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La décadence de l’économie du territoire: un constat évident pour l’opposition, une contre-vérité pour le Président du Conseil territorial

Préambule : Des absences nombreuses et difficilement explicables :

En préambule,  je voudrais revenir sur la difficulté qu’a la majorité du Conseil territorial depuis quelques réunions à aligner ses conseillers autour de la table.
A cette séance du 28 mars, les conseillers de la majorité n’étaient que 8 sur 15…  Sans les 4 conseillers d’opposition, à savoir : Annick GIRARDIN, Karine LE SOAVEC, David DODEMAN et Gildas MOREL, pas de quorum, pas de vote du budget avant le 30 mars, comme l’oblige la loi !!!
Une démobilisation certaine se ferait donc sentir au sein de la majorité, voire un désintérêt qui toucherait une bonne partie des collègues du Président ARTANO.

Alors que nous avions souligné ce point inquiétant dans nos interviews radio et télé à l’issue de la séance officielle, celui-ci ne semble pas avoir retenu l’attention des médias, alors que c’est un fait non négligeable. Car si l’on peut admettre des absences pour la majorité comme pour l’opposition, la majorité a elle le devoir de mobiliser suffisamment de ses conseillers pour garantir le quorum nécessaire et valider les décisions prises en séance officielle.
A cause du statut actuel de la Collectivité, malgré notre très bon résultat aux dernières territoriales (188 voix de différence), l’opposition que nous sommes n’a pu obtenir que 4 malheureux sièges… Heureusement pour le Président ARTANO…

Les sujets d’échanges et de débats entre la majorité et l’opposition ont été multiples:

Budget primitif 2014 :

Baisse des crédits d’investissement qui passent de 21,5 millions d’euros au primitif 2013, à tout juste 10 millions pour cette année, dont au moins 1,5 millions pour des études (par exemple, 450 000 euros pour l’étude sur le câble numérique).
Des investissements qui se résument pour la plupart à des travaux d’entretien de propriétés ou de nouveaux moyens pour le  Conseil Territorial.

Le budget a été l’objet d’un échange nourri entre la majorité et l’opposition sur l’état de santé du milieu économique de l’Archipel. Annick GIRARDIN relatant les différents échanges et rencontres qu’elle a eus dernièrement sur le terrain avec les entreprises locales, les commerçants, ou encore avec les demandeurs d’emploi en fin de droits et les familles en difficultés. Elle met en garde le Président sur l’inactivité de la collectivité pour endiguer cette baisse régulière du budget d’investissement depuis maintenant 5 ans.

Le Président estime pour sa part que tous les signaux sont au vert pour l’Archipel et qu’il n’y a pas de souci à se faire, ni pour les entreprises, ni pour les contribuables, c’est ce que lui inspirent les derniers chiffres de l’imposition et du dernier rapport de IEDOM.

Décidément, sur les questions économiques, tout nous oppose à la vision du Président, que ce soit sur l’état des lieux, le diagnostic ou les projets de développement possibles :

  • un budget d’investissement pour 2014 le plus faible qu’il soit depuis des années,
  • un tourisme en difficulté avec un navire à passagers qui multiplie les incidents,
  • un refus de mettre en place une liaison maritime sur l’Ile aux Marins,
  • l’absence d’inscription de moyens pour le fonctionnement du Conseil Economique Social et Culturel, partenaire indispensable à notre sens,
  • la liquidation des actifs de la SIFPA alors que l’urgent serait d’établir le cadre d’une politique de la filière pêche…

…autant de signaux qui eux indiquent bien la « non-volonté » du Président de la Collectivité d’investir dans l’avenir du territoire.

L’inscription d’un second crédit de 95 000 euros  pour le cabinet d’étude chargé de réfléchir au type de bateau que devra acquérir la Régie Transport Maritime dans le futur  fut l’occasion pour l’opposition de rappeler plusieurs éléments :

La pétition de 2009, dont le mouvement CSA était à l’initiative, signée par plus 1300 Saint-Pierrais et Miquelonnais, qui demandait déjà à l’époque à Monsieur ARTANO d’organiser une concertation avec l’Etat pour que le transport en fret maritime soit l’objet d’un seul marché.

Pour mémoire : article CSA du 30 novembre 2009

Contrairement aux annonces du Président sur SPM 1ère – qui manifestement s’éloigne de plus en plus de son projet ferry grande vitesse promis aux dernières élections – il ne sera pas facile de trouver un bateau « réponse à tout » : passagers, voitures, fret inter-îles et international… reliant Saint-Pierre à Miquelon, à Terre-Neuve et à Halifax.

