours et surtout pas de nouvelles pannes et/ou immobilisations.

  • Protocole transactionnel entre la collectivité Territoriale et la société Transport Maritime Service (TMS) relatif à la desserte de Miquelon en Fret : Abstention de CSA

A la lecture de ce protocole et après discussion, il semble que pendant des mois le transport en fret sur Miquelon s’est donc effectué dans un flou juridique et comptable.

Régulariser a posteriori un passif en la matière reste délicat nous semble-t-il !

Le Président nous demande d’accorder une participation de 10 550 euros par voyage, Saint-Pierre/Miquelon, alors que tout l’Archipel l’a entendu à plusieurs reprises sur les médias, déclarer farouchement, avec force et détermination, qu’il était hors de question qu’il accepte ce montant démesuré !

Ses « rugissements » seraient donc ceux d’un tigre de papier et ce que le Président nous demande d’accorder aujourd’hui donne l’impression d’un bras de fer gagné par l’entreprise TMS, qui de plus refuserait, d’après le Président, de fournir au minimum des justificatifs ?

Toujours à ce propos, l’implication du préfet dans ce dossier nous paraît ambiguë, puisqu’en l’affaire il a endossé le rôle de médiateur entre les deux parties.

Avec quelle neutralité les services de la Préfecture pourront alors exercer le contrôle de la légalité sur cette délibération, puisque celle-ci est en grande partie due à une initiative du Préfet ?

Cette situation est le résultat des errements de l’équipe majoritaire dans le traitement du dossier du transport maritime. C’est pourquoi nous n’avons pas voté cette délibération « floue et limite ».

Ordre du jour complémentaire

  • Cession de terrain à la SARL Ruel Frères – Parcelle cadastrée SAE 107, située Route de l’Incinérateur à Saint-Pierre : Vote pour de CSA
  • Marchés publics : Constitution d’un jury de concours permanent pour les projets 2011 : Vote pour de CSA
  • Communication : Information de l’Assemblée – Délégation du Président en matière de marchés publics
  • Communication du rapport d’audit sur le projet d’élevage de coquilles Saint-Jacques commandé par le Conseil territorial et cofinancé par l’ODEADOM.

Après une présentation du représentant local de l’IFREMER (retrouvez cette présentation sur le site de Radio Atlantique), s’est engagé un débat, dont voici les interventions de la Conseillère territoriale de de CSA, Annick Girardin :

  • Intervention 1 :
  • Intervention 2 :

DESSERTE MARITIME : un Service Public, un point c’est tout !

Au moment où semble régner un certain flottement autour du dossier de la desserte maritime de l’Archipel au Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, il nous est apparu opportun de rappeler encore une fois la position de Cap Sur l’Avenir.

Voilà 5 ans que le Mouvement Cap Sur l’Avenir réclame (en vain !) la mise en place d’un Service Public pour la desserte maritime de notre Archipel.

Note CSA du 12/10/09 : DESSERTE  MARITIME  : un Service Public, un point c'est tout ! dans Economie pdf csadesserte121009.pdf

Notre entêtement ne relève pas d’une obstination idéologique, mais belle et bien d’une analyse objective de ce dossier.

Quel constat peut-on tirer de la déplorable « saga » du transport que nous vivons en direct depuis bien trop longtemps ?

  • L’Etat et la Collectivité Territoriale déboursent aujourd’hui plus ou moins 5 Millions d’euros par an pour assurer la desserte maritime en fret et passagers de l’Archipel, si l’on y inclut l’inter-îles et l’international ! Oui, vous avez bien lu, 5 Millions d’euros, soit, pour les nostalgiques du Franc, 33 Millions de nos anciens francs !!
  • Nous sommes desservis depuis 2004 par un navire sous pavillon étranger, armé par des marins étrangers (sauf peut être 2 marins… et encore), alors qu’il y a seulement quelques années, l’Archipel disposait de son propre navire, armé en majorité avec des marins locaux !
  • Le coût du fret n’a cessé d’augmenter depuis 2004 et l’on nous promet même un « bonus » sur le coût du fret de +30% pour « accompagner » la Délégation de Service Public (DSP) que vient de signer l’Etat avec la société TSI !
  • Jamais, Ô grand jamais, l’Archipel n’a connu un tel « souk » dans sa desserte en fret et passagers ! Pour se rendre sur Miquelon ou Langlade c’est de nos jours un vrai parcours du combattant – voir le témoignage ci-dessous de Michel Borotra – qui attend les usagers. Sans parler de la desserte sur Fortune et de ses conséquences sur la fréquentation touristique !
  • Avec une Délégation de Service Public (DSP), le transport est devenu le « champ de bataille », le « lieu de confrontation » entre les principaux commerçants, importateurs et entrepreneurs locaux.

