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Conseil municipal : débat d’orientation budgétaire 2016

ycambray.dob.2016

Allocution prononcée ce mardi 15 décembre pour le débat d’orientation budgétaire 2016 par le nouveau Conseiller Economique, Social et Environnemental, Yannick Cambray, conseiller municipal de Cap sur l’avenir :

Madame le Sénateur-Maire,
Mesdames et messieurs,
Chers collègues,
Nous voilà déjà rendus à notre second Débat d’Orientations Budgétaires, soit, quasiment, au tiers de notre mandat ! Que le temps passe vite !

Si l’on en croit les derniers chiffres publiés par l’IEDOM, la situation économique de l’Archipel serait satisfaisante, la quasi-totalité des « voyants » serait au « vert » selon cette institution.

Toutefois, entre la vision comptable de l’économie et la réalité du terrain, j’estime pour ma part qu’il y a un fossé.

En effet, nombreuses sont les personnes qui se plaignent des prix à la consommation, de leurs difficultés à « boucler leur fin de mois », à assumer leurs charges de loyer, d’emprunts ou de chauffage, sans parler du « reste à vivre » qui permet tout juste à certains de nos concitoyens de se nourrir. Les ouvriers saisonniers, les employés du Commerce, les chômeurs, les « petits » retraités (pour ne citer que ces 4 catégories sociales) ont de plus en plus de difficultés à vivre décemment chez nous. En tant qu’élus, c’est une réalité que l’on se doit de garder en mémoire lors de nos prises de décisions !

Certes, personne n’est sur la rue ou ne meurt de faim dans notre Archipel. Les organismes sociaux, les Collectivités jouent pleinement leur rôle. Mais ce n’est pas pour autant que tout le monde à St Pierre et Miquelon dispose d’un pouvoir d’achat le mettant à l’abri de toute difficulté.

Permettez-moi maintenant de vous livrer une réflexion personnelle qui a trait au climat politique qui règne sur l’archipel.
Depuis les élections municipales de mars 2014, je me suis mis, en partie, en retrait de la vie politique, histoire de faire le point dans mon parcours et dans mon engagement, histoire aussi de prendre du recul pour réfléchir, mais aussi, et surtout, pour « écouter » la population.
La conclusion à laquelle j’arrive est que le rejet de la classe politique à laquelle nous assistons en métropole – on l’a vérifié encore avec la montée en puissance du Front National aux dernières Régionales – arrive aussi ici. Prenons garde !
Il faut bien avouer que depuis quelque temps, le spectacle offert localement par les exécutifs des collectivités et leurs proches est plutôt navrant, je dirai même du niveau d’une classe de récréation de maternelle ! En tout cas, elle ne donne pas l’image d’un personnel politique motivé et oeuvrant pour l’intérêt général.
En effet, pas un mois, pas une semaine quasiment, sans qu’une polémique, souvent ridicule, ne vienne alimenter les commentaires ou les titres d’informations des médias locaux.
Depuis le début de l’année, j’observe de loin ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Il y a de quoi désespérer parfois de nos élites et de certains de nos concitoyens. Quel délire !
Je vise tout particulièrement certains apprentis sorciers venus d’ailleurs, bardés de diplômes (peut-être fictifs d’ailleurs), payés par nos impôts et qui ne cessent, à longueur de journée (on se demande même s’ils ont du temps pour travailler !) de déverser leur « fiel », des fausses informations, des rumeurs et de basses attaques sur Face Book ou autre support informatique alimentant ainsi un climat malsain et préjudiciable à notre Archipel.

Le débat politique doit être d’un autre niveau, sans quoi le rejet exprimé dans les urnes en métropole lors des dernières régionales risque d’arriver ici, et plus vite qu’on ne le croit !
Pour revenir au débat du jour, celui des orientations budgétaires de la Ville de Saint-Pierre pour l’année 2016, j’éviterai de réitérer nos remarques de l’an dernier qui sont malgré tout toujours d’actualité.
Il est clair que les élus de Cap Sur l’Avenir ne se retrouvent pas dans votre politique et les quelques orientations que vous nous dévoilez dans le document que vous nous avez transmis.
Il est vrai aussi, et comme vous l’indiquez en conclusion de votre rapport, que vous présenterez les orientations pour 2016 en deux étapes. Nous serons donc très attentifs à celles programmées au budget supplémentaire prévu au cours du 1er trimestre 2016.
Comme vous le savez, notre groupe politique a porté, porte et portera des projets majeurs pour la Commune comme le transport en commun et la mise en place d’un vrai projet d’animation au centre-ville, pour ne citer que ces deux-là. Il est par conséquent évident que l’on ne se retrouve pas dans les projets que vous nous soumettez.