Dans le cadre de ce travail, il est également important de porter attention à l’évolution régionale et internationale, au projet de grand port avec son « hub » ou encore à la signature des accords de libre-échange entre l’Europe et le Canada ou celui en cours de négociation avec les Etats-Unis… qui sont tous des paramètres à ne pas négliger pour éviter, sur la question du transport dans l’Archipel, et notamment en fret maritime, de nous positionner sans cohérence réelle avec le reste de la région.

Sur ce dossier, nous avons l’impression que la majorité est totalement en cale sèche et qu’elle demande à l’Etat de venir l’aider à pousser pour se remettre à l’eau.
Le monde évolue autour de nous,  allons-nous toujours naviguer à contre-courant ?!

Annick GIRARDIN, Karine LE SOAVEC, David DODEMAN et Gildas MOREL sont également intervenus sur :

  • la Maison de la Nature qui a de gros frais de fonctionnement et 3 salariés, alors qu’elle n’est pas encore debout ;
  • l’opération de bitumage de Miquelon qui devra, dès le printemps, couvrir la fin de la programmation 2013 + celle de 2014 (1million d’euros en tout sur deux années) ;
  • le dossier eau et assainissement qui attend une entente indispensable entre la Mairie de Saint-Pierre et le Conseil territorial pour que soit nommé au plus vite un seul gestionnaire ;
  • les travaux urgents de la patinoire de Saint-Pierre qui est dans un piteux état sans parler de la surfaceuse qui rend l’âme ;
  • la décision de passer par un appel d’offres pour l’entretien des espaces verts de la Collectivité, alors que jusqu’à présent il s’agissait d’une convention avec la Mairie) ;
  • l’unité de vie à Miquelon et son fonctionnement qui tarde à se mettre en place et dont les prévisions de travaux nous semblent sousdimensionnées ;
  • l’absence de moyens prévus au budget pour le fonctionnement du Conseil Economique Social et Culturel, pourtant obligatoire (Code Général des Collectivités Territoriales L.O 6433-2) et la position méprisante du chef de l’exécutif local envers cette instance qui, de notre point de vue est une chance pour un Conseil territorial qui souhaiterait tant soit peu travailler de concert avec le monde économique et ne pas simplement le considérer comme un intrus potentiel ;
  • le refus d’assurer la desserte de l’Ile aux Marins, alors que cet engagement figure clairement dans le dernier programme d’Archipel Demain ;
  • la baisse énorme des subventions aux associations : moins 400 000 euros !
  • le renouvellement de la convention avec la SODEPAR qui aurait mérité que l’on évite le copier-coller des actions des cinq années précédentes… Ce qui confirme, si besoin était, le peu d’intérêt du Président pour ses conseillers, sans quoi une attention plus particulière aurait été portée aux documents présentés concernant l’attribution d’une subvention annuelle à la SODEPAR pour la bagatelle de 850 000 euros !!! Toujours à propos de la SODEPAR, nous sommes toujours en attente des bilans que devait nous fournir l’équipe d’Archipel Demain depuis 2007… Peut-être l’an prochain ?

Pour finir, la mise à disposition temporaire d’un fonctionnaire de la Collectivité territoriale auprès de la SEM SIFPA et la vente annoncée des actifs  de cette SEM, ont conduit Annick GIRARDIN à faire une déclaration rappelant l’historique de cette SEM et du triste épisode SEAFOOD :

  • le conflit sur le rachat des parts de la SEM SIFPA à la société canadienne SEAFOOD, par le Conseil territorial, pour 1,8 million d’euros ;
  • la disparition de machines Baader financées par subvention du Conseil territorial et de l’Etat, celle achetée – toujours grâce à des financements d’Etat – et mise à disposition de la SNPM… De quels actifs parle-t-on ? Vendus à qui et comment ? Au plus offrant comme pour la Miquelonnaise ?… Encore un mauvais souvenir…

Franchement, la priorité ne serait-elle pas à la reconstruction d’un cadre légal et d’aide pour la filière pêche et aquacole ?
Que de temps, d’énergie et d’argent perdus !!!

Coïncidence ou pas, la Chambre Régionale des Comptes est venue dans l’Archipel pour auditionner ladite SIFPA et la SODEM.
Espérons que son travail fera la lumière sur un certain nombre de « points sombres ».

Conseil territorial : le temps donne raison à CSA… malheureusement pour l’Archipel

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Le temps donne malheureusement raison à Cap Sur l’Avenir (CSA) et la pertinence de nos mises en garde se vérifie à chaque séance officielle.

La régie des transports « asphyxie » les finances de la Collectivité !

Une vingtaine de dossiers était à l’ordre du jour de la séance officielle du Conseil territorial de ce 9 novembre, dont plus de la moitié consacrés aux affaires domaniales et d’urbanisme (essentiellement des cessions ou des ventes de terrains) qui ont été votées à l’unanimité des conseillers territoriaux présents.

