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Violences faites aux femmes à SPM : la parole se libère, la prise en charge s’organise

violencesfemmes

Alors que le Premier ministre Edouard Philippe a clôturé lundi 25 novembre le Grenelle contre les violences conjugales, ce grave sujet a déjà été à plusieurs reprises au sein des préoccupations des pouvoirs publics de Saint-Pierre et Miquelon.

Dès 2017, le Conseiller Economique Social et Environnemental (CESE), Yannick Cambray, avait apporté une contribution remarquée dans laquelle il s’inquiétait déjà de voir que peu de signalements avaient été enregistrés, non pas que les cas étaient inexistants sur l’Archipel, mais il faisait le constat que l’exiguïté et le manque d’anonymat sur notre territoire rendait toute démarche plus difficile qu’ailleurs pour les victimes de violences conjugales.

Aujourd’hui, après le Grenelle qui a été décliné localement en Octobre dernier et qui a rassemblé le plus largement possibles les services administratifs, associatifs et élus, quel constat et quelles actions ciblées pour mettre fin à ce fléau ?

La violence faites aux femmes existe et demeure difficile à évaluer sur le territoire. Seules 5 victimes se sont manifestées depuis janvier 2019, confirmant le fait que l’insularité est un obstacle majeur qui empêche les victimes de prendre la parole, même si, selon un constat fait par la gendarmerie , la parole tend à se libérer peu à peu, grâce à une médiatisation accrue.

Si nous remontons un peu plus loin dans les statistiques, ce sont depuis 2007, entre 5 et 6 procédures en moyenne qui sont transmises chaque année au Parquet. L’amplitude va de 2 procédures en 2013 à 9 procédures en 2008, année qui constitue le « pic », suivie de 2018 avec 8 procédures.

Pour accueillir les victimes, un lieu d’écoute, d’accueil et d’orientation (LEAO) a été mis en place en 2015. Inconditionnel, confidentiel et gratuit, on y écoute les victimes et les informe sur leurs droits et on les oriente vers les structures utiles. Ce LEAO propose aussi aux victimes, si besoin, un hébergement d’urgence. Une augmentation de la fréquentation au LEAO est constatée en 2019 : 15 personnes ont ainsi été reçues contre 6 en 2018. Il s’agit de femmes pour 100 % des cas (dont certaines avec enfants) ; la moyenne d’âge des personnes reçues est de 35 ans.

Au niveau de la justice sur l’Archipel, tout dépôt de plainte implique la prise en charge judiciaire et sociale de la victime. L’association LE CLEF est reconnue en tant qu’association d’aide aux victimes depuis 2017 et peut servir de relais dans ce cas.

La gendarmerie quant à elle a mis en place dans chacune des deux brigades un référent « violences intrafamiliales » spécialement formé. Par ailleurs, il existe depuis 2018 une délégation aux droits des femmes à la préfecture avec un référent « violences faites aux femmes ». A Saint-Pierre comme à Miquelon, l’accueil et le secours sont apportés dans le cadre des prestations du CCAS, avec pour Miquelon la volonté de répondre au manque d’hébergement d’urgence en construisant des logements sociaux (étude en cours).

Malgré ces avancées significatives, les associations locales impliquées dans les violences conjugales (notamment LE CLEF, Tout est possible) souffrent de difficultés dans la prise en charge des victimes que ce Grenelle a permis d’exprimer. Manque de thérapeutes libéraux dans l’Archipel pour une prise en charge rapide des victimes comme des auteurs, absence d’hébergement d’urgence sur Miquelon, et mise en veille du service d’aide aux victimes d’infractions pénales sont les limites qui ont été pointées du doigt.

Alors quelles actions peuvent être mises en œuvre pour aller plus loin dans la lutte contre les violences faites aux femmes sur le territoire ? De nombreuse pistes concrètes ont été évoquées le 24 octobre dernier, avec l’identification d’acteurs précis pour chaque mesure.

L’accent a été mis sur des efforts à faire au niveau de la communication localement : promouvoir le numéro d’urgence 39.19, imprimer des flyers adaptés aux spécificités locales, pour les victimes, pour le grand public mais aussi pour les scolaires, monter des ateliers, des cafés citoyens, développer la prise en charge psychologique des victimes et pour cela favoriser le retour sur l’Archipel de thérapeutes libéraux, identifier des lieux d’hébergement d’urgence à Miquelon. Les auteurs des faits doivent aussi être pris en charge : un projet de création de groupe de paroles et d’un stage de responsabilisation pour les auteurs de violences conjugales ont été évoqués.

Des actions concrètes qui nécessitent un financement. En septembre dernier, Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a annoncé lors d’un déplacement à la Réunion 800 000 euros supplémentaires pour les territoires d’outre-mer, où en 2019 six femmes ont été tuées par leurs conjoints.

Saluons le courage de toutes celles et à tous ceux qui travaillent et s’investissent pour cette cause sur le territoire.

Ferries phobie ou ferries folie ?

