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Débat d’orientation budgétaire de la CT : la dette par ménage explose

CT.081217

Ce vendredi 8 décembre, le Conseil territorial organisait son débat d’orientation budgétaire (DOB).

A cette occasion, Matthew Reardon, le conseiller d’opposition de Cap sur l’Avenir, a prononcé une allocution très alarmiste concernant les choix d’investissements colossaux et incertains effectués par la majorité Archipel Demain et les graves répercussions sur l’endettement des ménages de l’Archipel.

L’allocution de Matthew Reardon :

Monsieur le Président du Conseil territorial,
Mesdames et messieurs les Vice-Présidents,
Mes chers collègues conseillers territoriaux,

Au moment de ce débat d’orientation budgétaire pour 2018, moment fort de la vie démocratique de notre Archipel, je commencerai par un chiffre : 17 000 euros.

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre, imposable ou non-imposable, du fait des choix de l’équipe actuelle au Conseil territorial.

Je commence par un chiffre, mes chers collègues, car les chiffres sont têtus – tout comme nous à Cap sur l’Avenir.

Et ceux-ci sont incontestables, car il s’agit de vos propres chiffres concernant la dette de la Collectivité après la première phase d’emprunts et de dépenses pour les ferries, enfin communiqués il y a quelques jours seulement, ainsi que du chiffrage de l’IEDOM concernant le nombre de ménages de l’Archipel.

17 000 euros, Monsieur le Président, c’est ce que devra payer chaque ménage de l’Archipel – en plus des impôts habituels, et même pour ceux qui ne sont pas imposables – pour régler la facture des décisions que vous avez prises dans cette assemblée.

C’est colossal, c’est sans précédent dans l’histoire de l’Archipel – et c’est loin d’être terminé !

En effet, 17 000 euros de dette par ménage, c’est juste en intégrant le début des coûts des ferries. Ça n’inclut toujours pas le coût réel des installations, et notamment des vrais quais permanents, pour qu’ils puissent fonctionner.
Vous reconnaissez vous-même que ces quais sont toujours à l’étude, et que le montant de 16 millions d’euros prévu dans les éléments budgétaires remis pour notre débat d’aujourd’hui relèvent donc, en l’état, de la pure fiction. La note réelle risque, comme d’habitude, d’être bien plus salée.

Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité…

17 000 euros, ce n’est pas fini, car il n’y a rien, dans cette dette colossale et sans précédent, concernant les conséquences des frais de fonctionnement de ces deux ferries. Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité, et vous avez mis SPM Express sur le carreau en leur refusant une rallonge de 150 000 euros, ce qui aurait amené le coût de la desserte pour la Collectivité à un peu plus d’1 million d’euros.

Avec le Cabestan – c’est-à-dire avec un seul traversier ! – le Président Lenormand nous a confirmé sur les médias une subvention d’équilibre de 3,2 millions d’euros par an !

3,2 millions par an, juste avec le Cabestan ! Qu’est-ce que ce sera avec les deux ferries ? Et bien, 1,8 million de plus, toujours selon le Président de la Collectivité, soit 5 millions par an !

Aviez-vous véritablement pris la mesure des conséquences de vos choix avant de vous lancer dans une pareille aventure avec l’argent des contribuables?

Je suis navré de vous dire aujourd’hui que j’en doute fortement, Monsieur le Président, puisque l’opposition réclame systématiquement, à chaque séance officielle du Conseil et en Conseil Exécutif, la communication de tous les éléments du dossier ferries.

Vous nous les avez promis, vous avez reconnu que c’est un droit pour tous les conseillers territoriaux, mais en résultat des courses, les ferries sont là aujourd’hui et on n’a toujours pas ces éléments qu’on attend depuis le mois de mars dernier !

Que cherchez-vous à cacher, Monsieur le Président ? Ces éléments promis sur le cahier des charges, sur les projections financières de fonctionnement, sur les conditions des emprunts souscrits, y compris avec la banque néerlandaise Rabobank, sur les fréquences de rotation et sur le tarif des billets notamment, est-ce qu’ils sont si mauvais que vous n’osez finalement pas tenir parole et nous les transmettre ?

Ou alors, c’est l’autre alternative que j’entrevois, est-ce tout simplement que vous nous avez tous endetté sur un projet aussi colossal sans même anticiper combien ça allait coûter au total et comment on allait utiliser ces ferries ?

