• Accueil
  • > Recherche : debat conseil territoriaux

Résultat pour la recherche 'debat conseil territoriaux'

Débat d’orientation budgétaire de la CT : la dette par ménage explose

CT.081217

Ce vendredi 8 décembre, le Conseil territorial organisait son débat d’orientation budgétaire (DOB).

A cette occasion, Matthew Reardon, le conseiller d’opposition de Cap sur l’Avenir, a prononcé une allocution très alarmiste concernant les choix d’investissements colossaux et incertains effectués par la majorité Archipel Demain et les graves répercussions sur l’endettement des ménages de l’Archipel.

L’allocution de Matthew Reardon :

Monsieur le Président du Conseil territorial,
Mesdames et messieurs les Vice-Présidents,
Mes chers collègues conseillers territoriaux,

Au moment de ce débat d’orientation budgétaire pour 2018, moment fort de la vie démocratique de notre Archipel, je commencerai par un chiffre : 17 000 euros.

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre

17 000 euros, c’est la dette que porte désormais chaque ménage de l’Archipel, à Miquelon comme à Saint-Pierre, imposable ou non-imposable, du fait des choix de l’équipe actuelle au Conseil territorial.

Je commence par un chiffre, mes chers collègues, car les chiffres sont têtus – tout comme nous à Cap sur l’Avenir.

Et ceux-ci sont incontestables, car il s’agit de vos propres chiffres concernant la dette de la Collectivité après la première phase d’emprunts et de dépenses pour les ferries, enfin communiqués il y a quelques jours seulement, ainsi que du chiffrage de l’IEDOM concernant le nombre de ménages de l’Archipel.

17 000 euros, Monsieur le Président, c’est ce que devra payer chaque ménage de l’Archipel – en plus des impôts habituels, et même pour ceux qui ne sont pas imposables – pour régler la facture des décisions que vous avez prises dans cette assemblée.

C’est colossal, c’est sans précédent dans l’histoire de l’Archipel – et c’est loin d’être terminé !

En effet, 17 000 euros de dette par ménage, c’est juste en intégrant le début des coûts des ferries. Ça n’inclut toujours pas le coût réel des installations, et notamment des vrais quais permanents, pour qu’ils puissent fonctionner.
Vous reconnaissez vous-même que ces quais sont toujours à l’étude, et que le montant de 16 millions d’euros prévu dans les éléments budgétaires remis pour notre débat d’aujourd’hui relèvent donc, en l’état, de la pure fiction. La note réelle risque, comme d’habitude, d’être bien plus salée.

Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité…

17 000 euros, ce n’est pas fini, car il n’y a rien, dans cette dette colossale et sans précédent, concernant les conséquences des frais de fonctionnement de ces deux ferries. Pour mémoire, l’Atlantic Jet coûtait, il y a quelques années à peine, 900 000 euros annuels à la Collectivité, et vous avez mis SPM Express sur le carreau en leur refusant une rallonge de 150 000 euros, ce qui aurait amené le coût de la desserte pour la Collectivité à un peu plus d’1 million d’euros.

Avec le Cabestan – c’est-à-dire avec un seul traversier ! – le Président Lenormand nous a confirmé sur les médias une subvention d’équilibre de 3,2 millions d’euros par an !

3,2 millions par an, juste avec le Cabestan ! Qu’est-ce que ce sera avec les deux ferries ? Et bien, 1,8 million de plus, toujours selon le Président de la Collectivité, soit 5 millions par an !

Aviez-vous véritablement pris la mesure des conséquences de vos choix avant de vous lancer dans une pareille aventure avec l’argent des contribuables?

Je suis navré de vous dire aujourd’hui que j’en doute fortement, Monsieur le Président, puisque l’opposition réclame systématiquement, à chaque séance officielle du Conseil et en Conseil Exécutif, la communication de tous les éléments du dossier ferries.

Vous nous les avez promis, vous avez reconnu que c’est un droit pour tous les conseillers territoriaux, mais en résultat des courses, les ferries sont là aujourd’hui et on n’a toujours pas ces éléments qu’on attend depuis le mois de mars dernier !

Que cherchez-vous à cacher, Monsieur le Président ? Ces éléments promis sur le cahier des charges, sur les projections financières de fonctionnement, sur les conditions des emprunts souscrits, y compris avec la banque néerlandaise Rabobank, sur les fréquences de rotation et sur le tarif des billets notamment, est-ce qu’ils sont si mauvais que vous n’osez finalement pas tenir parole et nous les transmettre ?