Je souhaite toutefois profiter de ce débat pour vous interpeller sur l’achat d’un navire pour la desserte de l’île aux marins dont un appel public à la concurrence vient d’être publié dans le dernier Echo des Caps.
Nous attendons avec attention vos explications sur cette démarche, à savoir quel financement ( et plus exactement le montant prévisionnel de cette dépense et les aides attendues ? ) et, surtout, quelle gestion ?
De grâce, épargnez-nous d’une nouvelle Régie et limitez-vous à l’achat d’un seul bateau !!

Je plaisante, bien évidemment.

D’ores et déjà, nous pouvons vous indiquer que nous vous soutiendrons dans votre projet si bien évidemment, et je n’en doute pas, que l’exploitation de ce navire se fasse par le biais d’une DSP ou une convention avec un Privé, à l’image de ce qui s’est passé cet été (si l’on met de côté l’épisode malheureux de qui vous savez) et qui semble avoir donné toute satisfaction aux usagers. Nous estimons que quand le Privé peut réaliser une prestation de qualité à un coût raisonnable, laissons le faire.

Notre position au sein de cette assemblée n’a rien d’exceptionnel puisque c’est la même que nous préconisons pour la desserte en passagers de l’île de Miquelon-Langlade. Soit l’achat d’un navire / ferry par la Collectivité (je dis bien un navire et un seul) mais une exploitation par le Privé sous forme de DSP afin de mettre un terme au gâchis financier qui plombe les finances de la Collectivité territoriale depuis de trop longues années.

Je ne peux terminer cette intervention sans parler des événements terroristes tragiques qui ont secoué notre Pays.
Bien que l’on soit éloigné de la métropole par l’Océan Atlantique, ces attentats meurtriers ont fortement ému nos concitoyens. La marche silencieuse organisée par la municipalité de St Pierre le surlendemain de ces événements l’a bien démontré. 2000 personnes se sont rassemblées (soit plus du tiers de notre population) pour rendre hommage aux victimes et apporter leur solidarité aux familles éprouvées.
A la veille de Noël et du jour de l’an, il me semblait opportun de rappeler ces tristes événements.

N’oublions jamais que le 13 novembre 2015, la France a été touchée en plein coeur et que ce sont notre Liberté, notre Culture, notre mode de vie, notre jeunesse qui ont été ciblés !

Le plus navrant dans ces événements sanglants est de constater qu’une partie de ces terroristes barbares était de nationalité française. Cela doit nous interpeller, à tous les niveaux de responsabilité, où que nous soyons.

Pour conclure, c’est avec une pensée émue pour notre collègue Claude ARROSSAMENA malheureusement disparu il y a peu et dont nous tenons ici à saluer la mémoire, que je vous adresse, mesdames et messieurs, en mon nom et au nom de notre groupe, nos meilleurs voeux de santé et de bonheur pour la nouvelle année 2016.

Je vous remercie de votre attention.

Yannick CAMBRAY

 

Les conseillers territoriaux de l’opposition saisissent le Président de la Chambre Territoriale des Comptes

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Mardi dernier, les conseillers territoriaux de l’opposition ont quitté la séance officielle du Conseil territorial afin de manifester leur mécontentement suite au « dépôt sur table » de l’avis de la Chambre Territoriale des Comptes concernant la gestion de la Société d’Economie Mixte SIFPA (Société d’Investissement de la Filière Pêche de l’Archipel) dont Stéphane Artano est le Président.

Selon la loi, le rapport d’observations doit être communiqué par l’exécutif de la collectivité territoriale dès sa plus proche réunion et doit faire l’objet d’une inscription à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante; le rapport est joint à la convocation adressée à chacun des membres de l’assemblée et donne lieu à un débat.