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Lors de la séance officielle du 18 juin, l’équipe majoritaire d’Archipel Demain a tenté, à travers une délibération présentée comme simplement « technique », de lancer une modification du statut de l’Archipel pour se voir ajouter une compétence concernant le fret maritime dans l’Archipel, en modifiant notamment les dispositions du statut dans le Code Général des Collectivités Territoriales.

Une telle modification conduirait à territorialiser une activité actuellement opérée par une entreprise privée, mettant ainsi un nombre important de personnes au chômage, mais surtout elle repose sur une idée aussi insensée que de désenclaver une île par une autre île, en obligeant les importateurs à faire transiter les biens à destination de SPM via Terre-Neuve, jusqu’à Fortune.

Nous connaissons tous les conditions climatiques compliquées une grande partie de l’année… comment les ferries – de surcroît non équipés de ballastes – pourront-ils assurer une régularité du transport en fret durant la mauvaise saison ?

Le temps de transit en prendra également un coup, notamment en ce qui concerne la marchandise en provenance d’Europe.

Quel sera également le coût de cet acheminement multimodal (bateau+route) pour amener les marchandises à Fortune ?

Que dire des marchandises dites « dangereuses » qui arrivent régulièrement, qui sont incompatibles avec le transport de passagers, et parfois même incompatibles entre elles, devant être chargées à des distances minimum à bord du même bateau ?

A travers cette délibération, la Collectivité avoue l’échec financier et des choix catastrophiques opérés pour la conception et l’exploitation des deux ferries. La majorité Archipel Demain tente tout simplement d’obtenir de l’Etat des millions d’euros supplémentaires pour combler le déficit financier béant qui se creuse chaque mois (400 000 €), quitte à sacrifier au passage tout un pan de l’économie privée de l’Archipel, avec un risque d’explosion des coûts pour le consommateur et des problèmes d’avitaillement évidents à l’avenir.

Dans sa prestation au JT de SPM 1ère, le Président Lenormand est resté dangereusement flou sur le nouveau mode d’approvisionnement que souhaite mettre en place la Collectivité en acquérant cette compétence de la desserte en fret du territoire.

A l’aune de la gestion calamiteuse du dossier ferries (2 navires sans quai), nous sommes en droit de nous inquiéter sur un sujet aussi sérieux et vital que l’approvisionnement de l’Archipel, car oui, M. le PCT, il nous importe de savoir comment arrivera à SPM notre steak !

Ferries : moins de passagers qu’en 2016, mais explosion des coûts !

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Après des mois de refus de transmission à l’opposition des éléments demandés dans le dossier ferries (dont les pièces de l’emprunt et les prévisionnels en matière de coût et de passagers), la Collectivité a enfin décidé de nous transmettre quelques premiers éléments de bilan sur la « belle saison » à l’été 2018.

Des chiffres choisis et incomplets, mais déjà révélateurs de la faillite de la politique de la majorité sur la meilleure partie de l’année 2018.

Voici les chiffres annoncés par la Collectivité :

  • Plus de 965 000 euros de pertes financières sur les 3 meilleurs mois de l’année (!!!) ;
  • 4% « d’augmentation » des passagers sur Fortune par rapport à l’été 2017…  cependant, le Cabestan a été, à l’été 2017, hors service pendant plusieurs semaines et le flux de passagers avaient alors chuté de 6.2% sur par rapport à l’été 2016 ! Pour qui nous prend-on ?!

Et ce n’est malheureusement là qu’une partie des coûts réels payés par les contribuables locaux pour aboutir à moins de passagers qu’avec le Cabestan !

En effet, comme le reconnaît la majorité Archipel Demain, les 965 000 euros de perte sur les trois meilleurs mois de l’année, c’est sans compter les vrais coûts de personnel, les charges de l’emprunt colossal souscrit pour l’achat des deux ferries, les charges d’amortissement du matériel, les frais de location de bâtiment, les frais de construction du quai temporaire actuel (et encore moins du quai permanent à venir) et les « frais annexes » qu’on nous annonce sans donner de détail – sans parler du financement des travaux nécessaires sur Fortune !

Alors facile, Monsieur le Président, de chercher à balayer les problèmes en disant que Cap sur l’Avenir « n’a pas d’expérience » de gestion de la Collectivité…

Ce sont pourtant vos propres chiffres ci-dessus !

Si c’est cela l’effet de votre « expérience », Monsieur le Président, l’Archipel mérite mieux !

  • Les commentaires de Matthew Reardon sur SPM 1ère :

 

Fiasco et errances à la Collectivité… avec nos sous…

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Après la gestion calamiteuse du dossier ferries par la majorité Archipel Demain au Conseil Territorial, voilà un nouveau dérapage financier dans la gestion de la Collectivité, qui coûtera de nouveau cher aux contribuables locaux.

Ce nouvel épisode de la déprimante série « Fiasco et errances à la Collectivité avec nos sous », se déroule dans le cadre du marché pour la pose du câble numérique : 410 000 euros (!!!) de frais supplémentaires votés par la majorité pour compenser les erreurs, l’amateurisme et les modifications de dernière minute de la Collectivité dans le marché.

410 000 euros supplémentaires, auxquels il faut ajouter les 800 000 euros d’augmentation que la compagnie retenue par la Collectivité réclame désormais en plus aux contribuables locaux, et que la majorité Archipel Demain cherche désespérément à régler « à l’amiable ».