Il y a encore quelques mois, l’ancien Président Artano se moquait des capacités de calcul du Député qui se disait effrayé par cette opération ferries qui devrait avoisiner au final les 50 millions d’euros…

Or, aujourd’hui, non seulement vous confirmez ce chiffre sur les ondes de SPM Première, mais en plus vous revendiquez les 50 millions que coûtera de cette opération… où est la logique ? Honnêtement, je n’arrive plus à vous suivre…

Nous sommes inquiets, tout comme la population, Monsieur le Président, et nous sommes en droit de nous poser des questions!

Surtout quand on voit la désorganisation totale entourant l’arrivée des ferries, avec un quai provisoire construit à la hâte à Saint-Pierre et toujours pas terminé, des problèmes majeurs à régler sur Miquelon et qui ne doivent en aucun cas donner lieu à un passage en force au préjudice de tous les autres usagers du port, et puis le réveil soudain concernant l’absence à la date d’aujourd’hui de port en face, sur Terre-Neuve, pour accueillir les bateaux.

On dit que l’histoire se répète, mais j’ai vraiment l’impression d’être de retour au moment de la construction de la gare maritime, ou de l’achat du Cabestan. Car un grand nombre des questions qui se posent aujourd’hui, Cap sur l’Avenir vous les avait déjà posées à l’époque !

Annick Girardin et Yannick Cambray avaient questionné la majorité actuelle sur la pertinence du choix de l’emplacement de la gare maritime, compte tenu du projet ferry qui état déjà annoncé – et c’était juste un seul ferry à l’époque.

Les conseillers de Cap sur l’Avenir vous avaient aussi prévenu, avant l’achat, des problèmes de moteur que connaissait déjà le Cabestan, qui s’appelait alors Loc Maria…

Annick Girardin et Yannick Cambray vous avaient averti concernant le gouffre financier que représentait ce navire, y compris avec les frais d’adaptation et la création d’une régie en fonctionnement…

Et résultat des courses, les contribuables locaux ont perdu 5 millions et demi d’euros sur la vente de ce navire, bradé à Damen dans le cadre du projet ferries.

5 millions et demi de perte, juste sur le matériel, sans même prendre en compte la subvention d’équilibre annuelle de 3,8 millions d’euros pour le fonctionnement !

Aujourd’hui, depuis notre élection et tout au long de la campagne des territoriales en mars – j’ai en mémoire des échanges très vifs à ce sujet lors du débat télévisé, Monsieur le Sénateur-conseiller – Tatiana Vigneau-Urtizberea et moi-même vous avons alerté concernant les lacunes évidentes du projet ferries, avec l’absence de possibilité d’accueil sur Fortune, l’absence de solution acceptable pour tous les usagers sur le port de Miquelon, et l’absence de quais d’accueil sur Saint-Pierre, où, comme sur Miquelon, l’accueil des ferries ne peut pas justifier un passage en force au préjudice de tous les autres utilisateurs.

Sur tous ces points, un seul mot me vient à l’esprit : AMATEURISME !

Car c’est aujourd’hui seulement, après l’arrivée des ferries, que la Collectivité se réveille pour remettre à l’Etat un projet d’utilisation partagée des quais d’Interpêche, alors qu’il s’agit d’un projet élaboré et proposé à la Collectivité il y a plus d’1 an par les autorités du Port – et que la Collectivité avait alors refusé !

C’est décidément un bien mauvais prétexte pour tenter de justifier l’inaction, la légèreté et l’amateurisme blâmable de la majorité actuelle de ce Conseil.

Aujourd’hui, les questions sont nombreuses et légitimes, mes chers collègues.

Monsieur le Président, avant de réceptionner localement ces deux ferries construits à prix fort à l’étranger – et notamment en Turquie – avez-vous bien vérifié qu’ils disposent de l’ensemble des certifications et des autorisations pour naviguer dans l’Archipel ?

Ce serait un comble d’incompétence, alors que les navires sont payés et que les échéances d’emprunt commenceront à tomber sous peu, si ces navires n’étaient finalement pas utilisables, ou devaient subir de nouveaux retards techniques avant qu’ils puissent entrer en service et qu’on puisse commencer à en tirer un quelconque bénéfice!