Or, le rapport n’a pas été joint à la convocation comme le prévoit la loi et le dépôt sur table en séance ne laissait pas aux conseillers le temps nécessaire pour en analyser correctement le contenu et en débattre.

Aussi, les conseillers territoriaux de l’opposition ont saisi par courrier le Président de la Chambre Territorial des Comptes afin de l’informer de cette entorse à la législation.

On comprend que ce rapport puisse déranger le Président Artano, puisque sa publication ramènera inévitablement sur la place publique le rachat en 2009 des parts de la société Louisbourg Seafood Investissement SAS par la Collectivité territoriale, ce que l’opposition avait à l’époque dénoncé comme un véritable jack pot pour la « société Seafood » et une magouille honteuse de la part de la Collectivité territoriale.

 

 

Y’en a marre des trous et des gueguerres !

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Lors de la réunion du Conseil Municipal de Saint-Pierre du jeudi 2 avril 2015, les élus d’opposition de Cap Sur l’Avenir ont tenu à souligner deux sujets qui exaspèrent au plus haut point une grande majorité de la population, à savoir l’état désastreux de notre réseau routier et le climat délétère qui existe entre la Mairie de St Pierre et le Conseil Territorial.

Profitant d’une délibération sur le Droit de Débarquement, une taxe douanière qui soulève un enjeu de compétences, le conseiller municipal et porte parole du groupe Cap Sur l’Avenir, Yannick CAMBRAY a déclaré :

« Madame le Sénateur-Maire,

Mesdames et messieurs,

Chers collègues,

Je profite de ce vote pour vous livrer quelques réflexions « pêle- mêle » mais dont certaines ont un lien indirect avec cette délibération.

Je vois déjà certains lever les yeux au ciel ou d’autres soupirer en pensant « qu’est-ce qu’il a à dire encore celui là ! » Désolé, mais il faut bien donner un peu de consistance à cet ordre du jour bien « squelettique » et peu motivant pour les élus que nous sommes.

Voilà un an que nous sommes élus au sein de cette assemblée (eh oui, déjà 1 an !) et nous constatons que bien peu de choses ont évolué, pour ne pas dire quasiment rien.

Rassurez-vous, je ne reviendrai pas sur ce sujet, je l’ai largement développé lors de notre dernière séance.

Comme à chaque printemps, je ne vais pas, non plus, m’étendre outre mesure sur les sujets récurrents qui pointent le bout de leur nez à la fonte des neiges comme celui de l’apparition des fameux « nids de poule », terme inapproprié d’ailleurs étant donné l’état de plus en plus lamentable de notre réseau routier qui fait plus penser aux routes d’une ville touchée par une guerre civile qu’à celle d’une ville bien paisible comme la nôtre. J’exagère à peine ! (permettez-moi en passant, de souligner le travail remarquable des ouvriers de la voirie qui font le maximum pour tenter de parer au plus pressé)

L’Etat de nos rues s’explique du simple fait que la municipalité n’a pas mis les moyens financiers adéquats pour simplement entretenir notre réseau routier au cours des dernières années. Il n’y a donc rien d’étonnant à cet état de fait.

Pour notre part, nous estimons qu’un plan sur 10 ans afin de remettre notre réseau à niveau est plus qu’urgent, un plan sur 10 ans avec un minimum d’1,5 MILLION d’Euros par an !

Pour revenir à cette délibération sur le droit de débarquement, nous allons voter « pour », bien évidemment, puisqu’elle n’entraîne aucune augmentation, une délibération rendue nécessaire, semble-t-il, dans le cadre du fameux débat juridique sur les compétences des collectivités.

Permettez moi tout de même de me faire, ici, le porte parole d’une exaspération qui se fait de plus en plus jour au sein de la population (et que nous partageons) sur l’incessante et fatigante « gueguerre » qui « mine » le débat politique local depuis ces derniers mois et qui épuise nos énergies jusqu’à l’écoeurement ! Je veux parler de la « gueguerre » que se livrent le Conseil Territorial et la Mairie de Saint-Pierre.

Pas une semaine, pas un jour presque, sans qu’une polémique entre le Conseil Territorial et la Mairie ne fasse la « une » de l’actualité et ne pollue les réseaux sociaux. Que de temps perdu ! Que de gâchis financiers ! Quel spectacle navrant pour nos concitoyens !