Ou alors, c’est l’autre alternative que j’entrevois, est-ce tout simplement que vous nous avez tous endetté sur un projet aussi colossal sans même anticiper combien ça allait coûter au total et comment on allait utiliser ces ferries ?

Il y a encore quelques mois, l’ancien Président Artano se moquait des capacités de calcul du Député qui se disait effrayé par cette opération ferries qui devrait avoisiner au final les 50 millions d’euros…

Or, aujourd’hui, non seulement vous confirmez ce chiffre sur les ondes de SPM Première, mais en plus vous revendiquez les 50 millions que coûtera de cette opération… où est la logique ? Honnêtement, je n’arrive plus à vous suivre…

Nous sommes inquiets, tout comme la population, Monsieur le Président, et nous sommes en droit de nous poser des questions!

Surtout quand on voit la désorganisation totale entourant l’arrivée des ferries, avec un quai provisoire construit à la hâte à Saint-Pierre et toujours pas terminé, des problèmes majeurs à régler sur Miquelon et qui ne doivent en aucun cas donner lieu à un passage en force au préjudice de tous les autres usagers du port, et puis le réveil soudain concernant l’absence à la date d’aujourd’hui de port en face, sur Terre-Neuve, pour accueillir les bateaux.

On dit que l’histoire se répète, mais j’ai vraiment l’impression d’être de retour au moment de la construction de la gare maritime, ou de l’achat du Cabestan. Car un grand nombre des questions qui se posent aujourd’hui, Cap sur l’Avenir vous les avait déjà posées à l’époque !

Annick Girardin et Yannick Cambray avaient questionné la majorité actuelle sur la pertinence du choix de l’emplacement de la gare maritime, compte tenu du projet ferry qui état déjà annoncé – et c’était juste un seul ferry à l’époque.

Les conseillers de Cap sur l’Avenir vous avaient aussi prévenu, avant l’achat, des problèmes de moteur que connaissait déjà le Cabestan, qui s’appelait alors Loc Maria…

Annick Girardin et Yannick Cambray vous avaient averti concernant le gouffre financier que représentait ce navire, y compris avec les frais d’adaptation et la création d’une régie en fonctionnement…

Et résultat des courses, les contribuables locaux ont perdu 5 millions et demi d’euros sur la vente de ce navire, bradé à Damen dans le cadre du projet ferries.

5 millions et demi de perte, juste sur le matériel, sans même prendre en compte la subvention d’équilibre annuelle de 3,8 millions d’euros pour le fonctionnement !

Aujourd’hui, depuis notre élection et tout au long de la campagne des territoriales en mars – j’ai en mémoire des échanges très vifs à ce sujet lors du débat télévisé, Monsieur le Sénateur-conseiller – Tatiana Vigneau-Urtizberea et moi-même vous avons alerté concernant les lacunes évidentes du projet ferries, avec l’absence de possibilité d’accueil sur Fortune, l’absence de solution acceptable pour tous les usagers sur le port de Miquelon, et l’absence de quais d’accueil sur Saint-Pierre, où, comme sur Miquelon, l’accueil des ferries ne peut pas justifier un passage en force au préjudice de tous les autres utilisateurs.

Sur tous ces points, un seul mot me vient à l’esprit : AMATEURISME !

Car c’est aujourd’hui seulement, après l’arrivée des ferries, que la Collectivité se réveille pour remettre à l’Etat un projet d’utilisation partagée des quais d’Interpêche, alors qu’il s’agit d’un projet élaboré et proposé à la Collectivité il y a plus d’1 an par les autorités du Port – et que la Collectivité avait alors refusé !

C’est décidément un bien mauvais prétexte pour tenter de justifier l’inaction, la légèreté et l’amateurisme blâmable de la majorité actuelle de ce Conseil.

Aujourd’hui, les questions sont nombreuses et légitimes, mes chers collègues.

Monsieur le Président, avant de réceptionner localement ces deux ferries construits à prix fort à l’étranger – et notamment en Turquie – avez-vous bien vérifié qu’ils disposent de l’ensemble des certifications et des autorisations pour naviguer dans l’Archipel ?

Ce serait un comble d’incompétence, alors que les navires sont payés et que les échéances d’emprunt commenceront à tomber sous peu, si ces navires n’étaient finalement pas utilisables, ou devaient subir de nouveaux retards techniques avant qu’ils puissent entrer en service et qu’on puisse commencer à en tirer un quelconque bénéfice!