Je vous remercie par avance de vos précisions là-dessus, mais j’ai une autre question tout aussi urgente, Monsieur le Président.

Outre le coût réel des quais sur Saint-Pierre et la préservation nécessaire du port de Miquelon pour les autres usagers, où en êtes-vous concernant la recherche d’un port d’accueil sur Terre-Neuve?

Sur Fortune, c’est une petite fortune, justement, qui manque pour que les ferries puissent y accoster.

Or, aller jusqu’à Grand Bank, même s’ils étaient prêts à nous recevoir, ce n’est pas la même chose que Fortune, notamment pour des ferries beaucoup plus lents que le traversier actuel.

Est-ce que vous pouvez au moins nous confirmer, Monsieur le Président, que ce ne sont tout de même pas les gens de l’Archipel qui vont finir par devoir financer les travaux sur les quais de Fortune ?

Il serait inacceptable que ce soit l’Archipel qui doive payer une fois de plus le prix de la mauvaise gestion et de l’absence de prévision des questions basiques par ce Conseil, que ce soit en payant ces travaux de notre poche – ou alors en les faisant payer pour nous par l’Etat, soit autant d’argent qui serait alors perdu pour l’Archipel.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour vos réponses sur ces questions fondamentales.

En l’attente, mes chers collègues, je me dois de rappeler une dernière fois que 17 000 euros de dette pour chaque ménage de l’Archipel, ce n’est malheureusement qu’un début, puisque ces chiffres communiqués aujourd’hui n’incluent rien concernant les autres chantiers annoncés et en cours, dont tout particulièrement les millions, voire les dizaines de millions, du nouveau Palais Territorial.

Monsieur le Sénateur-conseiller lui-même a été obligé de reconnaître, sur les ondes de SPM 1ère et pour la première fois en plus de onze années aux manettes du Conseil, que la Collectivité ne pourra pas continuer à faire de telles dépenses du fait de sa dette colossale.

On comprend mieux, du coup, les choix de désengagement financier de la Collectivité ces dernières années, que ce soit sur le financement des écoles privées, le transport scolaire, la desserte de l’Île aux Marins, la formation professionnelle, ou encore le déneigement pour les personnes âgées et dépendantes, pour ne citer que quelques exemples.

Et tout cela, pour des montants dérisoires en comparaison avec les coûts annoncés – et ceux qu’on nous cache encore – pour les ferries, ou encore pour le nouveau Palais Territorial.

Dans ce Débat d’Orientation Budgétaire, mes chers collègues, l’orientation est terriblement claire : la pente est plus que descendante, et la Collectivité fonce aujourd’hui droit dans le mur qui nous attend tout en bas.

Monsieur le Président du Conseil territorial, mes chers collègues, il est encore temps de se ressaisir ! L’opposition est présente pour vous y aider, à notre niveau, mais pour cela il faudrait au moins commencer par répondre à nos questions légitimes et à nous donner les informations de base qui nous reviennent de droit et que vous nous avez promis depuis le début de l’année !

Merci de votre attention.

  • L’interview de Matthew Reardon à la sortie de la séance officielle :

La municipalité enlisée …

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A l’annonce de la décision de la majorité municipale de réduire de manière drastique et unilatérale le déneigement de bon nombre de personnes âgées, les élus de Cap Sur l’Avenir ne peuvent que s’insurger.

Nous avons laissé la vague médiatique déferler, les querelles de clochers entre la Mairie et le Conseil Territorial s’éteindre … Nous pensions bien naïvement qu’une solution serait trouvée, que chacun retrouverait le bon sens et la solidarité dont il doit faire preuve en tant qu’élu.

Au bout du compte quelle solution pour nos aînés ? Aucune !

Cette décision sans concertation, sans préavis et surtout à la veille des premières neiges ne peut être que regrettable et dommageable pour nos aînés.

Il s’agit ici d’un vrai choix politique, camouflé derrière un faux argumentaire financier ! Les choix de la majorité, il faut qu’elle les assume !

Nous ne reviendrons pas ici sur les débats que nous avons eus depuis bientôt 20 ans au sein de cette assemblée, mais visiblement à force d’obstination on va droit dans le mur !