Cap sur l’Avenir ne peut pas rester silencieux face à ce nouveau dérapage incontrôlé dans les finances de la Collectivité territoriale… un de plus !

Dans les faits, la Collectivité n’aurait pas réglé suffisamment en amont avec les services compétents Canadiens, les problématiques de permis de construire et autres autorisations administratives pour les travaux de pose du câble en territoire Canadien.

Après « T’as 2 ferries, mais t’as pas d’quais ! », voici le nouvel épisode fiasco « T’as un gros cab’ mais où qu’tu l’branches ? »…

Si la majorité Archipel Demain au Conseil territorial pense faire du comique de répétition, nous ça ne nous fait pas trop rire, parce que la facture de leur amateurisme et incompétence, ce sont les contribuables de SPM qui la paieront au final !

Le CT va financer le port de Fortune, mais pas celui de Miquelon ? Cherchez l’erreur…

 

ferriesL’opération séduction de la Collectivité territoriale avec les 2 journées « ferries portes ouvertes » à Miquelon, puis à Saint-Pierre, ne doivent pas faire oublier la gestion calamiteuse de ce dossier par l’équipe Archipel Demain.

Si les 2 navires ont bien été livrés par Damen, et finalement acceptés par la Collectivité après une période d’atermoiement aux motivations toujours assez troubles pour nous, il n’en reste pas moins que le fiasco est autant financier que logistique… voilà une belle « patate chaude » laissée par Stéphane Artano – parti au bon moment se faire oublier et se reconstruire une « virginité politique » auprès de nos jeunes – à son successeur, Stéphane Lenormand, qui doit bien se demander chaque jour, qu’est-il venu faire dans cette galère ?

Evidemment, nous avons écouté avec attention les commentaires « rassurants » d’´Olivier Detcheverry – le 3ème Vice-président de la CT chargé du transport – sur le quai de Miquelon lors d’un voyage d’essai du « Suroît » :

Sa « conviction » nous a ému…

Nous avons aussi écouté les explications du PCT sur une évolution possible des horaires des rotations sur Miquelon pour s’adapter aux réalités de la « grande île », suite à ses discussions avec les représentants de l’association « Agir Ensemble pour Miquelon-Langlade »…

Et c’est censé convaincre tout le monde… Il faut se réveiller là, les ferries sont commandés depuis 2 ans !
Depuis que le choix du type de navire a été arrêté et la décision d’acquérir 2 bateaux prise, la Collectivité connaît le temps de traversée etc… et c’est aujourd’hui que l’on parle calendrier de rotations et qu’on entame les discussions avec les usagers… A part nous, ça n’interpelle personne ?!

Et la « cerise sur le gâteau » : après une réception des bateaux chaotique, un fonctionnement annoncé au coût exorbitant (5 millions d’euros de déficit par an !), un calendrier des rotations qui semble totalement improvisé, complètement à côté des besoins notamment des Miquelonnais en termes de consultations médicales au CHFD, de déplacement des scolaires à la piscine de Saint-Pierre ou de retour des étudiants Miquelonnais le week-end, et des dizaines de millions d’euros supplémentaires dépensés pour un simple quai provisoire sur Saint-Pierre… voilà que la Collectivité devrait débourser encore plus pour faire cadeau à Fortune de quais élargis, mais pas sur Miquelon !

Pourtant, le port de Fortune bénéficiera, si l’on en croit les responsables de la Collectivité, d’une augmentation significative de passagers avec la mise en service des ferries, donc de nouvelles rentrées… selon vous, qui sont les dindons de la farce ?

La lecture du compte-rendu du Ministre terre-neuvien du tourisme, M. Mitchelmore, suite au déplacement du Président de la Collectivité chez nos voisins nous apporte la réponse….

Alors que la majorité du Conseil territorial se fait bien discrète depuis des mois sur la question de qui va payer les travaux nécessaires sur Fortune pour que les ferries puissent entrer pleinement en service, les choses sont très claires pour le Ministre terre-neuvien après le déplacement du Président Lenormand :

« J’ai rencontré les responsables de Saint-Pierre-et-Miquelon vendredi, et j’ai bon espoir qu’ils (le Port de Fortune) vont trouver un accord avec Saint-Pierre-et-Miquelon qui leur fournira les moyens de financer les travaux d’élargissement. »
(source : Globalnews.ca)

Comment l’accepter, alors qu’en parallèle, la majorité actuelle au Conseil territorial, Archipel Demain, refuse d’investir sur le port de Miquelon, malgré – ou peut-être à cause – des investissements colossaux sur Saint-Pierre pour construire de simples quais provisoires et maintenant les aménagements à Fortune ?!

Pour quelle raison les responsables de la Collectivité trouvent-ils légitime de financer les infrastructures à Saint-Pierre et même à Fortune… mais pas à Miquelon ?

Pourtant, rappelez-vous… tout était tellement mûrement réfléchi, tellement prêt, il y a un an déjà…

« A Archipel Demain, nous ne sommes pas des vendeurs de rêve » qu’il disait…

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