Je vous remercie par avance de vos précisions là-dessus, mais j’ai une autre question tout aussi urgente, Monsieur le Président.

Outre le coût réel des quais sur Saint-Pierre et la préservation nécessaire du port de Miquelon pour les autres usagers, où en êtes-vous concernant la recherche d’un port d’accueil sur Terre-Neuve?

Sur Fortune, c’est une petite fortune, justement, qui manque pour que les ferries puissent y accoster.

Or, aller jusqu’à Grand Bank, même s’ils étaient prêts à nous recevoir, ce n’est pas la même chose que Fortune, notamment pour des ferries beaucoup plus lents que le traversier actuel.

Est-ce que vous pouvez au moins nous confirmer, Monsieur le Président, que ce ne sont tout de même pas les gens de l’Archipel qui vont finir par devoir financer les travaux sur les quais de Fortune ?

Il serait inacceptable que ce soit l’Archipel qui doive payer une fois de plus le prix de la mauvaise gestion et de l’absence de prévision des questions basiques par ce Conseil, que ce soit en payant ces travaux de notre poche – ou alors en les faisant payer pour nous par l’Etat, soit autant d’argent qui serait alors perdu pour l’Archipel.

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour vos réponses sur ces questions fondamentales.

En l’attente, mes chers collègues, je me dois de rappeler une dernière fois que 17 000 euros de dette pour chaque ménage de l’Archipel, ce n’est malheureusement qu’un début, puisque ces chiffres communiqués aujourd’hui n’incluent rien concernant les autres chantiers annoncés et en cours, dont tout particulièrement les millions, voire les dizaines de millions, du nouveau Palais Territorial.

Monsieur le Sénateur-conseiller lui-même a été obligé de reconnaître, sur les ondes de SPM 1ère et pour la première fois en plus de onze années aux manettes du Conseil, que la Collectivité ne pourra pas continuer à faire de telles dépenses du fait de sa dette colossale.

On comprend mieux, du coup, les choix de désengagement financier de la Collectivité ces dernières années, que ce soit sur le financement des écoles privées, le transport scolaire, la desserte de l’Île aux Marins, la formation professionnelle, ou encore le déneigement pour les personnes âgées et dépendantes, pour ne citer que quelques exemples.

Et tout cela, pour des montants dérisoires en comparaison avec les coûts annoncés – et ceux qu’on nous cache encore – pour les ferries, ou encore pour le nouveau Palais Territorial.

Dans ce Débat d’Orientation Budgétaire, mes chers collègues, l’orientation est terriblement claire : la pente est plus que descendante, et la Collectivité fonce aujourd’hui droit dans le mur qui nous attend tout en bas.

Monsieur le Président du Conseil territorial, mes chers collègues, il est encore temps de se ressaisir ! L’opposition est présente pour vous y aider, à notre niveau, mais pour cela il faudrait au moins commencer par répondre à nos questions légitimes et à nous donner les informations de base qui nous reviennent de droit et que vous nous avez promis depuis le début de l’année !

Merci de votre attention.

  • L’interview de Matthew Reardon à la sortie de la séance officielle :

Territoriales 2017

 

csa.ct2017Ce dimanche 19 mars, au terme d’une campagne courte, mais intense au cours de laquelle deux projets et deux façons de diriger le territoire ont été débattus, les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon se sont exprimés clairement en faveur de la liste Archipel Demain.

Nous respectons évidemment ce choix exprimé démocratiquement par la population.

Nous tenons ici à remercier chaleureusement tous les électeurs qui ont fait le choix du projet porté par notre liste Cap sur l’avenir et nous regrettons évidemment de ne pas avoir pu leur offrir la belle victoire qu’ils espéraient.

Nous remercions également toutes les personnes qui ont contribué à la co-construction de notre projet, et elles ont été nombreuses et actives.

Le score sans appel réalisé par la liste Archipel Demain oblige maintenant plus que jamais le nouvel exécutif.

A cet égard, nous serons particulièrement vigilants au respect des engagements pris devant les Saint-Pierrais et les Miquelonnais et au respect du dialogue démocratique avec l’opposition.

Le verdict des urnes n’aura par contre accordé à la liste Cap sur l’avenir que 2 postes de conseillers territoriaux pour Saint-Pierre et aucun siège pour Miquelon !