Argumenter aujourd’hui sur la pénibilité au travail alors que cela fait des années que les agents municipaux se démènent (et c’est rien de le dire !) pour rendre au mieux un service à la population et qu’on leur « sucre », sans préavis, leur supplément salarial durement gagné, c’est un comble !

Quand on se dit de gauche, on agit en femmes et hommes de gauche !

Territoriales 2017

 

csa.ct2017Ce dimanche 19 mars, au terme d’une campagne courte, mais intense au cours de laquelle deux projets et deux façons de diriger le territoire ont été débattus, les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon se sont exprimés clairement en faveur de la liste Archipel Demain.

Nous respectons évidemment ce choix exprimé démocratiquement par la population.

Nous tenons ici à remercier chaleureusement tous les électeurs qui ont fait le choix du projet porté par notre liste Cap sur l’avenir et nous regrettons évidemment de ne pas avoir pu leur offrir la belle victoire qu’ils espéraient.

Nous remercions également toutes les personnes qui ont contribué à la co-construction de notre projet, et elles ont été nombreuses et actives.

Le score sans appel réalisé par la liste Archipel Demain oblige maintenant plus que jamais le nouvel exécutif.

A cet égard, nous serons particulièrement vigilants au respect des engagements pris devant les Saint-Pierrais et les Miquelonnais et au respect du dialogue démocratique avec l’opposition.

Le verdict des urnes n’aura par contre accordé à la liste Cap sur l’avenir que 2 postes de conseillers territoriaux pour Saint-Pierre et aucun siège pour Miquelon !

C’est le résultat de la modification statutaire de 2007 effectuée par le Président Artano et le Député Grignon à l’époque, qui attribue à la liste sortant en tête de l’élection territoriale une prime exorbitante pour l’attribution des sièges.

Ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui cruellement d’actualité : l’expression démocratique est-elle véritablement respectée alors qu’un tiers de la population de Miquelon ne sera pas représentée au Conseil territorial pour les 5 prochaines années ?

Quoi qu’il en soit, nos deux conseillers territoriaux de Saint-Pierre porteront la voix de Cap sur l’avenir, fidèles aux valeurs que nous défendons pour Saint-Pierre-et-Miquelon, avec comme seule boussole l’intérêt général de notre territoire et de sa population.

Nous remercions aussi toutes les personnes qui nous ont adressé des messages de soutien depuis hier.

Nous reprendrons pour conclure les mots de Franklin Delano Roosevelt :

Il est dur d’échouer ; mais il est pire de n’avoir jamais tenté de réussir.

Saint-Pierre et Miquelon au centre des débats du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) !

CESE

Lors de son dernier déplacement à Paris (du 8 au 15 mai), le Conseiller Economique, Social et Environnemental de St Pierre et Miquelon a participé à différents rendez-vous et rencontres de travail mettant à l’honneur l’Outre-Mer et plus particulièrement notre Archipel. Sans bruit ni tapage médiatique, Yannick CAMBRAY poursuit son mandat avec l’objectif de faire entendre notre « voix » au sein de cette Institution.

* Le mardi 10 mai, dans le cadre des travaux de la Délégation Outre-Mer du CESE dont il est membre, le Conseiller de SPM a eu le plaisir d’accueillir le Président de la Collectivité Territoriale, M. Stéphane ARTANO. La Délégation doit rendre d’ici à la fin de cette année un rapport ayant pour thème « le Tourisme Durable en Outre-Mer ». Etant donné que le « fil conducteur » du 11ème FED (Fonds Européen pour le Développement) octroyé à l’Archipel est justement le tourisme durable, Yannick CAMBRAY  avait sollicité le Président ARTANO pour être auditionné par la Délégation Outre-Mer afin qu’il apporte son témoignage dans le cadre de cette auto-saisine. Cette audition de plus d’une heure a permis au Président du CT de mettre en avant la problématique et les enjeux du tourisme durable pour St Pierre et Miquelon.

* Le mercredi 11 mai, l’ensemble des Conseillers Economiques, Sociaux et Environnementaux d’Outre-Mer ont reçu pour un déjeuner de travail Frédéric POTIER, le Conseiller Outre-Mer du Premier Ministre, Manuel VALLS. Une occasion pour Yannick CAMBRAY d’évoquer la prochaine visite du Premier Ministre et d’insister pour que celle-ci se déroule sur deux jours, soit les 18 et 19 juin.