Que ce soit le financement de l’enseignement privé, celui de la crèche, la desserte de l’île aux marins, le transport scolaire, le traitement de nos déchets via le SYGED, la régie « Espaces Verts » etc…. (et j’en passe et des meilleurs) tout est sujet à polémiques !

En pendant ce temps là, qui paye ? qui subit les conséquences ? qui est pénalisé par ces « gueguerres » continuelles sinon la population ??

Comme je l’ai déclaré en décembre dernier lors du Débat d’Orientation Budgétaire, et de mon point de vue, vivement la collectivité unique pour mettre fin à ce spectacle désolant que Conseil Territorial et Municipalité offrent à nos concitoyens !

On trouve étrange que rien n’avance, que rien ne bouge dans notre archipel ! Normal, puisque les collectivités passent leur temps à se chamailler. Que de temps perdu et d’énergie gaspillé ! Il est temps de siffler la fin de la récréation et de travailler enfin pour l’intérêt général.

Vous savez, à 53 ans, ma carrière politique est derrière moi. Je n’ambitionne à rien. Je me permets simplement de « tirer la sonnette d’alarme » de temps en temps et j’espère tout simplement que les « grands élus » et les adultes responsables que vous êtes censés être se ressaisiront et mettront un terme à ces querelles ridicules et stériles qui ne pénalisent au final que notre archipel et sa population.

Pour ma part, l’une des solutions que je vois et que je défends pour que notre petit archipel de 242 km2 et de 6000 habitants s’en sorte, c’est le passage à une collectivité unique qui mettrait un terme à tout ce gâchis, à cette guerre des « egos » !

L’archipel et sa population souffrent de ce spectacle.

Il faut en sortir….. et VITE !

Merci de votre attention »

Suite à cette intervention, une discussion animée s’est instaurée entre les 5 élus de Cap Sur l’Avenir présents à cette séance et le Sénateur-Maire, Mme Karine CLAIREAUX.

Au final, et sur proposition d’Oswen LAFITTE, un courrier commun majorité-opposition sera rédigé et envoyé au Gouvernement pour tenter d’obtenir une subvention exceptionnelle sur plusieurs années afin de tenter de remettre à niveau le réseau routier de la ville de St Pierre qui se trouve être dans un piteux état.

Une initiative constructive que nous tenions à souligner.

« OUI » à plus de démocratie !

N’en déplaise à M. ARTANO, les propositions des conseillers territoriaux de l’opposition n’ont qu’un seul but : oxygéner la démocratie locale ! Un point c’est tout !

Toutefois, comme à son habitude, le Président du Conseil Territorial préfère distraire les gens du débat de fond et ainsi noyer le poisson.

Mais attention, M. ARTANO, les gens de l’Archipel ne sont pas dupes et vous ne gagnerez pas à les prendre pour ce qu’ils ne sont pas !

Miser sur une éventuelle ignorance des Saint-Pierrais et Miquelonnais n’est pas un comportement digne d’un Président de Collectivité, tenter de les manipuler en devient insultant. Mardi Gras c’est fini, vous pouvez tomber le masque, Monsieur le Président, on vous a reconnu.

Faire l’amalgame entre le débat fondamental sur la Collectivité unique, d’une part, et la rectification à la marge de dysfonctionnements démocratiques du système actuel, d’autre part, c’est vraiment « petit » !

En réalité, tout cela n’a qu’un seul but : cacher le fait que M. ARTANO s’oppose fermement à toute rectification de ces (ses) abus antidémocratiques !

Abus, soit dit en passant, dont il est à l’origine avec la réforme statutaire de 2007 et pour lesquels il avait jugé bon, à l’époque, de ne pas questionner la population !

Est-ce normal que l’équipe sortante puisse bénéficier de plusieurs heures de campagne radio et télé gratuites et payées par l’Etat alors que les listes d’opposition et les nouvelles listes qui se présenteraient n’auraient droit qu’à quelques minutes ? C’est antidémocratique et inacceptable, du moins pour tout le monde, sauf M. ARTANO qui s’y accroche désespérément.