Le débat s’est surtout installé au moment du vote des Décisions Modificatives Budgétaires (DM1) du Budget Principal et celle de la Régie des transports. Il est bon de rappeler qu’une Décision Modificative permet d’ajuster les crédits aux besoins réels de l’exercice en cours et de retenir l’inscription de crédits nouveaux.

Le conseiller territorial de Cap Sur l’Avenir, Yannick CAMBRAY,  a justifié son opposition au vote de ces Décisions Modificatives par l’inflation des dépenses de fonctionnement à destination principalement de la Régie des Transports et du navire « Le Cabestan ».

Illustration :

  • En chiffres : sur 500 000 euros de nouvelles dépenses de fonctionnement proposées dans cette décision modificative, plus des deux tiers (353 000 euros exactement) vont à nouveau à la Régie des Transports Maritimes et au navire « Le Cabestan ». La réflexion du conseiller de Cap Sur l ‘Avenir est claire et sans appel : « Cette opération Régie et Cabestan siphonne le budget de la Collectivité ! »
  • Le constat : En début d’année, le Président Artano annonçait un prévisionnel de recettes d’exploitation pour la régie de 815 000 euros (vente de billets, petit fret, vente buvette). CSA, à l’époque, avait exprimé ses doutes, expliquant que ces estimations étaient totalement irréalistes et irréalisables au vu des chiffres d’exploitation des années antérieures. Comme à son habitude, le Président ARTANO avait raillé l’opposition… Mais encore une fois, le temps donne raison aux analyses de CSA, puisque la majorité Archipel Demain a été dans l’obligation de revoir à la baisse ses recettes de 340 000 euros !  Une paille…
    Yannick CAMBRAY de commenter : « C’est ce qui s’appelle un échec complet, et surtout un gouffre financier pour le budget de la Collectivité ».

Concrètement, pour l’année 2011, le budget de la Régie des Transports dépasse les 3,33 Millions d’euros (somme à laquelle il convient de rajouter le montant annuel de l’emprunt destiné à l’achat du navire « Le Cabestan », actuellement pris en compte dans le Budget Principal).
Pour mémoire, lorsqu’il était délégué au « privé » il y a 3 ans, ce service coûtait environ 1 million d’euros… La solution mise en place par le Conseil territorial représente donc un coût supplémentaire indéniable pour la Collectivité, soit la bagatelle de 2,5 Millions d’euros en plus par an ! Sans commentaire !
Rappelez-nous donc qui se vantait il y a encore peu d’être un bon gestionnaire des comptes publics ?… le « bon élève » qu’il disait !

  • Les commentaires de Yannick CAMBRAY sur les ondes radio de SPM 1ère :

Pour le reste du budget, à noter l’annulation et report sur l’année 2012 de différents crédits inscrits au Budget Primitif, comme par exemple :

  • 470 000 euros pour la construction d’un nouveau hangar sous douane,
  • 55 600 euros pour des travaux portuaires (phare de la Pointe-aux-canons et aménagement de la cale de halage),
  • 400 000 euros pour la constitution de Sociétés Publiques Locales (SPL)… Le projet de création de deux SPL (l’une pour réunir la Régie de transports maritimes, le Francoforum et le C.R.T, l’autre pour mettre en action le développement de la filière numérique locale pour le câble numérique marin et contribuer à la mise en place du réseau de chaleur de la centrale EDF) a donc été retardé… le Président ARTANO réaliserait-il enfin qu’une étude juridique un peu plus poussée est nécessaire ? Pourtant, encore une fois, si le Président ARTANO avait écouté CSA en mars dernier, il aurait gagné du temps ! Nous avions en effet déjà largement commenté et soulevé certains doutes sur ce choix lors de la séance du Conseil territorial du 29 mars dernier (lire le chapitre « Budget Primitif 2011 »), mais notre Président sait déjà tout, c’est bien connu…

Concernant les travaux sur le phare de la Pointe-aux-canons, Yannick CAMBRAY a regretté que la Collectivité n’ait pas profité en son temps du programme national de réhabilitation des phares de France pour obtenir quelques crédits d’Etat pour ces travaux. Les phares de l’archipel sont en effet une « richesse » (historique, patrimoniale et touristique) pour notre Territoire, d’où l’interrogation de l’élu de Cap Sur l’Avenir sur un éventuel classement des phares de l’Archipel pour tenter d’obtenir des soutiens financiers du Ministére de la Culture pour leur réhabilitation. Un projet pour sauver ce patrimoine lié à l’histoire de la pêche et de la navigation dans nos eaux, mais qui doit se marier avec un projet de parcours touristiques « phares de l’archipel et histoires de mer ». L’objectif étant de réhabiliter les phares et de reconstruire les maisons de gardiens ou les annexes pour y installer des expositions, des reconstitutions de scènes de vie et y prévoir même, selon les sites, un hébergement (type gîte) ?  Un parcours à proposer aux amateurs de culture, mais également aux amoureux de la randonnée, qui doit aussi évoquer les naufrages tout au long de nos côtes.