* Le mercredi 11 mai, Yannick CAMBRAY est intervenu en séance plénière du Conseil pour présenter la position du Groupe Outre-Mer sur le rapport intitulé « les circuits courts de distribution alimentaire ».

Vous trouverez ci-après l’intégralité de sa déclaration dans laquelle il a souligné deux sujets bien spécifiques à l’Archipel, à savoir :

-  La possibilité de profiter des vols militaires qui sont amenés à faire escale dans l’Archipel pour l’acheminement de produits frais (une demande faite par certains grossistes locaux lors de la venue du Président de la République en décembre 2014);

- La réalisation d’une étude sur la faisabilité d’une ligne aérienne directe entre notre Archipel et l’Hexagone.

* Toujours le mercredi 11 mai, mais en soirée cette fois, les Conseillers d’Outre-Mer ont été reçus  par la Ministre Annick GIRARDIN au Ministère de la Fonction Publique pour un dîner de travail. Une occasion d’échanger de façon très conviviale sur les problématiques des Fonctions Publiques en Outre-Mer ainsi que sur la future loi de programmation dite « égalité réelle dans les outre-mer » qui est en cours de préparation.

Yannick CAMBRAY a terminé son séjour par une réunion de travail le jeudi 12 mai avec la Ministre Annick GIRARDIN et le Député Stéphane CLAIREAUX sur des sujets spécifiques à l’Archipel.

 

L’intervention de Yannick CAMBRAY :

« Monsieur le Président, Monsieur le Rapporteur, Chers Collègues,

Nous, membres du Groupe de l’Outre-Mer, nous avons la singularité au sein de cette Assemblée d’être les seuls Conseillers à être « rattachés » ou « identifiés » à un Territoire.

De fait, lors de nos interventions, notre « regard » est souvent tourné vers ces territoires dont nous sommes les représentants. Oui, je sais que ça peut parfois « agacer », mais souligner nos « spécificités » lors des travaux du CESE permet de rappeler, autant que nécessaire, que ce qui va de soi pour l’hexagone, est souvent difficilement transposable en l’état dans les outre-mer.

Aussi, au nom du Groupe de l’Outre-Mer, je tiens à remercier le rapporteur et la section pour leur écoute quant aux enjeux ultramarins.

Les contraintes structurelles de nos territoires (selon le cas, l’éloignement, le climat, le manque de foncier, l’étroitesse des marchés, la très forte concurrence des pays tiers voisins …) font que certaines solutions proposées depuis Paris se heurtent souvent aux réalités de nos territoires, et apparaissent parfois déconnectées des contraintes de nos acteurs locaux. Ainsi que le rappelle le projet d’avis, la mise en place des Plans Régionaux d’Agriculture Durable pourraient permettre une adaptation souhaitable à nos enjeux spécifiques. En outre, ces plans devraient faciliter les échanges avec les pays tiers voisins.

Par ailleurs, certaines préconisations que nous avons pu proposer comme l’acheminement de produits frais en profitant des vols militaires qui sont amenés à faire escale dans les collectivités les plus petites et les plus isolées comme celles de Saint-Pierre et Miquelon, de Wallis et Futuna ou des archipels polynésiens, peuvent paraître baroques pour un regard métropolitain, mais pour les consommateurs de ces territoires, il s’agit de solutions concrètes qui tendent à répondre à certaines contraintes structurelles très marquées et spécifiques : l’isolement important, l’absence de desserte régulière en fret, l’impossibilité de produire localement par manque de terres agricoles disponibles, l’environnement régional qui ne permet pas de garantir un approvisionnement en produits frais aux normes sanitaires européennes.

Je profite de l’occasion qui m’est donnée ici pour rappeler l’importance de la desserte aérienne pour nos territoires. A Saint-Pierre et Miquelon, je souhaite que le Gouvernement engage une étude sur la faisabilité d’une ligne aérienne directe entre notre Archipel et l’Hexagone.