C’est le résultat de la modification statutaire de 2007 effectuée par le Président Artano et le Député Grignon à l’époque, qui attribue à la liste sortant en tête de l’élection territoriale une prime exorbitante pour l’attribution des sièges.

Ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui cruellement d’actualité : l’expression démocratique est-elle véritablement respectée alors qu’un tiers de la population de Miquelon ne sera pas représentée au Conseil territorial pour les 5 prochaines années ?

Quoi qu’il en soit, nos deux conseillers territoriaux de Saint-Pierre porteront la voix de Cap sur l’avenir, fidèles aux valeurs que nous défendons pour Saint-Pierre-et-Miquelon, avec comme seule boussole l’intérêt général de notre territoire et de sa population.

Nous remercions aussi toutes les personnes qui nous ont adressé des messages de soutien depuis hier.

Nous reprendrons pour conclure les mots de Franklin Delano Roosevelt :

Il est dur d’échouer ; mais il est pire de n’avoir jamais tenté de réussir.

Retour sur la séance du Conseil Municipal du 12 avril

CM_120416

 

Ce mardi 12 avril s’est tenue une séance officielle du Conseil municipal de Saint-Pierre.

A leur habitude, les élus de Cap Sur l’Avenir ont fait preuve d’un esprit constructif, mais critique, basé sur le dialogue, la recherche du consensus et la volonté d’avancer dans l’intérêt général.

Notre vision : être proactif plutôt que réactif.
Parmi les dossiers abordés :
Le règlement de la déchèterie : un manque de concertation
A la lecture de l’ordre du jour conséquent de cette réunion, les Conseillers municipaux de Cap Sur l’Avenir se sont interrogés sur la mise en place du règlement de la déchèterie.

Sur le fond, il est évident qu’il faut réglementer et cadrer l’apport des déchets, tout le monde en est d’accord – y compris les professionnels – mais sur la forme, il faut de la concertation !

C’est pourquoi les élus de CSA sont allés à la rencontre des artisans-commerçants pour avoir leur ressenti, notamment sur les modalités d’ouverture du site. Ils ont ainsi pu constater le mécontentement des chefs d’entreprise,  tous surpris de voir formalisé un règlement sur lequel ils n’ont pas, ou peu, été consultés.

Lors de la séance officielle, les élus de CSA ont exprimé le souhait de voir aborder avec les professionnels les enjeux techniques concrets en amont de l’adoption de ce règlement. Des échanges au débotté avec les employés des entreprises locales, usagers de la déchèterie, ne peuvent se substituer à une consultation des chefs d’entreprise eux-mêmes.

Or, après discussion, et contrairement à ce que Mme Claireaux a affirmé  au journal télévisé du mercredi 13 avril, il a bien été convenu lors des débats que si les contraintes techniques (demi-journées de fermeture par exemple…) s’avéraient trop lourdes pour les professionnels, celles-ci pourraient évoluer, dans le respect, évidemment, de la législation.

Nous craignons que l’attitude et le ton péremptoire adoptés par Mme Claireaux sur cette question au journal télévisé augure un dialogue à venir difficile malgré l’engagement pris par la majorité au cours de cette séance.

Les élus de Cap Sur l’Avenir réaffirment leur volonté d’aller de l’avant sur ce dossier, mais pas à n’importe quel prix, ni n’importe comment. Et surtout, il faut associer (en amont) la population et les acteurs de terrain que sont les commerçants et artisans, eux-mêmes étant d’accord pour participer à cette évolution nécessaire pour le traitement de nos déchets. Ils nous l’ont dit.

C’est dans la concertation que ce dossier doit évoluer, d’où un nécessaire dialogue en amont et non une discussion à postériori, une fois les choix arrêtés par la Municipalité ! Les conseillers de l’opposition regrettent donc ici la manière d’opérer de la majorité sur ce dossier.
Un budget supplémentaire 2016 sans ambition 

Comme lors des précédents budgets supplémentaires, les conseillers de CSA se sont abstenus en raison du manque de projets et d’ambition de l’équipe majoritaire en terme d’investissements, alors que la commune bénéficie d’une réelle capacité d’emprunt.