Est-ce normal que 49 % des électeurs soient représentés par seulement 4 conseillers territoriaux et que 51 % soient représentés par 15 conseillers ? Cela n’existe nulle part ailleurs en France à ce niveau de compétences ! Il faut ramener cette « prime majoritaire » à un niveau raisonnable, comme dans les conseils régionaux en Métropole. Mais de cela, M. ARTANO ne veut pas en entendre parler non plus et veut tout faire pour éviter qu’on sache qu’il s’y oppose !

A Cap Sur l’Avenir, en tout état de cause, notre objectif est de rectifier ces abus démocratiques et d’assurer l’égalité des moyens pour toutes les listes en présence, y compris les nouvelles listes qui pourraient se créer, comme nous l’avons fait nous-mêmes il n’y a pas si longtemps.

La démocratie, Monsieur le Président, ça ne se confisque pas !

Conseil municipal de Saint-Pierre : retour sur la séance du 17 décembre 2014

CM.171214

Le 17 décembre dernier, le Conseil municipal de Saint-Pierre tenait sa dernière séance de l’année pour son Débat d’Orientation Budgétaire.

Voici l’allocution prononcée à cette occasion par Yannick Cambray, le chef de fil de l’opposition Cap sur l’avenir :

Madame le Sénateur-Maire,
Mesdames et messieurs,
Chers collègues,

Le débat d’orientation budgétaire est un exercice incontournable (et obligatoire) dans la vie d’une collectivité.

Elle permet à la majorité de dresser un bilan des finances de la collectivité (en l’occurrence, ici, celui de la commune  de Saint-Pierre) et surtout devrais-je dire, de présenter devant le conseil municipal les investissements programmés pour l’année à venir.

De son côté, l’opposition doit jouer son rôle en apportant sa contribution au débat par des critiques sur la politique mise en place, des critiques qui peuvent être négatives, voire positives (car dans mon esprit tout n’est pas tout noir d’un côté et tout n’est pas tout blanc de l’autre), en rappelant sa vision du développement et de l’aménagement de notre ville tout en se faisant l’écho auprès du conseil municipal des avis et des aspirations de nos concitoyens qui sont nombreux à nous interpeller.

Notre mandat a débuté voilà près de 10 mois. A l’issue des quelques réunions du Conseil Municipal qui ont ponctué cette année 2014, nous avons régulièrement souligné sur SPM 1ère, le manque d’ambition, le peu de nouveautés et de projets mis en place depuis votre réélection. Certes, en 2014, des chantiers importants ont vu le jour tels que celui des aqueducs et le début des travaux d’une déchetterie à Galantry.

Il est toutefois essentiel de préciser que ces deux chantiers étaient programmés, actés et financés grâce aux Fonds du FEI (Fonds Exceptionnel d’Investissement) et cela bien avant l’élection de mars dernier. Et de ce fait, quelque soit l’équipe élue en mars dernier, ces chantiers auraient de toute façon vu le jour.

Force est de constater qu’en 2014, mis à part ces chantiers déjà programmés et financés par l’Etat, rien de bien nouveau n’a vu le jour sur notre commune si ce n’est l’esplanade, la terrasse près de la bibliothèque municipale qui a permis à une trentaine d’amateurs de bénéficier gratuitement de la diffusion en plein air de 2 opéras avec une touche de « bruits et d’odeurs » venant des alentours qui détonnait dans le décor !

Pour revenir à un sujet plus sérieux, nous constatons tout simplement que la politique suivie par votre majorité n’est en fait qu’une continuité dans l’immobilisme avec un manque cruel de dynamisme.

Il serait cependant incorrect de ma part de passer sous silence les petites avancées dans le domaine du traitement de nos déchets. « Enfin, ça bouge » devrais-je dire. Car cette problématique, n’oublions pas que nous la soulevons au sein du Conseil Municipal de Saint-Pierre, depuis 2001 !

Soit près de 14 ans ! Mais comme le dit un proverbe : « mieux vaut tard que jamais ».

Il faut toutefois relativiser tout l’emballement médiatique que suscite chaque petit pas dans ce domaine. Car, concrètement, mis à part la récupération et le recyclage du verre, pas grand chose n’a véritablement évolué en 2014 !

La décharge est toujours envahie par des monticules de déchets (industriels comme ménagers) et ces derniers sont toujours brûlés à l’air libre !