Plus généralement, en matière de distribution alimentaire, les outre-mer se caractérisent encore par un manque de concurrence à différents niveaux. Dans certaines collectivités ultramarines, les contrats d’exclusivité de long terme conclus entre les grandes marques nationales avec un importateur-grossiste local unique aboutissent à des rentes, à des abus sur les marges, et à une impossibilité pour les distributeurs de choisir leurs fournisseurs. Cela impacte négativement les prix et la qualité des produits. Le projet d’avis met en évidence avec pertinence ces problématiques, et souligne à raison la nécessité de pérenniser les outils spécifiques créés par la loi en 2012 tels que les boucliers qualité prix et d’attribuer aux Observatoires des Prix et des Marges et des Revenus, les moyens financiers adaptés à leur mission.

Enfin, alors que nos territoires sont marqués par des problématiques de santé particulières (diabète et obésité), nous tenons à rappeler au Gouvernement la nécessité que soit enfin pris l’arrêté interministériel visant à interdire des niveaux de sucres supérieurs à ceux pratiqués dans l’hexagone pour certains produits fabriqués localement (soda, produits laitiers, biscuits).

Les préconisations de ce projet d’avis sont de grande qualité, ainsi, le Groupe de l’Outre-Mer le votera.

Yannick CAMBRAY »

 

Retour sur la séance du Conseil Municipal du 12 avril

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Ce mardi 12 avril s’est tenue une séance officielle du Conseil municipal de Saint-Pierre.

A leur habitude, les élus de Cap Sur l’Avenir ont fait preuve d’un esprit constructif, mais critique, basé sur le dialogue, la recherche du consensus et la volonté d’avancer dans l’intérêt général.

Notre vision : être proactif plutôt que réactif.
Parmi les dossiers abordés :
Le règlement de la déchèterie : un manque de concertation
A la lecture de l’ordre du jour conséquent de cette réunion, les Conseillers municipaux de Cap Sur l’Avenir se sont interrogés sur la mise en place du règlement de la déchèterie.

Sur le fond, il est évident qu’il faut réglementer et cadrer l’apport des déchets, tout le monde en est d’accord – y compris les professionnels – mais sur la forme, il faut de la concertation !

C’est pourquoi les élus de CSA sont allés à la rencontre des artisans-commerçants pour avoir leur ressenti, notamment sur les modalités d’ouverture du site. Ils ont ainsi pu constater le mécontentement des chefs d’entreprise,  tous surpris de voir formalisé un règlement sur lequel ils n’ont pas, ou peu, été consultés.

Lors de la séance officielle, les élus de CSA ont exprimé le souhait de voir aborder avec les professionnels les enjeux techniques concrets en amont de l’adoption de ce règlement. Des échanges au débotté avec les employés des entreprises locales, usagers de la déchèterie, ne peuvent se substituer à une consultation des chefs d’entreprise eux-mêmes.

Or, après discussion, et contrairement à ce que Mme Claireaux a affirmé  au journal télévisé du mercredi 13 avril, il a bien été convenu lors des débats que si les contraintes techniques (demi-journées de fermeture par exemple…) s’avéraient trop lourdes pour les professionnels, celles-ci pourraient évoluer, dans le respect, évidemment, de la législation.

Nous craignons que l’attitude et le ton péremptoire adoptés par Mme Claireaux sur cette question au journal télévisé augure un dialogue à venir difficile malgré l’engagement pris par la majorité au cours de cette séance.

Les élus de Cap Sur l’Avenir réaffirment leur volonté d’aller de l’avant sur ce dossier, mais pas à n’importe quel prix, ni n’importe comment. Et surtout, il faut associer (en amont) la population et les acteurs de terrain que sont les commerçants et artisans, eux-mêmes étant d’accord pour participer à cette évolution nécessaire pour le traitement de nos déchets. Ils nous l’ont dit.

C’est dans la concertation que ce dossier doit évoluer, d’où un nécessaire dialogue en amont et non une discussion à postériori, une fois les choix arrêtés par la Municipalité ! Les conseillers de l’opposition regrettent donc ici la manière d’opérer de la majorité sur ce dossier.
Un budget supplémentaire 2016 sans ambition 

Comme lors des précédents budgets supplémentaires, les conseillers de CSA se sont abstenus en raison du manque de projets et d’ambition de l’équipe majoritaire en terme d’investissements, alors que la commune bénéficie d’une réelle capacité d’emprunt.