Pour mémoire, lors du vote du budget primitif 2016, les élus de l’opposition s’étaient déjà abstenus regrettant que l’équipe de Mme Claireaux choisisse à nouveau la prudence et l’immobilisme pour cette année 2016, alors que les projets ne manquent pas pour améliorer les conditions et le cadre de vie de nos concitoyens.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2016/01/19/retour-sur-le-conseil-municipal-de-saint-pierre-du-12-janvier/

La question du FISAC (Fonds d’intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce) a aussi été abordée. Ce dispositif a été étendu à Saint-Pierre-et-Miquelon après un travail de longue haleine d’Annick Girardin et de Stéphane Claireaux en collaboration avec la CACIMA.

Pour mémoire : http://depute975.net/2015/07/17/fisac-le-resultat-dun-travail-collectif-deputecacima/

La mise en oeuvre de ce dispositif incitatif est portée localement par la CACIMA qui doit s’appuyer sur une collectivité pour l’activer. Or, alors que la Mairie de Saint-Pierre a été sollicitée depuis des mois pour participer à cette opération au bénéfice du développement des commerces, aucune ligne budgétaire ne figure au Budget Supplémentaire de la commune de Saint-Pierre pour abonder ce dispositif.

Il est ainsi regrettable que le FISAC, dont la vocation est de dynamiser les activités commerciales et de rendre accessibles aux personnes à mobilité réduite les commerces en centre-ville, n’ait été retenu dans ce budget. Le motif invoqué est une insuffisance de données chiffrées dans le dossier fourni par la CACIMA et le fait que les commerçants ne sont souvent pas propriétaires du bâtiment qu’ils occupent. Le dossier a pourtant été déclaré recevable par la DCSTEP et si la Mairie souhaitait plus d’informations, il suffisait de les demander à la CACIMA. Par ailleurs, il s’avère que les propriétaires des bâtiments à vocation commerciale en centre-ville sont aussi éligibles à ce fonds.

Le commerce local fait pourtant partie intégrante de la vie d’une commune. Aussi il est dommage que l’aspect économique de Saint-Pierre ne fasse pas partie des préoccupations de l’équipe majoritaire à la mairie de Saint-Pierre.
L’absence de solidarité locale entre collectivités
En l’absence de soutien financier à la Commune de Miquelon-Langlade dans ce budget supplémentaire, les élus de CSA ont interrogé Mme Claireaux (tout comme les conseillers territoriaux ont interrogé le Président de la Collectivité territoriale) sur leur volonté d’accompagner financièrement la Commune de Miquelon-Langlade suite au sinistre survenu récemment.

Si la solidarité nationale s’exerce avec l’attribution à Miquelon d’une aide exceptionnelle d’un million d’euros par l’Etat, la solidarité locale devrait s’exercer aussi. C’était en tout cas le souhait et la position des élus de CSA, car si la mise à disposition de matériel est possible, elle reste toutefois limitée par le caractère insulaire des communes.
Financement du bitumage 
Il y a un an, les conseillers municipaux de Cap Sur l’Avenir avaient demandé qu’un plan pluriannuel de bitumage puisse être établi en concertation avec les maîtres d’ouvrage que sont l’Etat, la Collectivité territoriale et les mairies de Saint-Pierre et de Miquelon-Langlade.

Toujours dans un esprit constructif, ils avaient suggéré qu’un courrier commun majorité-opposition puisse être envoyé au Gouvernement pour tenter d’obtenir une subvention exceptionnelle sur plusieurs années afin de remettre à niveau le réseau routier de la ville de Saint-Pierre qui se trouve être dans un piteux état.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2015/04/07/yen-a-marre-des-trous-et-des-gueguerres/

L’ensemble des élus de Cap sur l’Avenir ont ainsi adressé un courrier aux trois responsables des collectivités locales afin que soit organisée, dans les plus brefs délais, une réunion de travail afin de mutualiser la demande auprès de l’Etat.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/2015/04/17/plan-de-bitumage-apres-le-consensus-laction/

Inquiets de l’immobilisme constaté sur cette question, les élus de Cap Sur l’Avenir sont intervenus de nouveau à ce sujet lors de la séance du 5 mai 2015.

http://capsurlavenir975.unblog.fr/category/mairie-de-saint-pierre/page/2/

La lecture de ce budget Supplémentaire 2016, démontre qu’ aucun état des lieux collectif n’a été établi en concertation par les 3 collectivités. Nous doutons pourtant que des actions dissociées puissent être suffisantes pour une mise à niveau de l’état de nos routes.