Pour notre part, ce qui nous inquiète, c’est le traitement global de nos déchets, sans quoi rien n’avancera. Un traitement global qui doit concerner aussi bien les déchets ménagers que ceux issus des secteurs industriels et commerciaux.

A ce sujet, que devient le SYGED, sans quoi le traitement de nos déchets de manière globale et durable serait vain ?

Autre inquiétude : depuis plus de 3 mois, nous constatons que sur le site de la décharge, rien ne bouge. L’entreprise « NLL Recycling » semble avoir quitté les lieux en laissant des « ardoises » à droite et à gauche. Il semblerait qu’après avoir traité et expédié  ce qui était le plus « juteux » financièrement, le reste, soit tout ce qui est le plus polluant et le moins rentable, vous soit resté sur les bras !

L’amoncellement de pneus et de batteries qui devait être expédié en même temps que la ferraille est toujours sur site.

Pouvez-vous, Madame le Sénateur-Maire, nous en dire plus sur ce sujet et nous rassurer, comme la population d’ailleurs, sur le devenir de ce chantier ?

Je peux comprendre que certains s’étonneront de notre frilosité sur ce sujet. Il est en effet exact que l’immobilisme des années 2000 dans le traitement de nos déchets a laissé place depuis 2013 à une prise de conscience car il était devenu urgent d’agir surtout après le dépôt de plaintes par certains de nos concitoyens. Vous avez su saisir (et c’est à votre honneur) les contacts que notre mouvement a initié avec l’éco-organisme « Eco-Emballages».

Tout cela va dans la bonne direction, et nous vous en donnons quitus.

Vous avez su également mettre en place une excellente campagne de communication (relayée par SPM 1ère) sur le thème du traitement de nos déchets.
Cette campagne a tellement bien fonctionné que beaucoup d’habitants de l’archipel, comme ceux de l’extérieur, qui suivent l’évolution de cette problématique par le prisme du petit écran, sont persuadés que tout est réglé !

Des habitants de Saint-Pierre me demandent  même parfois : Pourquoi de la fumée s’échappe encore de la décharge !

Malheureusement pour ces personnes, et comme je le rappelais à l’instant, la réalité est moins belle que celle que l’on voit à la télé.

Nos déchets continuent à brûler et continueront à brûler encore longtemps car ce dossier est loin d’être réglé.

Aucune perspective, en effet, n’est encore tracée pour la grande masse de nos déchets, je veux parler de nos déchets industriels et commerciaux. Rappelons que ceux-ci représentent 70% du total de nos déchets.

Je souhaite ouvrir une large parenthèse, dans ce débat d’orientation budgétaire, pour traiter d’un sujet qui nous concerne de plein droit, en tant que conseillers municipaux, je veux parler d’une éventuelle évolution de notre statut.

Depuis quelques mois, plusieurs responsables locaux se sont exprimés à ce sujet, sans qu’il n’y ait de vrais débats au sein des assemblées locales sur ce thème, ce que nous ne pouvons que regretter.

Toucher à notre statut n’est en effet pas quelque chose d’anodin et cela nécessite une concertation la plus large possible et une transparence totale. Il est aussi bon de rappeler qu’avant toute évolution statutaire c’est la population qui aura le dernier mot et qui tranchera par le biais d’un referendum local.

Ceci dit, et avant d’ouvrir ce débat à la population, il faut se poser les bonnes questions à savoir : pourquoi changer de statut et surtout de quel statut parle-t-on ?

Si l’on parle de notre statut européen, la réflexion devra porter sur le fait de savoir si l’archipel doit rester ou pas un PTOM (c’est à dire un Pays et Territoire d’Outre Mer associé à l’Union Européenne) ou devenir une RUP (une Région Ultrapériphérique).

En tant que PTOM, nous bénéficions d’aides financières importantes de l’Europe par le biais de fonds appelés FED (Fonds Européens de Développement). Pour le XIème FED qui va courir jusqu’en 2020, l’archipel pourra compter sur une somme rondelette de 26 Millions d’Euros.

En devenant RUP, nous perdrions le FED mais nous pourrions bénéficier de l’intégralité des Fonds structurels et programmes d’aides de l’Europe avec de nombreuses aides spécifiques aux RUP.
Reste désormais à déterminer le montant de ces aides pour pouvoir comparer aux aides que l’on perçoit en tant que PTOM.