Pour mémoire, lors du vote du budget primitif 2016, les élus de l’opposition s’étaient déjà abstenus regrettant que l’équipe de Mme Claireaux choisisse à nouveau la prudence et l’immobilisme pour cette année 2016, alors que les projets ne manquent pas pour améliorer les conditions et le cadre de vie de nos concitoyens.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2016/01/19/retour-sur-le-conseil-municipal-de-saint-pierre-du-12-janvier/

La question du FISAC (Fonds d’intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce) a aussi été abordée. Ce dispositif a été étendu à Saint-Pierre-et-Miquelon après un travail de longue haleine d’Annick Girardin et de Stéphane Claireaux en collaboration avec la CACIMA.

Pour mémoire : http://depute975.net/2015/07/17/fisac-le-resultat-dun-travail-collectif-deputecacima/

La mise en oeuvre de ce dispositif incitatif est portée localement par la CACIMA qui doit s’appuyer sur une collectivité pour l’activer. Or, alors que la Mairie de Saint-Pierre a été sollicitée depuis des mois pour participer à cette opération au bénéfice du développement des commerces, aucune ligne budgétaire ne figure au Budget Supplémentaire de la commune de Saint-Pierre pour abonder ce dispositif.

Il est ainsi regrettable que le FISAC, dont la vocation est de dynamiser les activités commerciales et de rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite les commerces en centre-ville, n’ait été retenu dans ce budget. Le motif invoqué est une insuffisance de données chiffrées dans le dossier fourni par la CACIMA et le fait que les commerçants ne sont souvent pas propriétaires du bâtiment qu’ils occupent. Le dossier a pourtant été déclaré recevable par la DCSTEP et si la Mairie souhaitait plus d’informations, il suffisait de les demander à la CACIMA. Par ailleurs, il s’avère que les propriétaires des bâtiments à vocation commerciale en centre-ville sont aussi éligibles à ce fonds.

Le commerce local fait pourtant partie intégrante de la vie d’une commune. Aussi il est dommage que l’aspect économique de Saint-Pierre ne fasse pas partie des préoccupations de l’équipe majoritaire à la mairie de Saint-Pierre.
L’absence de solidarité locale entre collectivités
En l’absence de soutien financier à la Commune de Miquelon-Langlade dans ce budget supplémentaire, les élus de CSA ont interrogé Mme Claireaux (tout comme les conseillers territoriaux ont interrogé le Président de la Collectivité territoriale) sur leur volonté d’accompagner financièrement la Commune de Miquelon-Langlade suite au sinistre survenu récemment.

Si la solidarité nationale s’exerce avec l’attribution à Miquelon d’une aide exceptionnelle d’un million d’euros par l’Etat, la solidarité locale devrait s’exercer aussi. C’était en tout cas le souhait et la position des élus de CSA, car si la mise à disposition de matériel est possible, elle reste toutefois limitée par le caractère insulaire des communes.
Financement du bitumage 
Il y a un an, les conseillers municipaux de Cap Sur l’Avenir avaient demandé qu’un plan pluriannuel de bitumage puisse être établi en concertation avec les maîtres d’ouvrage que sont l’Etat, la Collectivité territoriale et les mairies de Saint-Pierre et de Miquelon-Langlade.

Toujours dans un esprit constructif, ils avaient suggéré qu’un courrier commun majorité-opposition puisse être envoyé au Gouvernement pour tenter d’obtenir une subvention exceptionnelle sur plusieurs années afin de remettre à niveau le réseau routier de la ville de Saint-Pierre qui se trouve être dans un piteux état.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2015/04/07/yen-a-marre-des-trous-et-des-gueguerres/

L’ensemble des élus de Cap sur l’Avenir ont ainsi adressé un courrier aux trois responsables des collectivités locales afin que soit organisée, dans les plus brefs délais, une réunion de travail afin de mutualiser la demande auprès de l’Etat.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2015/04/17/plan-de-bitumage-apres-le-consensus-laction/

Inquiets de l’immobilisme constaté sur cette question, les élus de Cap Sur l’Avenir sont intervenus de nouveau à ce sujet lors de la séance du 5 mai 2015.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/category/mairie-de-saint-pierre/page/2/

La lecture de ce budget Supplémentaire 2016, démontre qu’ aucun état des lieux collectif n’a été établi en concertation par les 3 collectivités. Nous doutons pourtant que des actions dissociées puissent être suffisantes pour une mise à niveau de l’état de nos routes.

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