Les conseillers territoriaux de l’opposition saisissent le Président de la Chambre Territoriale des Comptes

ct.190515

Mardi dernier, les conseillers territoriaux de l’opposition ont quitté la séance officielle du Conseil territorial afin de manifester leur mécontentement suite au « dépôt sur table » de l’avis de la Chambre Territoriale des Comptes concernant la gestion de la Société d’Economie Mixte SIFPA (Société d’Investissement de la Filière Pêche de l’Archipel) dont Stéphane Artano est le Président.

Selon la loi, le rapport d’observations doit être communiqué par l’exécutif de la collectivité territoriale dès sa plus proche réunion et doit faire l’objet d’une inscription à l’ordre du jour de l’assemblée délibérante; le rapport est joint à la convocation adressée à chacun des membres de l’assemblée et donne lieu à un débat.

Or, le rapport n’a pas été joint à la convocation comme le prévoit la loi et le dépôt sur table en séance ne laissait pas aux conseillers le temps nécessaire pour en analyser correctement le contenu et en débattre.

Aussi, les conseillers territoriaux de l’opposition ont saisi par courrier le Président de la Chambre Territorial des Comptes afin de l’informer de cette entorse à la législation.

On comprend que ce rapport puisse déranger le Président Artano, puisque sa publication ramènera inévitablement sur la place publique le rachat en 2009 des parts de la société Louisbourg Seafood Investissement SAS par la Collectivité territoriale, ce que l’opposition avait à l’époque dénoncé comme un véritable jack pot pour la « société Seafood » et une magouille honteuse de la part de la Collectivité territoriale.

 

 

« OUI » à plus de démocratie !

N’en déplaise à M. ARTANO, les propositions des conseillers territoriaux de l’opposition n’ont qu’un seul but : oxygéner la démocratie locale ! Un point c’est tout !

Toutefois, comme à son habitude, le Président du Conseil Territorial préfère distraire les gens du débat de fond et ainsi noyer le poisson.

Mais attention, M. ARTANO, les gens de l’Archipel ne sont pas dupes et vous ne gagnerez pas à les prendre pour ce qu’ils ne sont pas !

Miser sur une éventuelle ignorance des Saint-Pierrais et Miquelonnais n’est pas un comportement digne d’un Président de Collectivité, tenter de les manipuler en devient insultant. Mardi Gras c’est fini, vous pouvez tomber le masque, Monsieur le Président, on vous a reconnu.

Faire l’amalgame entre le débat fondamental sur la Collectivité unique, d’une part, et la rectification à la marge de dysfonctionnements démocratiques du système actuel, d’autre part, c’est vraiment « petit » !

En réalité, tout cela n’a qu’un seul but : cacher le fait que M. ARTANO s’oppose fermement à toute rectification de ces (ses) abus antidémocratiques !

Abus, soit dit en passant, dont il est à l’origine avec la réforme statutaire de 2007 et pour lesquels il avait jugé bon, à l’époque, de ne pas questionner la population !

Est-ce normal que l’équipe sortante puisse bénéficier de plusieurs heures de campagne radio et télé gratuites et payées par l’Etat alors que les listes d’opposition et les nouvelles listes qui se présenteraient n’auraient droit qu’à quelques minutes ? C’est antidémocratique et inacceptable, du moins pour tout le monde, sauf M. ARTANO qui s’y accroche désespérément.

Est-ce normal que 49 % des électeurs soient représentés par seulement 4 conseillers territoriaux et que 51 % soient représentés par 15 conseillers ? Cela n’existe nulle part ailleurs en France à ce niveau de compétences ! Il faut ramener cette « prime majoritaire » à un niveau raisonnable, comme dans les conseils régionaux en Métropole. Mais de cela, M. ARTANO ne veut pas en entendre parler non plus et veut tout faire pour éviter qu’on sache qu’il s’y oppose !

A Cap Sur l’Avenir, en tout état de cause, notre objectif est de rectifier ces abus démocratiques et d’assurer l’égalité des moyens pour toutes les listes en présence, y compris les nouvelles listes qui pourraient se créer, comme nous l’avons fait nous-mêmes il n’y a pas si longtemps.

La démocratie, Monsieur le Président, ça ne se confisque pas !

123



DORDOGNE |
GENERATION ECOLOGIE VITROLLES |
Déclarations -A-tamourthiw |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | La Françafrique a du coeur
| les illusions perdues
| "Un homme qui crie n'est pa...