Pour mettre fin à ce mauvais scénario qui ruine nos finances (et nos entreprises), le Mouvement Cap Sur l’Avenir estime que :

  • La mise en place d’un « service public » pour la desserte maritime en fret et en passagers de l’Archipel, regroupant les moyens financiers de l’Etat et de la Collectivité Territoriale (rappelons-le, environ 5 Millions d’euros) est la seule solution viable et raisonnable pour régler une bonne fois pour toutes ce dossier.
  • Le traitement de la problématique de la desserte maritime de notre Archipel doit se faire globalement. En clair, elle doit inclure le fret, les passagers, tant au niveau de l’inter-îles que de l’international (Miquelon – Langlade – Fortune – Halifax).
  • Un « service public » permettrait à l’Archipel de se doter de ses propres outils de travail, avec à la clé des emplois locaux (eu égard aux sommes investies dans ce secteur par les pouvoirs publics – Etat comme Collectivité Territoriale – cela serait la moindre des choses à laquelle nous pourrions prétendre).
  • Un « service public » aurait l’avantage de fonctionner indépendamment de tout commerçant, entrepreneur et importateur local, ce qui ramènerait un peu de sérénité autour de ce dossier.

On pourra tenir tous les plus beaux discours du monde, mais rien n’y fera. Tant que l’Etat et la Collectivité Territoriale n’auront pas compris que le dossier de la desserte maritime nécessite une mutualisation de leurs moyens financiers, humains, techniques et matériels, et que cette desserte doit se traiter de façon globale, nous retomberons, à notre grand désarroi, dans les mêmes travers.

Pour Cap Sur l’Avenir, la desserte maritime de l’Archipel passe par un « service public » qui doit prendre en charge l’inter-îles et l’international, en fret et en passagers.

Yannick CAMBRAY

Tout ça pour ça !!

La nouvelles est tombée au cours du journal télé de RFO de ce mardi 7 juillet : l’Etat a délégué la desserte maritime internationale en fret de l’Archipel entre Halifax et St-Pierre à la Société TSI (Transport International Service), société créée en décembre 2008 par Messieurs Michel, Max et Jacky GIRARDIN.

Qu’en penser ?

Mise à part l’annonce du nom du nouveau délégataire, il faut bien avouer que le Préfet a été bien discret et évasif sur le contenu de cette nouvelle Délégation de Service Public (DSP). Malgré tout, Cap Sur l’Avenir peut d’ores et déjà exprimer 3 regrets :

  • Le refus par le Gouvernement de mettre en place un véritable « service public » pour notre desserte ;
  • Le refus par l’Etat de traiter la problématique de la desserte maritime de notre Archipel dans sa globalité, c’est à dire incluant le fret, les passagers, tant au niveau de l’inter-îles que de l’international ;
  • L’obstination de l’Etat à vouloir confier la gestion de la desserte maritime internationale en fret à un acteur économique local (importateur/commerçant/entrepreneur), alors que cette solution a été largement décriée par une grande majorité de la population qui n’en peut plus des « guéguerres » (inévitables sur un petit territoire comme le nôtre) qui ne manqueront pas d’éclater (comme par le passé) entre le transporteur et les autres importateurs, commerçants et entrepreneurs locaux ;

Par ailleurs, le Préfet est resté très flou sur des aspects de cette DSP pourtant essentiels pour nous :

  • Quid de la reprise de l’ex-personnel à terre d’Alliance S.A toujours au chômage et de l’embarquement de marins locaux sur le prochain navire qui assurera la desserte ?
  • Quid de la prise en compte de la desserte sur Terre-Neuve dans le périmètre de cette DSP ?
  • Quid de la solution dite du « palan/sous palan » ?
  • « Last but not least », quid du prix du transport des marchandises ?

Enfin, en tant que Conseiller territorial, je ne peux que regretter le fait que le Préfet de l’Archipel ait rendu public le nom du prochain délégataire et le peu d’éléments concernant le contenu de la prochaine DSP, sans même daigner en référer au préalable à l’ensemble des élus siègeant dans la Commission des Services Publics Locaux, alors qu’il s’y était engagé en mettant en avant les notions de « transparence » et de « concertation »… quelle mascarade ! Quant à l’annonce en plein juillet de cette décision tant attendue depuis des mois… le choix de la période n’est pas innocente… la technique est bien connue : profiter de l’été, période de vacances où les gens sont certainement moins attentifs à l’actualité, pour faire passer la couleuvre, que personnellement j’ai du mal à avaler.