Se posent aussi d’autres questions :

  • Que deviendront les recettes douanières qui alimentent actuellement les caisses du Conseil Territorial et celles des Mairies ?
  • Garderons-nous notre présence au sein d’organismes comme l’OPANO et l’ICAT ?

D’où l’importance de se poser les bonnes questions et d’obtenir des réponses précises face aux bouleversements qu’entraînerait un changement de notre statut européen.

Une analyse de fond est indispensable pour mesurer et comparer les avantages et les inconvénients de chacun de ces deux statuts avant que l’on puisse trancher.

Si l’on parle de notre statut national, cette fois, c’est le statut de Collectivité Territoriale dont on parle.

  • Doit-on rester Collectivité ?
  • Doit-on redevenir département ?
  •  OU Doit-on aménager notre statut de Collectivité ?

Pour ma part, et les réflexions suivantes n’engagent que moi, je reste favorable, à l’instar de ce qu’ont déclaré sur les ondes de SPM 1ère deux Députés Européennes Françaises du MODEM qui nous ont visité récemment, à notre statut de Collectivité Territoriale qui nous accorde une large autonomie et un statut sur mesure.

Nous devons garder la maîtrise de nos impôts, droits et taxes ainsi que notre propre régime douanier tout comme la maîtrise de notre urbanisme.

Après une expérience de 12 ans en tant que conseiller territorial et 2 ans en tant que conseiller municipal, je pense sincèrement que des améliorations importantes doivent être apportées à notre statut actuel :

Au niveau électoral, la prime majoritaire doit permettre une plus large représentation de l’opposition, le régime des incompatibilités et inéligibilités doit être revu et au niveau de la campagne électorale officielle dans les médias, la « prime au sortant » doit être annulée pour respecter tout simplement la démocratie et la pluralité des opinions.

C’est au niveau institutionnel qu’une vraie évolution pourrait avoir lieu. Je pense évidemment au principe d’une collectivité unique qui prendrait la place à la fois de la Collectivité Territoriale et des deux Mairies.

Cette évolution serait une vraie révolution localement.

Face aux conflits de compétences qui opposent les Mairies à la Collectivité Territoriale et qui polluent la vie locale, face au nombre pléthorique d’élus locaux (+ de 60 pour 6000 habitants), pour des économies d’échelle et une meilleure efficacité en évitant les « doublons », le principe d’une collectivité unique me semble une bonne solution.

Avec une collectivité unique, fini les conflits pour savoir qui fait quoi ! Traitement des déchets, transport inter-iles, urbanisme, financement de l’enseignement privé….peu importe le sujet, tout serait de la compétence d’une seule collectivité.

Je viens de citer bien des raisons qui plaident en faveur d’une évolution statutaire. Par contre, je tiens à réfuter l’idée d’associer le changement de statut au développement économique ! Ce n’est pas parce que l’on changerait de statut que la prospérité économique nous tomberait dessus par magie.

La crise économique qui nous frappe et mine notre société est bien plus grave qu’un simple bidouillage statutaire.

Si l’archipel est en panne, économiquement parlant, c’est tout simplement du fait que nous ne produisons plus rien, ou quasiment plus rien, depuis l’effondrement de la pêche.

L’archipel est à la recherche d’un nouveau souffle économique et cela émergera du secteur privé, et de lui seul. La puissance publique (Etat ou collectivités) ne peut mettre à disposition que des outils pour favoriser le développement économique. Mais ce n’est pas la puissance publique qui se substituera à l’initiative privée. Et d’initiative privée, nous en avons besoin en urgence localement.

Lorsque l’on constate que la population active de l’archipel est employée à plus de  55% dans le secteur public et para-public, il est plus que temps que des projets privés voient le jour.

L’extension de notre plateau continental et les retombées que l’on peut y espérer, le projet de « grand port » si les grosses compagnies maritimes y adhérent, le développement des services et du tourisme sont certainement les pistes de notre avenir.

C’est en tout cas sur cette touche positive, sur cet espoir que je terminerai mon intervention en vous souhaitant à toutes et à tous de Joyeuses Fêtes de fin d’année.

Merci de votre attention.

Yannick CAMBRAY

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