Divers autres dossiers ont suscité des remarques de la part de Cap Sur l’Avenir :

  • L’attribution du marché de maîtrise d’oeuvre pour la construction d’un hangar sous douane à Saint-Pierre :

Après la présentation du projet de construction d’un nouveau hangar sous douane au quai du Commerce, Yannick CAMBRAY s’est inquiété de la modeste surface de stockage de ce nouvel édifice. Il semblerait que le futur hangar sous douane ne disposerait plus que d’une surface au sol de 840 m2 (dont plus de la moitié pour le stockage du congelé et des produits frais), alors que l’actuel bâtiment avoisine les 1000 m2 de surface et se révèle très souvent insuffisant lors du débarquement du fret en provenance d’Halifax.

  • Le plan d’élimination des déchets :

Cap Sur l’Avenir a approuvé le plan d’élimination des déchets, même si l’on pouvait « ergoter » sur certains aspects de ce plan. Il semblait urgent que l’on « se mette tous la tête dans le même bonnet » pour enfin avancer sur ce dossier de santé publique et, ô combien urgentissime pour notre environnement. Un projet qui traîne depuis bien trop longtemps ! Rappelons-nous que l’équipe d’Archipel Demain s’était engagée à régler cette question dans la première année de son mandat… 6 ans après, nous ne sommes pas très avancés !
Deux remarques  toutefois :

  • Ce plan, réalisé par un cabinet privé en 2009, validé aujourd’hui en urgence, correspondra-t-il aux choix qui découleront du partenariat Public/Privé que le Conseil territorial signera prochainement dans le cadre du syndicat mixte (SYGED) ?
  • Il serait temps aussi d’informer les habitants de l’Archipel du coût supplémentaire pour chaque foyer qu’entraînera la mise en place de ce plan d’élimination des déchets et du partenariat Public/Privé qui chapeautera ce dossier. Nous posons pourtant cette question depuis des années, et personne « n’ose » nous répondre !
  • La vidange des fosses septiques :

CSA a souhaité  interpeller le Président de la Collectivité sur un sujet qui préoccupe certains de nos concitoyens, à savoir la mise en place d’un service de vidange des fosses septiques sur l’Archipel. Extrait de l’intervention de Yannick Cambray :

« Monsieur le Président, je souhaite vous interpeller sur un sujet qui préoccupe plusieurs de nos concitoyens et qui représente un véritable problème environnemental sur certaines parties de notre territoire, je veux parler de la question des fosses septiques. Comme tout le monde le sait, beaucoup de Saint-Pierrais, de Miquelonnais (et de Langladiers d’ailleurs) ne bénéficient pas du tout-à-l’égout. La seule solution qui se présente à eux pour écouler leurs eaux usées est d’installer des fosses septiques. Mais comme vous le savez aussi, Monsieur le Président, ces fosses septiques doivent au bout d’un certain temps être vidangées. La difficulté rencontrée est qu’aucune entreprise privée sur l’Archipel ne propose un tel service de vidange. En revanche la DTAM dispose bien d’un camion hydrocureur qui appartient à la Collectivité. Ne serait-il pas envisageable, et de façon urgente, en attendant que le Privé investisse dans ce secteur, que ce camion soit mis à disposition des particuliers qui en ont besoin ?
Ce problème pourrait être rapidement réglé en prenant ici même une délibération permettant la location de ce camion.
Je vous signale que faute de moyens matériels, certains particuliers laissent déborder leur fosse dans la nature.
Par respect pour l’environnement, et pour répondre à la demande de plusieurs de nos compatriotes, il me semble urgent que le Conseil Territorial mette en place la solution que je viens de vous présenter
. »

Dans sa réponse, le Président ARTANO s’est montré très réservé (sinon opposé) à la solution préconisée par l’élu de Cap Sur l’Avenir, estimant que c’est de la responsabilité des privés. Pourtant, il faudra bien un jour se préoccuper de cette question et cesser cette politique de l’autruche ! Quand il y aura pollution de certains espaces, nous ne doutons pas que , comme à son habitude, le Président ARTANO saura venir nous faire son show dans les médias, mais il sera alors trop tard, le mal sera fait ! Car soyons clairs, les propriétaires en question ont tous demandé et obtenu un permis de construire, la Collectivité a donc une responsabilité dans le traitement de la question.

En conclusion, une nouvelle fois encore, cette séance officielle aura démontré qu’écouter, entendre, prévoir et anticiper ne sont pas des qualités dont peuvent se prévaloir le Président ARTANO et son équipe d’Archipel Demain actuellement au pouvoir.  Que de temps et d’argent avons-nous perdu depuis 2006 !




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