Bref, après un an de « réflexion » et de mise en scène, qu’est-ce qui a changé ?

Rien ! On a remplacé Alliance SA par Transport International Service et on a remplacé les dirigeants, tous aussi commerçants et importateurs que leurs prédécesseurs… quel piètre tour de passe passe…
Malgré le ton solennel adopté par le Préfet, « la montagne a accouché d’une souris »… la saga du transport maritime a encore de beaux jours devant elle !

Yannick Cambray

 

Et encore, « on n’vous dit pas tout » !!

Si Anne Roumanof avait l’idée de s’inspirer de la situation de l’Archipel pour écrire ses célèbres sketchs « brèves de comptoir », nul doute qu’elle aurait du « grain à moudre » depuis 3 ans que l’équipe « Archipel Demain – UMP » est à la tête de la Collectivité !

En ce début d’été 2009, tout va de mal en pis :

-      Après l’annonce en grandes pompes par le président du Conseil territorial en septembre 2006, d’un Schéma de Développement Touristique qui devait nous permettre de doubler d’ici 2010 le nombre de visiteurs (soit atteindre les 26 000 touristes !!!), c’est plutôt à un mélodrame digne de la série télé « Plus belle la vie » auquel nous assistons au sein du Comité Régional du Tourisme :

  • licenciement du directeur en début d’année,
  • nomination d’une directrice métropolitaine en avril, à propos de qui le Président Artano ne tarissait pas d’éloges,
  • démission de la présidente du CRT il y a quelques semaines, qui a également démissionné de son mandat de conseiller territorial de la majorité,
  • mouvement social des employés du CRT la semaine dernière, réclamant le départ de la directrice. Les touristes sont accueillis au CRT sous des banderoles syndicales du plus bel effet… ce sera certainement la « french touch » que retiendront ces visiteurs…
  • annonce il y a quelques jours du président Artano sur le plateau du JT de RFO, du limogeage de la directrice en pleine saison (!!!), et n’en doutons pas, avec certainement à la clé des indemnités de départ « rondelettes » !

Bref, un constat désastreux en quelques mois et un gâchis de « quelques » dizaines de milliers d’euros plus tard, c’est le « souk » le plus complet dans le secteur du tourisme ! L’association des professionnels du tourisme « Le Phare » en a même perdu en route sa présidente, qui écoeurée par ce grand « foutoir » a fini par jeter l’éponge et démissionner !

-      Un transport inter-îles, tant en fret qu’en passagers, qui chaque jour nous améne son lot de cafouillages, de fausse solution et de rebondissements. Malgré la flambée de subventions versées aux armateurs, nous voilà propulsés 15 ans en arrière !!

-      Une maison de retraite à Miquelon flambant neuve qui désespère d’accueillir ses premiers pensionnaires !

-      Un réseau d’eau et d’assainissement qui a englouti des millions d’euros et qui déverse dans la nature ses flots de matières fécales et ses odeurs pestilentielles, pour le « bon plaisir » des estivants !

-      Des aide-ménagères laissées sans ressources, que l’on ballotte d’un service à l’autre et dont il serait urgent de prendre en compte la détresse !

-      Une filière « pêche » qui navigue sans capitaine et dont les acteurs se demandent à quelle sauce ils vont être mangés !

Et pour finir, un Président du Conseil territorial qui « pleure » publiquement sur les « misérables » 500 euros que la justice lui reproche de gagner en trop… Mais quand on gagne 8100 euros par mois, on ne fait pleurer personne Monsieur le président ! Les aide-ménagères et les salariés modestes de l’Archipel apprécieront certainement cette lamentation indécente, eux qui attendent avec impatience un geste de ce même président pour qu’il abonde de 50 « malheureux » euros le RSTA, ce qui leur permettrait, à l’instar de leurs collègues ultra marins, d’espèrer un « petit plus » pour leur pouvoir d’achat dès cet été !

Allez, c’est pas grave, on oubliera tout ça bientôt quand on fera la fête durant les « Déferlantes Atlantiques »… pardon ?… y’a pas de « Déferlantes » non plus ?!!!

Le Conseil territorial, les mouvements Archipel Demain et l’UMP975 vous souhaitent un bon été… Mecontent

Yannick Cambray

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